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lundi 24 novembre 2008

Undercover ça avait quand même de la gueule mais bon

Voici, grand malheureux, ce que tu as raté en ne venant pas jeudi. Merci en tout cas aux autres et rendez-vous au 18 décembre, Old School.

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Très envie de répondre à JS, Nicolas et Mao sur Allen, mais pas eu le temps ce week-end. Il faut aussi que j'écrive un peu sur Two Lovers (cf twitter).

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J'ai tenu 20 minutes et à la poubelle (cf le dernier album de Kanye West).
Je dois reconnaître que t'avais raison, avant deux ans d'avance (concernant le devenir-tuné du rap)

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D.Chou part à Belfort demain pour présenter son nouveau film, Expired. En attendant, et alors qu'il a déjà presque fini de monter le suivant et que le tournage de celui d'après a commencé (!), et que le scénario de celui d'encore après est en cours d'écriture (!!) et que deux autres sont en développement (!!!), voici son premier film pour ceux qui n'auraient pas eu la chance de le voir (n'hésite pas à laisser un commentaire, quel qu'il soit, ça lui fera plaisir).
(pendant ce temps, nous, on termine péniblement les 15 pages de scénario de Far From Manhattan commencé il y a un an...)



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Je t'envie trop, je rêve depuis ce matin de le revoir, ça m'obsède presque.
L.B., 18:17:17, 21/11/2008

vendredi 22 août 2008

Ancora tu l'incorrigibile


Pour ceux qui ont un peu suivi "l'affaire BHL en Syldav... euh Géorgie", attention... on se tient les côtes... on prend son souffle... c'est parti : là et là

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Celui qui s'en sort le mieux à l'exercice, quelque peu périlleux, de la critique d'un film d'Hong Sang est à mon sens Péron à Libé. Premièrement, c'est le seul qui annonce la couleur : "Il est particulièrement difficile d’écrire sur l’œuvre de ce cinéaste coréen, pourtant un idéal pour qui entend souffler encore un peu sur les braises mourantes de la «politique des auteurs»." Après une telle mise en exergue, on pourrait s'attendre à ce qu'il prenne les jambes à son cou (sur le modèle Télérama-Chronicart Art : "ouais de toute façon c'est toujours la même musique avec HSS"), eh bien pas du tout, au contraire, il y va : "Rien de bien nouveau sous le soleil du marivaudage, dira-t-on, mais c’est la place du cinéaste lui-même, le ton du récit, le registre du film qui créent la singularité de ces turpitudes sentimentales et sexuelles." J'aime beaucoup ce qu'il écrit là : "La négligence du style d’Hong Sangsoo, qui n’essaie jamais d’épater par la moindre prouesse formelle, tend elle-même à effacer les cadres, les repères et plonge le spectateur dans une rêveuse expectative, une stase neutre qui est aussi une invitation à retenir son souffle car, comme l’écrivait Cioran, «nous respirons trop vite pour pouvoir saisir les choses ou en dénoncer la fragilité. Notre halètement les postule et les déforme, les crée et les défigure, et nous y enchaîne». Et de conclure "Pas de majuscule aux sentiments, pas de messages définitifs délivrés au terme d’un processus déchirant qui aurait à la fois broyé et révélé chacun à lui-même, mais une suite de sottises, de dérapages, de gribouillis sur le sable et de serments bredouillés dans le brouillard de l’alcool, d’instants de gravités pas du tout fatidiques qui révèlent soudain l’absence de sérieux en toute chose." C'est ce que j'ai lu de mieux sur HSS depuis... ? Si tu as un texte à proposer de toi, ou quelqu'un d'autre, je suis preneur. Dommage d'ailleurs que tu n'aies rien écrit sur celui-ci, j'aurais aimé savoir pourquoi il te plaît tant.

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Entendu à table :
"Alors Tonton, pas trop dur de se lever à 2h du mat" (suivi d'un clin d'oeil)
"Penses-tu, j'avions mis le réveil [car le Tonton conjugue, véridique, tous les verbes à la 1ere personne du pluriel de l'imparfait de l'indicatif]" "Depuis que j'avions la TNT, j'en profite comprends-tu !"(suivi d'un éclat de rire)
"Alors c'était quoi cette quoi cette fois-ci ?"
"Joie en Amérique, je croyions bien". "Ô l'étions toujours les mêmes d'toute façon : Joie en Amérique, Joie en Afrique, Joie à Venise..."
"Joie en Amérique ?" dit Tonton n°2 "Keko'leti'k'sheu ?" ("qu'est-ce que c'est que ça," en VF ?)
"..."
"..."
"Je voudrais pas m'avancer, mais je crois bien qu'on dit Joy, Tonton..."

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Allez, pour finir les vacances, un peu de foot et d'Italie, si tu permets


Découvrez Lucio Battisti!


(Battisti = le Christophe italien)
(Tu aimes Johnny Flynn ?, sois gentil, réponds-moi un peu)

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Il est grand temps de rentrer au bercail. Grandes retrouvailles avec D.Chou demain, et vraie appréhension sur sa santé dermatologique. Nous verrons bien. Et un peu plus de ciné j'espère.

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Je viens de passer devant le célèbre restaurant d'huitres parisien, Le Mollard
J.S., 11:06:40, 22/08/2008

Dear month of august

(la vue depuis mon bureau)

Plein de choses, essentiellement anecdotiques toutefois, étant donné que je suis un peu loin du cinéma depuis quelques jours (en plein dans la musique par contre)
D'abord, ça, parce que j'avais oublié qu'un footbaleur pouvait être un type normal, intelligent, drôle, sympathique, avec l'oeil qui pétille et tout.
Ensuite, ça, ça, ça, et ça. parce que le monde continue de tourner, et ouais (pour booster un peu les stats : louise bourgoin, kate moss, the kills, bienvenue chez les ch'tis, beyoncé)
Puisque tu crois que mon blog est devenu le dernier salon où l'on parle people : la liste des 31 "cinéastes" qui s'opposent officiellement au piratage (news tout aussi people, finalement), belle liste, que des winners, je te laisse admirer (merci l'arp, vraiment merci d'exister, et surtout de "rester vigilant") ; et puis surtout, plus drôle et intéressant, cet irrésistible, bien qu'un peu long, billet de Vive le Feu sur BHL en Géorgie, qui ne surprendra bien entendu personne mais fait du bien entre deux rapports du CNC sur le financement du cinéma.
Je termine cette petite revue de presse par la très belle nécro d'Axelle Roppert sur Manny Farber, qui m'a donné une envie furieuse de lire au plus vite son "Espace négatif" (tu me l'offriras pour Noël et je te le prêterai), et le chouette reportage de Télérama sur la projection au Portugal de Ce cher mois d'août de Michel Gomes, peut-être le plus beau film du dernier festival de Cannes, dont j'ai raté là-bas, pris dans la tourmente, l'occasion de parler, et sur lequel j'espère revenir à sa sortie.

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Comme tu l'as sans doute vu, j'ai ajouté, en haut à droite de ma page, juste en dessous de mon gagdet twitter - que tu lis j'espère, c'est surtout pour toi que je l'écris - une fenêtre google reader avec les derniers articles qui m'ont plu. Pris d'une frénésie technophile, qui a grignoté la quasi-totalité de mon temps libre cette semaine (c'est pour ça que je n'ai rien écrit sur le blog), je me suis lancé à corps perdu dans le web 2.0. dont les bras tendus en ma direction depuis trop longtemps allaient finir par se flétrir ou se cramper. J'ai donc désormais, en plus de mon twitter et de ce blog, un compte google reader (c'est magique, ça change la vie, essaie), delicious, flickr, je fréquente régulièrement digg, wikio, cuil, et j'ai installé une tonne de jolis raccourcis sur ma "barre personnelle" firefox (auquel j'ai installé quelques add-ons bien sentis). J'ai aussi découvert google docs, une application merveilleuse qui va nous simplifier la vie lorsqu'il s'agira de corriger des textes communs. Enfin, j'ai fait connaissance avec les moteurs de recherche personnalisés (tu t'es assez foutu de ma gueule avec ça, j'arrête donc là, en plus je sais pertinemment que tu n'y comprends rien).

Cette frénésie m'est venu après une attaque de virus le week-end dernier (au passage, ami geek soucieux de sécurité, va lire ça, ça m'aurait évité quelques déconvenues si je l'avais su avant), ma première depuis 4 ans, m'obligeant à consacrer une après-midi entière pour m'en débarrasser alors que j'avais d'autres chats à fouetter. Le virus a fini par lâcher mon ordinateur, mais il m'a laissé une drôle de fièvre geek, me ramenant des années en arrière. Une fièvre qui me fout autant les jetons qu'elle ne m'excite. Que vais-je faire désormais de tous les liens, raccourcis et tags magnifiques ? Et que vais-je faire de ce linux ubuntu installé en double boot sur ma machine ? C'est le vertige du progrès, comme dirait l'ami ihu (mais version software). Une illustration :


Facebook dans la réalité - Video


(Dis, tant que je te tiens, c'est normal que le flux des inrocks, lorsqu'il s'actualise, me balance 20 nouveaux messages qui ne sont que des répétitions des anciens ? C'est un peu pénible à longue, et gâche un peu l'intérêt du rss, non ?)

(tu te trompes : ce n'est même pas en surfant sur des sites de contenus illégaux ou porno que j'ai chopé ce virus, mais sur un blog de cinéma, comme ça, juste en surfant (si, si, c'est possible, je l'ignorais aussi). L'immoralité de ce monde me surprendra toujours)

***

A propos du fait d'être ramené en arrière, je me faisais cette réfléxion l'autre jour, après ces 3 étranges semaines chez mes parents (mon plus long séjour depuis...). Nous sommes en septembre 2008, et à bien y regarder, j'en suis à peu près au même point qu'en septembre 2007, comme si cette année n'avait été qu'une (belle) parenthèse, une année blanche (ou plutôt beige) : j'écris mon mémoire (que j'étais censé faire l'été dernier), je bosse sur le scénario de mon prochain film (que je m'étais promis de finir l'été dernier), je vais devoir consacrer à nouveau du temps à la prod, je vais aller habiter quelques jours chez D.Chou et me replonger dans la filmographie de Rohmer (comme l'été dernier donc). Il ne manquerait qu'on fasse un raid à l'Atlas...
C'est très bien ainsi, cependant. Aucune raison de me plaindre. Cette boucle valait la peine d'être bouclée, ces projets d'être mûris, cette parenthèse d'être ouverte, et pas fermée je l'espère.

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Sinon, c'est toujours country et hip-hop (séparé, jamais ensemble, sinon ça donne ça et c'est pas jojo). McCain et Obama main dans la main.





J'attire particulièrement ton attention sur les 2 morceaux de Glen Campbell (mais essaie de tout écouter, ça me ferait infiniment plaisir).

Et puis, comme je te disais, la claque Burial, un an après tout le monde, mais tout de même.









Fais-moi penser à te raconter dans quelles conditions j'ai rencontré l'album. de Burial C'est le plus important, les conditions de la rencontre.

(deezer fait aussi de la vidéo maintenant, rends-toi compte tout ce qui s'est passé en août)

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"The notwist, c'est des farfelus qui se cachent pas. Ils m'ont séduite"
J.S., 00:03:25, 16/08/208

jeudi 7 août 2008

All your base are belong to us


Facile, qu'y disait. Avec un PC neuf, peut-être, pas mais avec le mien. Ni le Live CD Ubuntu (il me demande un login, wtf ?!), ni Wubi (une feinte pour installer Ubuntu sans partitionner de nouveau) ne marchent. Eh, je suis déjà aller consulter des forums, tu me prends pour qui ?
Bon apparemment, mon LiveCD Ubuntu est vérolé, mais je comprends pas comment c'est possible : j'ai téléchargé, vérifié l'intégrité du fichier (c'est ok), gravé et quand je fais le test, il me dit qu'il y a une erreur. Si je refais tout, qu'est-ce qui me garantit que ça ira ?
Actuellement, j'essaie d'installer le Live CD de Fedora, hope. Au pire, je demanderai de l'aide à Maxime. Vraiment au pire.
Pour Wubi, je comprends pas...
Sans compter que le PC fixe, le seul depuis lequel j'arrive à aller sur Facebook (il semblerait que la connexion wi-fi sabote des paquets sur mon portable et m'interdis l'accès à certains sites, dont yahoo mail et facebook, et impossible d'uploader quoi que ce soit sur free, bien sûr), que mon pc fixe donc, ne reconnait pas mon disque dur externe (jamais vu ça sous XP : il refuse d'installer le driver) et ne veut rien copier depuis ma clé USB.
Résultat : j'ai d'un côté un portable vérolé, cul de jatte dès qu'on lui charge plus de 2 programmes à la fois et manchot sur internet, de l'autre un fixe à peu près performant mais aveugle, refusant de communiquer avec le reste du monde (et sans lecteur DVD bien sûr).

Du coup, je n'avance pas sur le reste et ai décidé de porter la même chemise (celle en tissu froissable, avec des rayures de couleur, que j'aime bien parce que je l'ai acheté à NY mais que je ne porte qu'en été) jusqu'à résolution du problème.

***

Google analytics m'amuse toujours autant, obsédé des stats que je suis (à tel point que je crée un libellé, hop)
- 162 visiteurs uniques
- Je ne suis plus qu'à 48% de visites directes, 43% de sites référents. parmi ceux-là, easycum est passé second. Tiens.
- la requête "hulk fuck françois sagat" n'a pas tardé. C'est qui ? Sinon, j'ai effectivement beaucoup de "françois sagat + ..."
- Un "james mcavoy fume" rigolo et "un mere de sarkozy" que j'aime beaucoup (ne demande pas comment)
- Mon préféré : "je suis une fille de manhattan et je cherche à rencontrer des français". Amazing.

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Tu devrais voir Dr Horribles. C'est pas génial, mais quelques beaux passages (la laverie, la fille qui fait signer une pétition, toute la fin) et puis NPH, comme toujours magnifique. Telecharge-le, sinon j'essaierai de le mettre sur free.

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omg omg, ça y est, ubuntu vient de se lancer (via wubi)

samedi 2 août 2008

Happy Home


Un supermarché (le Simply en face de chez moi). Des rideaux gris sont abaissés dans tous les rayons contenant des produits frais. Imagine un bon tiers du supermarché ainsi endeuillé, un truc très beau, une sorte de galerie d'art en face de chez toi. Un écriteau sur chacun des rideaux : "problème avec la chaine du froid, veuillez laisser les produits en place. Merci".
Et voilà.
J'aime les Français (sans ironie).
(je n'avais que mon téléphone pour prendre la photo, dommage)

***

Les gens parlent du prix du pétrole même sur les tchats de visio X. J'ai encore mon compte illimité et gratuit sur leur site, avec accès à tous les films et visio x de 18h à 1h du mat', alors j'ai fini par y aller. Je me sens un peu comme Joey et Chandler lorsqu'ils découvraient qu'ils avaient les chaînes porno sans payer.
Comme toujours avec ces univers un peu secrets, vaguement undergroung - dans la mesure où les gens ne se vantent généralement pas d'aller sur ce genre de site -, c'est fascinant. Je me suis rendu compte que les hommes n'y allaient pas pour se branler mais uniquement (j'imagine) pour causer. Causer avec une jolie fille, très polie, court vêtue, qui jamais ne les renverra balader. Une actrice X devant sa webcam pendant 3h, assise sur un canapé de cuir rouge, portant une robe, rouge aussi, très moulante, sans sous-vêtements, qui répond à une quinzaine de types semblant tous se connaître (ils viennent tous les jours, à 18h précises) et lui demandant des nouvelles depuis la dernière fois. "Et tes vacances à Cap D'Agde ?". "Et la nouvelle loi sur les étylotests, alors, c'est scandaleux non" ? "Oh, moi tu sais, j'ai pas de voiture, ça revient trop cher et à Marseille ça sert à rien". "Eh, tu devrais arrêter de fumer, ça va te causer du tort un jour ou l'autre". Et ainsi de suite.
J'étais sidéré, osait à peine parler, sauf pour lui demander si ça l'emmerdait pas d'aller en vacance au Cap d'Agde et si elle avait elle-même choisi son pseudo, absolument ridicule. Je n'y retournerai pas de sitôt mais j'ai trouvé ça beau, plus beau que beauf. J'imagine que ces quinze types n'oseraient jamais aborder des filles en vrai, puisqu'ils n'ont rien de mieux à leur raconter que leurs difficultés à la pompe ; là, ils paient 45€ par mois et une fille avenante leur fait la conversation pendant 3h. Des fois, elle se tortille un peu, montre ses seins, décroise les jambes ; là ça devient festif, ça s'excite, ça vanne, ça fait des jeux de mots sur les pompes ; et la fille rigole. Bon apparemment, c'était le tchat soft, il en existe un hard le soir.

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Wanted, donc. J'aime vraiment. Pas grand chose à ajouter à la critique de Momci, si ce n'est que le scénario ne m'a pas semblé si con. L'idée d'un Matrix retro, entre le hi-tech contemporain et le moyen-âge, avec un poil de Steampunk, est excellente. C'est dans l'air du temps, disons, ça marque le léger recul, conjoncturel, du tout-numérique. James McAvoy, très surprenant, rappelle Ed Norton comme le faisait remarquer Jessie. Angelina Jolie, même anorexique, est sublime. Pas loin de penser que c'est la plus belle femme du monde (foudroyé par chacun de ses sourires). Avant de voir Batman, c'est le meilleur film de super-héros de l'année.
Sinon, aucun acteur/actrice porno dans la salle.

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J'ai passé une nuit absolument rohmérienne - dois-je te préciser à quel film je fais référence ?. Penser que je découvris le film il y a un an presque jour pour jour me rend cette nuit encore plus précieuse. J'avais apporté le DVD de Breakfast at Tiffany's, mais ça ne marchait pas (zone 1), elle ne comprenait pas sans les sous-titres. Alors on a mis Le feu follet. J'ai tenu 15 minutes - aurai-je un jour le courage de voir le reste ?. On s'est finalement replié sur Buffalo '33. Je ne me souvenais pas que c'était un film aussi drôle.

En rentrant, à 6h du matin, la rame de métro était complètement taguée :


***

Ce soir, j'ai enfin parlé à Robert "Philippe" Smith. Il est poète, "même si le terme est galvaudé, mais il faut bien donner un nom à mon activité et c'est celle qui me semble la plus appropriée". Il était ivre, m'a parlé de Bienvenue chez les Ch'tis, a fumé une clope, puis est rentré chez lui. Je l'aime déjà.

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C'est bien que Bobbie Gentry t'explose à la gueule.



Je voulais te mettre du Glenn Campbell, mais j'en trouve pas. Je voulais te mettre un Noel Deschamps (un mod français, pote de Nino Ferrer) mais j'arrive pas à la publier ici. Alors je te mets un Madlib (plus Talib Kweli) :




Et un Jay-Z aussi :




Il y a un type qui dort dans ma chambre. A partir de maintenant et jusqu'à la fin du mois, je ne suis plus chez moi. Happy home.

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omg!!!thats sooo amazing congratulations so when do u start shooting? :)
H., 21 : 51 : 49, 16/12/2006

jeudi 24 juillet 2008

And it all suddenly makes sense

Je te conseille d'aller voir Mad Money, de Callie Khouri, avec plein d'acteurs pas très fréquentables mais plutôt bath (Queen Latifah, la femme de Cruise, Diane Keaton). Des nanas y détournent du pognon à la banque où elles travaillent comme femmes de ménage et se demandent quoi en faire : l'utiliser et risquer de se faire coincer, ou le cacher et donc ne pas en profiter. Le film n'exploite pas aussi bien qu'il le pourrait cette idée, mais j'aime malgré tout comment il s'en dépatouille, à pas feutrés. Le type qui joue le mari de Diane Keaton, Ted Danson (Arthur Frobisher dans Damages) est excellent. Idem pour le copain de Katie Holmes et de Queen Latifah. Le film est centré sur les femmes, mais les hommes existent aussi, ne sont jamais des faire-valoir d'un message féministe appuyé (Khouri est la scénariste de Sailor et Lula...).

Mr Woodcock, je trouve assez médiocre, à l'exception de 2 ou 3 scènes (celles avec Amy Poehler, Sarandon en Prom Queen...), mais j'aimerais avoir d'autres avis. Vincent trouve que c'est coolos et que je suis passé à côté. Ca me ferait mal.

Medieval Pie, oublie.
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(from jessica's blog)



Kings of convenience + Wes Anderson + Napoleon Dynamite

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C'est fou comme il est difficile de trouver un bon dentiste à Paris. Le mien, par exemple, le nouveau, pour remplacer l'ancien parti à la retraite (me dit la concierge), il avait l'air très bien lorsque je lui ai serré la main. La présence dans la salle d'attente de vieux numéros du Figaro Madame - où je lis, effaré, que Holden Caulfield est le personnage de roman préféré de Nicolas S. ; y'en a qu'ont peur de rien ; ça vous fait un point commun - n'étant pas une raison suffisante pour disqualifier un dentiste, ou alors il faudrait en disqualifier les 6/7e, je m'allonge confiant dans le fauteuil. Le type allume la télé : journal de 13h de France 2, ça part sur l'histoire du mec qu'a oublié son gosse 8h dans la voiture (il en est mort), et le dentiste dit "bon dieu, c'est quand même fou ces mecs qui oublient leur gosse dans la bagnole. Comment peut-on faire ça ?". L'affaire aurait pu en rester là. Sauf que le type, prononçant ces deux phrases, a exactement la même élocution que... Nicolas Sarkozy. Pareil. Le même phrasé, le même accent, la même façon de traîner sur certains mots, "comment" par exemple. Imagine le truc "cooommment peut-on faire ça", avec un petit accent pied noir. Et là, toujours allongé, je le regarde lui, penché au dessus de ma bouche, sa fraise en main, et je réalise, tel une épiphanie, que le type n'a pas seulement la voix de Sarkozy : il en a aussi les traits ! Ca ne m'était pas apparu avant qu'il ouvre la bouche, et soudain je me retrouve la bouche ouverte avec Sarkozy en train de me refaire un plombage qui a sauté (oui, ça arrive). Et je repense à cet édito de Jean-Marie Durand, "Sarkozy dans les têtes", un truc comme ça, et aussi à Aphex Twin dans Windowlicker, et aussi à la fameuse scène de Being John Malkovitch, et,

J'ai toujours mal aux dents.

***

D.Chou déchire ; mais il a maille à partir avec les autorités locales, semble-t-il.

vendredi 18 juillet 2008

Beauty still exists

Pas grand chose à raconter. La semaine a été assez pauvre, cinématographiquement, et j'ai toujours un retard sans doute impossible à combler sur les sorties récentes. Je ne vois que les 2 ou 3 conneries que je chronique par semaine, conneries auxquelles j'attache beaucoup d'importance ceci dit.

Si, X-Files ce matin. C'est border nanar, un scénario impossible, une sorte de remake des Yeux sans visage avec un couple de gays russes à la place du couple père/fille (j'en dis pas plus car il y a un suspens), une histoire vraiment débile donc, série Z plus que B, avec un docteur frankenstein tout droit sorti d'un album de Canardo, un prête catholique pédophile et voyant, un ex-enfant de choeur russe sodomite et irradié, des dialogues crétins sur Dieu, la vie, la mort... et pourtant une vraie oeuvre de metteur en scène, Chris Carter, le Hitchcock des 90's comme dit Skorecki, disparu de la circulation depuis 5 ou 6, qui revient avec ce truc très modeste (rien à foutre des extraterrestres et complots gouvernementaux, juste un commentaire de 2s sur Bush, le plus beau jamais fait en 8 ans - promis), bancal, fragile et truffé de trouvailles visuelles, qui est parvenu à me foutre les chocottes à 2 ou 3 reprises (alors que ça n'arrive jamais - je ne crois pas à la peur au cinéma, c'est une illusion de peur, bref). Et Carter traite ça le plus sérieusement du monde (comme à la grande époque de la série, donc), sans rien concéder aux réflèxes de petits malin (on imagine un tel scénario dans les mains d'Alex de la Iglesias). Ce qui empêche X-Files d'être un grand film, c'est l'absence d'empathie, et donc d'émotion, pour les méchants, Carter ne s'intéressant qu'à Mulder et Scully, alors que le drame, ce qu'il y a de potentiellement plus beau, c'est bien l'histoire de ce couple gay, "married under the law of massachussets" dixit Xzibit qui tient un petit rôle (si c'est la pas la preuve que c'est un bon film ça..).

Mon projet secret de la rentrée (que la moitié des 10 lecteurs de ce blog doivent connaître...) avance un peu, plus la semaine prochaine sans doute. Sinon, pas mal d'opportunités professionnelles s'ouvrent, c'est bien aussi.

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Je voulais surtout que tu écoutes ça :


Découvrez N.E.R.D.!


J'aime beaucoup, surtout le break au piano ultra-cheesy, qui se transfigure à la moitié quand le rythme et le gimmick de saxo reviennent, préparant le retour du banania theme, très peanut and butter jelly time (tu trouves pas ?)



Le reste est totalement inécoutable, un des pires albums de l'année, à s'en faire saigner les oreilles. Je ne sauve que ça (très brit pop) :


Découvrez N.E.R.D.!


C'est fou, si même Pharrell se met à faire de la merde, c'est que le monde va très mal. Chaque choix que fait l'humanité est systématiquement le mauvais depuis quelques temps. Et tu vas voir que : McCain va devenir Président, Burdeau va rester à la tête des Cahiers, et ainsi de suite...
On avait toujours l'art, mais si même Pharrell déconne...

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Pour finir sur une note d'optimisme, forcément vintage, beauty still exists, la preuve ici :
(le reste ici)


***

Ah, au fait, D.Chou va super bien, il a fait le deuil de sa peau, enfin. Il a acheté une caméra et s'apprête à faire un film, un mélange entre Honor de Cavaleria, En avant jeunesse et S21. Il se la péterait pas un peu des fois ?
Bonne chance !

jeudi 15 mai 2008

J'ai toujours aimé l'idée de choisir son camp

Je pars de Paris dans une heure exactement, et n'ai pas rempli la moitié de mes obligations pré-cannoises (comme d'hab'). Rien écrit sur JCVD, juste un truc vite fait sur Justice (pas sûr qu'il soit publié).

Quatrième Cannes, première tenue d'un blog.

Tellement soulagé d'avoir trouvé cette veste (noire, velours), hier. Je n'ai pas vu Semi-Pro, mais au moins j'ai une veste sobre pour mettre avec mes chemises bariolées (ne te moque pas, pas encore, tu auras bien le temps). C'est plus important, non ?

A tout à l'heure

***

Maria, écoute ça :

free music



vendredi 2 mai 2008

The day after...


Je rêvais de créer un blog le 1er mai, j'ai pas eu le temps.
Story of my life.

***

A défaut du jour de fête, ce blog s'ouvre donc sous les auspices du jour d'après. Du village français à New-York (enseveli), far from manhattan, oui, ça se tient, tout compte fait.



***

A faire :
- CAF
- 21
- Sophie Z.
- Mail E.
- Mail C.