Hier soir au Zénith, jouaient Pharcyde, De La Soul, Mos Def, et Nas.
Je le répète, parce que ça me semble invraisemblable : Pharcyde, De La Soul, Mos Def et Nas.
Pratiquement pas de médiatisation (si je n'avais pas travaillé ce soir-là, sans savoir à l'avance ce que j'allais voir, je serais d'ailleurs passé à côté).
A peine 4000 personnes pour un des évènements musicaux de l'année. Chacun a tenu de son rang, c'était grand. Comme je sais que tu adores le hip-hop « cool » (...), je t'ai fait cette petite compilation spécialement :
Et ce beau clip de Spike Jonze (pour Pharcyde) que je n'avais jamais vu
Je le répète, parce que ça me semble invraisemblable : Pharcyde, De La Soul, Mos Def et Nas.
Pratiquement pas de médiatisation (si je n'avais pas travaillé ce soir-là, sans savoir à l'avance ce que j'allais voir, je serais d'ailleurs passé à côté).
A peine 4000 personnes pour un des évènements musicaux de l'année. Chacun a tenu de son rang, c'était grand. Comme je sais que tu adores le hip-hop « cool » (...), je t'ai fait cette petite compilation spécialement :
Et ce beau clip de Spike Jonze (pour Pharcyde) que je n'avais jamais vu
Ca m'a consolé du désastre d'I am Sasha Fierce, le dernier Beyoncé. Une face de sucreries où rien n'est à garder (Halo à la rigueur). Une face de vitamines où ne surnagent que Single Ladies et Video Phone (et Sweet Dreams à la rigueur). T'avais raison. Merde.
Enfin c'est pas une raison pour encenser cette cochonnerie (c'est infâme non ?)
Si elle est durable (cf. jurisprudence Jay-Z), la retraite de Lupe Fiasco, le meilleur rappeur en activité, est un très sale coup porté au hip-hop.
***
Attention ça brûle***
Le cinéma est toujours (disons depuis quelques films) menacé chez Tony Scott : par sa propre enflure dans Man on Fire, par la télé dans Domino, par le jeux vidéo dans Déjà Vu. Mais au lieu de se barricader dans une tour d'ivoire (cf. la thèse nauséabonde du cinéma comme « citadelle assiégée », cf. « les pères Fourras de la critique »), il n'a de cesse d'affronter « l'ennemi », de lui piquer ses fringues, de les déchirer et de les porter, comme si de rien n'était. Undercover ? Dans Les prédateurs, premier film sublime avec Deneuve et Bowie (la nymphe éternelle et l'androgyne immortel), il s'agit de se plonger corps et âme dans l'esthétique publicitaire 80's la plus kitsch (même à l'époque de sa sortie) pour la faire imploser, à grand coup de filtres bleus, d'effets de transparence, de pianos et de ralentis.
Il faut voir, par exemple, comment une scène au bord du pompiérisme claydermanien (vers la fin, Deneuve embrasse goulûment Sarandon, avec une musique classique – je ne sais plus laquelle – en fond sonore), se transforme sans crier gare en film gore, puis de carrément en film de zombie, lorsque les anciens amants sortent du placard. Comme si Evil Dead s'invitait au milieu d'une pub Jacques Vabre. Le marbre blanc du palais semble toujours menacé de ployer sous son propre poids, d'être altéré par la tâche, une tâche de sang, qu'il faut s'empresser de nettoyer de peur qu'elle ne s'étale sur tout l'écran. Il y a dans Les prédateurs une lutte incessante entre bon et mauvais goût, pureté et impureté, une « lutte pour la domination » comme le dit un des médecins à Sarandon à propos de ses globules rouge. Contamination, d'une race par une autre, d'une esthétique par une autre, de la surface par la profondeur, ou de la surface par un autre type de surface. Le montage, syncopé, privilégiant les lignes de fuite à la narration, l'image au plan, faisant se télescoper les couleurs, les matières, le textures, les esthétiques, accentue cette impression. Je me demandais cet après-midi ce qui différenciait Tony Scott du Oliver Stone de U-Turn et Tueur-né ou du Luc Besson 80's : l'absence de roublardise militante en ce qui concerne le premier (Tony Scott est trop fasciné par ce qu'il filme pour jouer la carte, pseudo-subversive, de la dénonciation du pouvoir des méchantes images, blablabla) ; le refus de la candeur crétine pour l'autre. Pas dupe, mais pas béat non plus. Il y a chez lui la pleine conscience de se baigner dans l'eau la plus sale et néanmoins la volonté conjuguée d'en sortir absout. Et d'en sortir le cinéma grandi. Daney disait des clips qu'ils étaient comme les bandes-annonces de films qui n'existent pas. Les films de Tony Scott sont les bandes-annonces de films qui n'existent plus. Temps de tourner la page ?
Il faut voir, par exemple, comment une scène au bord du pompiérisme claydermanien (vers la fin, Deneuve embrasse goulûment Sarandon, avec une musique classique – je ne sais plus laquelle – en fond sonore), se transforme sans crier gare en film gore, puis de carrément en film de zombie, lorsque les anciens amants sortent du placard. Comme si Evil Dead s'invitait au milieu d'une pub Jacques Vabre. Le marbre blanc du palais semble toujours menacé de ployer sous son propre poids, d'être altéré par la tâche, une tâche de sang, qu'il faut s'empresser de nettoyer de peur qu'elle ne s'étale sur tout l'écran. Il y a dans Les prédateurs une lutte incessante entre bon et mauvais goût, pureté et impureté, une « lutte pour la domination » comme le dit un des médecins à Sarandon à propos de ses globules rouge. Contamination, d'une race par une autre, d'une esthétique par une autre, de la surface par la profondeur, ou de la surface par un autre type de surface. Le montage, syncopé, privilégiant les lignes de fuite à la narration, l'image au plan, faisant se télescoper les couleurs, les matières, le textures, les esthétiques, accentue cette impression. Je me demandais cet après-midi ce qui différenciait Tony Scott du Oliver Stone de U-Turn et Tueur-né ou du Luc Besson 80's : l'absence de roublardise militante en ce qui concerne le premier (Tony Scott est trop fasciné par ce qu'il filme pour jouer la carte, pseudo-subversive, de la dénonciation du pouvoir des méchantes images, blablabla) ; le refus de la candeur crétine pour l'autre. Pas dupe, mais pas béat non plus. Il y a chez lui la pleine conscience de se baigner dans l'eau la plus sale et néanmoins la volonté conjuguée d'en sortir absout. Et d'en sortir le cinéma grandi. Daney disait des clips qu'ils étaient comme les bandes-annonces de films qui n'existent pas. Les films de Tony Scott sont les bandes-annonces de films qui n'existent plus. Temps de tourner la page ?
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J'ai revu Dernier Maquis (décidemment immense) au MK2 Beaubourg. C'est la dernière fois que j'y fous les pieds. C'est le pire cinéma de Paris, j'espère sincèrement qu'ils finiront par le fermer un jour. Je ne sais ce qui est le pire : que les sièges y soient si inconfortables, qu'il ne respecte pas les obligations techniques (en terme de proximité de l'écran, de qualité sonore), que les films s'y interrompent si souvent au beau milieu (sans aucune excuse, jamais), que le personnel y soit si désagréable ? Non, le pire, c'est la faune, les gens qui fréquentent cette salle. La moitié de la salle ricanait pendant tout le film. Même quand rien ne prêtait à rire, ils riaient, ils se sont sans doute dit qu'ils allaient voir le film chic du moment, mais visiblement c'était trop pour eux, pas assimilable. Alors ils ricannaient (quand ils ne sortaient ou ne ronflaient). Bien entendu, ce sont les mêmes crevards qui vomissent sur le forum des halles, qui n'y foutent jamais les pieds de peur d'y croiser des "jeunes de banlieue", qui trouvent le lieu "anxiogène" et infréquentable (moi je m'y sens bien aux Halles, vraiment, surtout au sous-sol, à l'Orient-Express, ou au MacDo, où on peut surfer sur internet gratuitement), qui ne supportent pas les "bouffeurs de pop-corn" (parmi les centaines de fois où je suis allé à l'UGC Halles, je n'ai été emmerdé que 3 fois par des bouffeurs de pop-corn) (en revanche jamais je n'y ai vu un tel mépris pour le film, jamais).
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Maria tient à ce que donne ce lienhttp://www.notspeakinginmyname.com/
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Pour une fois, c'est moi qui donnerait des nouvelles à D.Chou : oui, je deviens chauve, mais j'ai encore un peu de temps. Je crois.
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Jacky ! 22 fois le même texto ! Qui ne doit pas m'être destiné en plus. Continue bien. Je quitte le lac Léman ce soir.B.B., 13:17:52, 06/08/2006
7 commentaires:
Techniquement, le pire MK2 c'est le Parnasse, non? Pour la faune par contre je confirme.
Tu as eu de la chance d'assister à ce concert. Le plus dingue de la programmation est quand même la présence des Pharcyde. Ils avaient pas fait de live depuis, quoi, presque dix ans peut-être ?
Et j'attends de bien ferme le disque testament de Lupe Fiasco. S'il est aussi grand que je l'espère (ce triple album!), il le fera devenir un mythe. C'est pas si mal.
Que tu n'aimes pas le public télérama est une chose, mais cette idée que le public de l'UGC aurait un respect naturel du film, laisse moi rire.
Le pop-corn, le portable, les rires, les commentaires tout haut, même combat.
je me base seulement sur mon expérience : je n'ai (presque) jamais souffert à l'ugc halles, en des centaines de projos.
Tellement thip thop super cool la compile, qu'heureusement pour moi elle ne s'affiche pas.
Ouf.
L'Orient Express est super il y passe plein de bons films (la « voie de garage d'UGC »). Seulement si quelqu'un se dévoue leur demander de baisser le chauffage ?
J'ai donc failli t'y croiser, c'est dommage.
Et oui ! Une superbe affiche pour finalement ne quasiment rien entendre à cause d'un son tout pourri et d'une heure et demi de queue pour arriver à rentrer !!! Une frustration ENORME!
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