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lundi 11 mai 2009

Saint Tallahassee

Tu as raison, c'est à cause de facebook que je blogue moins. Ce que je vais écrire là, par exemple, je l'ai déjà dit sur FB, alors qu'il y a un an je n'avais pas ce réflexe et postais donc plus souvent ici. Je devrais me réserver pour FFM, mais l'immédiateté de FB et le sentiment de communion que ça procure sont tentants. Je vais essayer d'équilibrer néanmoins.

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La chanson qui a parachevé ma conversion à l'auto-tune :



T-Pain, oui, oui, je sais... Et ça alors ? Eh oui, je sais... Cette chanson me rend dingue, que veux-tu. Mais il m'aura fallu deux voyages pour en percevoir la beauté et la mélancolie. J'ai écrit un truc pour me justifier ce week-end, je te l'envoie prochainement (à mon retour de Cannes).

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A propos de Star Trek, je pense que tu te

dimanche 15 mars 2009

Pimps don't commit suicide

J'ai pas l'habitude de me plaindre sur ce blog, mais je dois aller bosser au Z dans 1h, et j'ai vraiment mieux à faire dans l'immédiat.

Dimanche dernier avait plus de gueule tout de même :

Je devrais peut-être faire un post là-dessus d'ailleurs.

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J'ai vu assez de bons films pour faire un premier top eleven :

1- L'étrange histoire de Benjamin Button
2- Ce cher mois d'aout
3- Tokyo Sonata
4- Ponyo sur la falaise
5- 24 City
6- Ghost Town
7- Twilight
8- Role Model
9- Yes Man
10- L'idiot
11- Push

(j'ai pas encore vu 35 Rhums)

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24 City, comment ai-je l'oublier ! Merci Nicolas. Du coup, c'est Milk qui sort et non Push - détail puisque celui-ci sera forcément amené à sortir du classement un jour. A ce propos, je n'ai jamais tenu ma promesse d'écrire quelques mots sur ce dernier film. Tout cela est un peu obsolète désormais, et j'ai oublié en partie pourquoi je l'aimais (j'oublie, malheureusement, très vite ces choses-là) ; mais je me souviens avoir beaucoup pensé à Speed Racer, pour les empreints au manga et au comics bien sûr, pour le foisonnement de couleurs aussi, mais surtout pour leur esprit commun, l'esprit de subterfuge. Dans chacun de ces deux films, le motif du subterfuge est omniprésent, déterminant. Je ne le refais pas pour Speed Racer, mais pour Push, on voit bien que les personnages passent leur temps à se tromper, à développer des stratégies pour se tromper, masquer, déjouer... c'est d'ailleurs par un subterfuge (cesser de planifier leurs actes à l'avance) qu'ils résolvent leur problème avec la clique asiatique. En outre, sans aller jusqu'à dire que le film ne parle que de ça, il me semble évident qu'il est tout entier obsedé par la drogue, par son imagerie (les pupilles qui se dilatent), par son vocabuulaire (un pusher est synonyme de dealer en anglais), par son folklore (le but des types est, rappelons-le, de mettre la main sur une seringue), et d'autres détails que j'ai oublié. Un film par conséquent, qui, comme ses personnages, ne dit pas son nom, reste à couvert. Tu me diras "et alors" ? Je te répondrais qu'à l'heure où les films doivent toujours porter leurs papiers sur eux, être bien identifiables, il est toujours plaisant d'en rencontrer des clandestins, des qui se cachent un peu, des qui trichent et qui s'en vantent en plus, des films sans-papier en somme.

Et j'ai revu Southland Tales cette semaine : plus qu'un film, c'est bien un happening, dont l'épicentre fut localisé à Cannes, aux alentours du 25 mai 2006, et qui depuis se diffuse tranquillement. Il lui reste de beaux éclats, un peu exténués, et je ne doute pas qu'il bénéficiera du reflux, dans quelques années ; mais, comme chacun le sait, un happening n'est jamais plus beau que lorsqu'il est vécu au moment de sa création sur le lieu de sa création...

Je rejette un coup d'oeil à ce top11, et je me dis que le niveau est déjà très haut cette année, plus que l'année précédente je crois, étant donné que je tiens les 5 premiers pour de grands films, voire de très grands films.

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Du hip-hop japonais. Pas nouveau, toi tu connais forcément déjà (BO du sublime Samurai Champloo), mais je le réécoute beaucoup en ce moment, je sais pas pourquoi.

Nujabees

Le truc que tu me conseilles pour la musique, je le connais : il n'est pas compatible avec blogspot. Alors personne pour un lecteur léger ?
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Ca fait longtemps que je ne donne plus de nouvelles de D.Chou ; c'est parce qu'il en donne lui-même... Mais pas de sa peau, ou pas assez. Aux dernières nouvelles, ça n'allait pas du tout, à tel point qu'il envisageait de rester cloîtré chez lui ce week-end. Qu'est-ce qui te file des boutons comme ça ? Tu manges trop gras ? T'es sorti finalement ?

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"Tu sais je suis de mauvaise humeur on va sans doute se disputer si je viens"
S.L., 12/03/2009 21:14

lundi 2 mars 2009

Les sémaphores plantés dans la lagune


Omni - Five Deez

Quelqu'un connait-il un moyen de mettre de la musique plus proprement qu'avec ces lecteurs lourdauds ?

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Je n'ai pas beaucoup d'affection pour le film, mais tout de même, là...

Comedy's new legends


Tiens, un essaim (lire le premier article, sur le top de chronicart, et le commentaire)

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A lire, sur Florence Cousin, chez Skorecki

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Je voulais écrire sur la magnifique série East, Bound and Down avec Danny Mc Bride, mais Léo s'en est chargé, avec un titre imbattable en plus.

vendredi 12 décembre 2008

Biggie here i come

Brooklyn We Go Hard


Le voilà, enfin, le meilleur morceau hip hop de l'année (hors Lupe Fiasco, qui ne concourt pas dans la même catégorie que les autres) : Jay Z ft Santogold pour la BO de Notorious (le biopic sur B.I.G.) Et en plus, le clip est sacrément élégant.
C'est "cool", mais tu peux l'écouter quand même, du moins essayer.

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Promis, je m'y remets un peu régulièrement la semaine prochaine.

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D.Chou s'entête dans l'extase.

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Génial JBM!
D.C., 21:13:01, 09/12/2008

mardi 18 novembre 2008

Doliprane

Comment j'ai pu passer à côté de ça ?! Pharrell + Lupe + Kanye + Thom Yorke


Sinon, j'écoute beaucoup ce morceau de Ciara, qui a filtré de son prochain album (je n'en suis pas très fan habituellement)


Et aussi ça, le seule chose écoutable produite avec ce putain d'auto-tune qui est en train de consciencieusement pourrir le hip-hop :

Découvrez Jay-Z!


J'ai réécouté les deux singles de Kanye West, par exemple, et non, c'est pas possible. J'écoute ça depuis tout à l'heure, j'essaie de me forcer à aimer, au moins à apprécier, mais mes oreilles saignent, poignardées par cette cochonnerie d'auto-tune. Il faut tuer T-Pain, sérieusement. Un mec qui s'appelle T-Pain déjà... Et comment peut-on accorder la moindre crédibilité à quelqu'un qui déclare ça en interview (le 3e paragraphe, inouï, et la fin aussi) ? C'est aussi con que du Mesrine (le film et le personnage)

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En parlant de Mesrine, je ne suis pas convaincu par Richet parlant de mise en scène chez NK. Tout ce qu'il dit sonne creux. Et reste très banal : "alors moi, ce qui m'intéresse - attention mesdames et messieurs - c'est... le point de vue et la place de la caméra !". Wow. Puis il dit : "Je ne suis pas fasciné par Mesrine" - bullshit. Il est totalement fasciné (et dépassé) par Mesrine, c'est évident, ça crève l'écran. Et puis Cassel... le T-Pain du cinéma, le type qu'a un vocoder greffé sur la bouche. T'as remarqué que quoi qu'il arrive, que ce soit dans Mesrine, La Haine, Sur mes Lèvres, Derailed ou Doberman, il prend toujours cette même voix ridicule, du type bourré en fin de soirée HEC, comme disait judicieusement KB l'autre jour.

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Rien à voir, mais le LOL du mois à TI et Rihanna pour leur magnifique sample d'O-Zone. Et petit lol pour Jay-Z et son sample Véronique Sanson

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Rappelle-moi de parler un peu du Estwood et du Allen. Et aussi de faire mon flop five 2008 dans la foulée

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J'ai commencé à regarder Pirates 2 : The revenge of The Stagnettis. C'est sublime. Le porno ne devrait jamais être autre chose que ça.

mercredi 12 novembre 2008

T-Pax

Hier soir au Zénith, jouaient Pharcyde, De La Soul, Mos Def, et Nas.
Je le répète, parce que ça me semble invraisemblable : Pharcyde, De La Soul, Mos Def et Nas.
Pratiquement pas de médiatisation (si je n'avais pas travaillé ce soir-là, sans savoir à l'avance ce que j'allais voir, je serais d'ailleurs passé à côté).
A peine 4000 personnes pour un des évènements musicaux de l'année. Chacun a tenu de son rang, c'était grand. Comme je sais que tu adores le hip-hop « cool » (...), je t'ai fait cette petite compilation spécialement :




Et ce beau clip de Spike Jonze (pour Pharcyde) que je n'avais jamais vu


Ca m'a consolé du désastre d'I am Sasha Fierce, le dernier Beyoncé. Une face de sucreries où rien n'est à garder (Halo à la rigueur). Une face de vitamines où ne surnagent que Single Ladies et Video Phone (et Sweet Dreams à la rigueur). T'avais raison. Merde.




Enfin c'est pas une raison pour encenser cette cochonnerie (c'est infâme non ?)
Si elle est durable (cf. jurisprudence Jay-Z), la retraite de Lupe Fiasco, le meilleur rappeur en activité, est un très sale coup porté au hip-hop.

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Attention ça brûle

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Le cinéma est toujours (disons depuis quelques films) menacé chez Tony Scott : par sa propre enflure dans Man on Fire, par la télé dans Domino, par le jeux vidéo dans Déjà Vu. Mais au lieu de se barricader dans une tour d'ivoire (cf. la thèse nauséabonde du cinéma comme « citadelle assiégée », cf. « les pères Fourras de la critique »), il n'a de cesse d'affronter « l'ennemi », de lui piquer ses fringues, de les déchirer et de les porter, comme si de rien n'était. Undercover ? Dans Les prédateurs, premier film sublime avec Deneuve et Bowie (la nymphe éternelle et l'androgyne immortel), il s'agit de se plonger corps et âme dans l'esthétique publicitaire 80's la plus kitsch (même à l'époque de sa sortie) pour la faire imploser, à grand coup de filtres bleus, d'effets de transparence, de pianos et de ralentis.

Il faut voir, par exemple, comment une scène au bord du pompiérisme claydermanien (vers la fin, Deneuve embrasse goulûment Sarandon, avec une musique classique – je ne sais plus laquelle – en fond sonore), se transforme sans crier gare en film gore, puis de carrément en film de zombie, lorsque les anciens amants sortent du placard. Comme si Evil Dead s'invitait au milieu d'une pub Jacques Vabre. Le marbre blanc du palais semble toujours menacé de ployer sous son propre poids, d'être altéré par la tâche, une tâche de sang, qu'il faut s'empresser de nettoyer de peur qu'elle ne s'étale sur tout l'écran. Il y a dans Les prédateurs une lutte incessante entre bon et mauvais goût, pureté et impureté, une « lutte pour la domination » comme le dit un des médecins à Sarandon à propos de ses globules rouge. Contamination, d'une race par une autre, d'une esthétique par une autre, de la surface par la profondeur, ou de la surface par un autre type de surface. Le montage, syncopé, privilégiant les lignes de fuite à la narration, l'image au plan, faisant se télescoper les couleurs, les matières, le textures, les esthétiques, accentue cette impression. Je me demandais cet après-midi ce qui différenciait Tony Scott du Oliver Stone de U-Turn et Tueur-né ou du Luc Besson 80's : l'absence de roublardise militante en ce qui concerne le premier (Tony Scott est trop fasciné par ce qu'il filme pour jouer la carte, pseudo-subversive, de la dénonciation du pouvoir des méchantes images, blablabla) ; le refus de la candeur crétine pour l'autre. Pas dupe, mais pas béat non plus. Il y a chez lui la pleine conscience de se baigner dans l'eau la plus sale et néanmoins la volonté conjuguée d'en sortir absout. Et d'en sortir le cinéma grandi. Daney disait des clips qu'ils étaient comme les bandes-annonces de films qui n'existent pas. Les films de Tony Scott sont les bandes-annonces de films qui n'existent plus. Temps de tourner la page ?

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J'ai revu Dernier Maquis (décidemment immense) au MK2 Beaubourg. C'est la dernière fois que j'y fous les pieds. C'est le pire cinéma de Paris, j'espère sincèrement qu'ils finiront par le fermer un jour. Je ne sais ce qui est le pire : que les sièges y soient si inconfortables, qu'il ne respecte pas les obligations techniques (en terme de proximité de l'écran, de qualité sonore), que les films s'y interrompent si souvent au beau milieu (sans aucune excuse, jamais), que le personnel y soit si désagréable ? Non, le pire, c'est la faune, les gens qui fréquentent cette salle. La moitié de la salle ricanait pendant tout le film. Même quand rien ne prêtait à rire, ils riaient, ils se sont sans doute dit qu'ils allaient voir le film chic du moment, mais visiblement c'était trop pour eux, pas assimilable. Alors ils ricannaient (quand ils ne sortaient ou ne ronflaient). Bien entendu, ce sont les mêmes crevards qui vomissent sur le forum des halles, qui n'y foutent jamais les pieds de peur d'y croiser des "jeunes de banlieue", qui trouvent le lieu "anxiogène" et infréquentable (moi je m'y sens bien aux Halles, vraiment, surtout au sous-sol, à l'Orient-Express, ou au MacDo, où on peut surfer sur internet gratuitement), qui ne supportent pas les "bouffeurs de pop-corn" (parmi les centaines de fois où je suis allé à l'UGC Halles, je n'ai été emmerdé que 3 fois par des bouffeurs de pop-corn) (en revanche jamais je n'y ai vu un tel mépris pour le film, jamais).

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Maria tient à ce que donne ce lien
http://www.notspeakinginmyname.com/

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Pour une fois, c'est moi qui donnerait des nouvelles à D.Chou : oui, je deviens chauve, mais j'ai encore un peu de temps. Je crois.

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Jacky ! 22 fois le même texto ! Qui ne doit pas m'être destiné en plus. Continue bien. Je quitte le lac Léman ce soir.
B.B., 13:17:52, 06/08/2006