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mardi 5 août 2008

They have a secret world

A l'usure, j'ai fini par apprécier cette chanson (le clip en revanche...) (et pas les autres chansons. que celle là, à l'usure je te dis)



Et ça, en hommage à Jessie :



Je ne sais pas trop que penser du clip. J'aime bien l'intention, mais suis assez déçu par le résultat. Quelques beaux plans, mais un problème de montage, comme dans le plupart des clips. La fin, par exemple, aurait pu être bien sans ce gros plan.

***

Je t'ai trouvé deux textes sur les Mac-Mahoniens grâce à Signo do dragao :
- Interview de Mourlet ("jolis" passages sur la patrie et l'idéologie, et Tavernier comme poête, j'aime bien aussi)
- Le manifeste mac-mahonien vu par Coursodon (le co-signataire du gros Tavernier)

On fait un carré d'as nous aussi ?

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J'ai enfin vu Valse avec Bashir et c'est grand (il suffisait d'attendre un peu kaherk). Dire que je trainais des pieds. J'ai vécu la première moitié d'une façon assez étrange, quoique pas illogique dans le fond, en somnolence, m'endormant et me réveillant régulièrement, simplement bercé. Aucun regret à cela, puisque le film s'y prête particulièrement bien... autre caractéristique commune avec les films de Marker (bien vu Joachim). Puis j'ai été arraché à mon sommeil, pour de bon, par la scène, inouïe, de la femme nue au milieu de la mer. A partir de là, l'émotion ne m'a plus lâchée, jusqu'au retour des images refoulées, dans les ultimes secondes. Le texte de Joachim étant excellant (les cahiers nuls, les autres en mode minimal), je n'ajouterai rien.


Et aussi Broken English, enfin 10 minutes. Dès le générique, on est dans l'obscénité la plus complète : gros plan (toujours se méfier des films qui commencent par un gros plan, tu le sais maintenant) de Parker Posey en train de se maquiller ; musique de Scratch Massive ; Melvin Poupaud, Justin Theroux, Drea de Leoni, Gena Rowland, Peter Bogdanovitch... Si elle voulait se la pêter avec ses amis, il suffisait de faire une fête, pas la peine de faire un film. Ou alors, comme Sofia Coppola, faire de la fête un film. Gena Rowland crapoteuse dès la première scène, Drea de Leoni enlaidie comme jamais, Theroux grotesque, pas un seul plan en 10 minutes, lumière affreuse, des gens qui commencent à ricaner pour rien derrière et à côté de moi... Manquerait plus que la caméra se mette à remuer, hop, voilà, suffisait de demander. Au moment où commence le dîner chez le japonais (les gens rient parce que Theroux dit domo arigato, ou un truc dans le genre), je fais un pacte avec moi-même : s'ils couchent ensemble, je sors. Ca ne manque pas (en même temps, je prenais peu de risque). Fin du repas, cut, Posey et Theroux au pieu, les gens rient. Je n'aurai pas vu Poupaud, la seule raison qui m'avait amené dans la salle. Et je me demande, qui des Makhmalbaf ou des Cassavettes sont les pires. Je sais ce que tu penses, mais pas sûr, non, justement.