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lundi 11 mai 2009

Blame it on the Goose


Allez, une promesse (que je ne tiendrai pas) : un post par jour en mai. Voire deux par jours si besoin est. Hop.

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Il y a un an (anniversaire, etc), je commençais ce blog par un post sur les images de la banlieue et des émeutes : justice partout, police nulle part. J'ai enfin vu le chaînon manquant : Sur Place de Justine Triet – parenthèse ironique, le slogan « justice partout... » est prononcé plusieurs fois vers la fin du film, fin de la parenthèse ironique. C'est aussi elle qui a réalisé Solférino, sur lequel j'ai écrit quelques lignes dans mon compte-rendu de Brive : "Groupe, individus, mirages : ce sont également les motifs de Solférino, symphonie de visages esseulés parmi la foule et implacable documentaire de Justine Triet sur la dislocation du Peuple lors de l'évènement censé pourtant consacrer sa suprématie : l'élection présidentielle". Sur Place est une variation, plus courte, autour des mêmes motifs. J'avais envie d'écrire un truc dessus mais en faisant des recherches, je suis retombé sur ça, et sur l'analyse parfaite de Jo (sauf sur Stress, que tu sous-estimes, mais on ne va pas refaire le match). Hâte de voir la suite.

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A propos de quelques films vus récemment :


Revolutionary Road de Sam Mendes (vu dans l'avion) est la version ratée de Marley et moi, le même film, mais sans humour, avec les coutures dramatiques hyper-visibles et recouverte d'un vernis prestige, sa version « eh, moi j'ai vu Douglas Sirk, tralalalère » si tu préfères.

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High School Musical 3 (vu dans l'avion aussi) est tout à fait regardable, la seule question qu'il pose étant : « Quand Zac Efron va-t-il y faire son coming-out ? ». La scène que je prenais pour la pire dans 17 ans encore, celle où la fille à qui il vient de se refuser lui dit « mais en fait tu es... ? » / « moi ?? tu crois que je suis... ? Non, non, non ! » devient rigolote (je n'ose dire passionnante) à l'aune de l'homosexualité cachée de l'acteur. Apparemment, tout le monde le sait, qu'il est gay, mais moi je débarque. Du coup, je vais aller voir tous les Zac Efron movies pour vérifier s'il parvient à faire quelque chose de ce non-dit constitutif.

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Oui, évidemment que Nulle part terre promise est brillant, formellement, mais à quoi bon ? Cinéma du point de suspension, juxtaposant des trajectoires, les faisant se frôler, parfois, mais jamais se rencontrer, encore moins se télescoper... surtout ne pas brusquer la matière... rester extérieur (derrière des vitres), attentif aux sensations, la tête pleine de questions... Tout ça c'est bien, mais... mais on reste pétrifié par un sentiment d'impuissance (incarné par l'étudiante) et, plus gênant, de culpabilité (incarné par le cadre, insupportable) – la culpabilité est vraiment le pire moteur de fiction... Les personnages font la gueule, « parce que le réel fait la gueule » nous souffle-t-on dans l'oreille (un peu comme la photo au dessus)... Cinéma tétanisé... Alors bien sûr que c'est tétanisant le « problème des sans-papiers »... Bien sûr qu'on se sent con, tous les jours, en recevant les mails de RESF... Mais entre la bonne conscience de Welcome et la mauvaise conscience de Nulle part, on étouffe... De l'air... Au bout d'une demi-heure, j'avais juste envie de péter toutes ces vitres (comme Romero dans Land of the Dead)... envie de bousiller la petite caméra de la fille... envie de remuer le sale type d'HEC (« qui est aussi un être humain », me souffle-t-on dans l'oreille)... ou de le prendre dans mes bras... ou de voir ses entrailles dévorées par un monstre... ou, ou, ou – n'importe quoi, mais juste envie qu'il se passe un truc, qu'on arrête le surplace. Point.

(vivement la sortie de L'exil et le royaume, qu'on respire un peu)

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Dans la brume électrique est d'une radicale médiocrité, pire que ce à quoi je m'attendais. Certains passent leur vie à tenter de greffer le meilleur du cinéma américain sur des paysages français, Tavernier, lui, greffe le pire du cinéma français (sa qualité) sur des paysages américains. Comment a-t-on pu dire qu'il s'agissait d'une rupture dans son cinéma ? C'est exactement la même rengaine que toujours (et le passé qui ne passe pas, et le monde qu'il est pourri, mais heureusement qu'il y a des justes...), mais dans le bayou. C'est autant un film américain que Coup de torchon était un film africain... Tavernier est incapable de faire un plan, incapable de faire ressentir un climat, une pesanteur (et je sais que tu ne seras pas d'accord, mais le Téchiné était admirable sur la question du climat, justement). Les fantômes sont si mal filmés que mon père (il a adoré, mais il adore Tavernier en général) n'avait pas compris que ça en était. A un moment, je me suis dit que c'était pas mal des fantômes filmés comme n'importe quel vivant, sans rupture de ton, mais je ne crois pas que ce soit son ambition. Pire que les fantômes : les putes. Pas un plan pour elles, pas même un dialogue. Pour Tavernier, une pute c'est les cuisses écartées devant un gros libidineux écoutant du rap (au cas où on n'aurait pas compris qu'il était très méchant) ; ou dans un sac à macchabée, promptement fermé. Zip.

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Personne pour dire que United Red Army est un film abject ? Personne pour dire à quel point sa deuxième partie, le huit-clos, rappelle les pires heures de Costa-Gavras (disons L'aveu) ? Personne pour s'offusquer que le film pense en permanence à notre place, avec la pire des méthodes, l'épuisement ? Personne pour dire la musique de Jim O'Rourke est absolument ratée ? Non ? Non ? Non ? Bon. Eh oui, forcément, je me sens un peu seul. Tant pis. Nico ?

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Et rapidement, Tokyo Sonata est sublime, Ponyo aussi, quant à Still Walking, c'est très beau (les horreurs de mémé dites avec le sourire, comme chez Ozu), mais ça manque de... de quoi déjà ? Et puis Star Trek... Comment ça je ne parle que des films mineurs ?

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eheheh

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En jettant un coup d'oeil à mon gadget last.fm, juste à droite, je viens de voir un truc terrifiant : Grizzly Bear est à 28 hits de Beyoncé, 834 contre 806. Crap ! Je dois remédier à ça, hors de question que Queen B soit détrônée par une clique de nerds barbus géniaux.

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Ludacris est un génie. Il transforme tous ses featuring en or. Il parvient même faire swinguer la flasque Hudson, avec la complicité, il est vrai, de Timbaland. Timba qu'on n'a pas connu aussi bon depuis une éternité, enfin dépouillé de ses effets bourrins, tout en classicisme booty, ne signant le morceau que par ses bruits de bouche. La classe. Du coup je me suis fait un best of Ludaaaaaa


Ludacris

Tu connaissais "I need a boss" ? C'est chouette hein ? Ecoute-le avec les basses à fond.
Et depuis L.A., tu sais je me remets à aimer le rap/r'n'b contemporain ? Je te raconterai pourquoi tantôt.

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D.Chou a un les cheveux beaucoup trop longs, mais je suis hyper fier de lui. C'est La mort aux trousses sur ton mac ? Et c'est qui ce type à tignasse au premier rang (à part mon sosie y'a 15 ans) ?
Je voulais te raconter L.A. mais j'ai pas eu le temps avec tout ça. Demain ?

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« bon alors ces bières ? »
jsc et jml, 08/05/09, 02:21

vendredi 3 octobre 2008

I can't even puke on myself

Deleted scene de All The Real Girls (David Gordon Green, 2003)


On a hier soir inauguré nos futures habitudes de roommates avec SBJr en regardant East Bound and Down, le pilote d'une série HBO écrite par et pour Danny McBride, le future king of comedy, une sorte de Will Ferrell encore plus fou, mufle et irascible, redneck dans toute sa splendide et bouleversante beauferie. Je te passerai la semaine prochaine, faut que tu voies ça. Il est par ailleurs à l'affiche de Tropic Thunder et Pineapple Express, mais ça tu le sais déjà.

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Je te l'ai déjà dit mais j'aime beaucoup la critique d'Appaloosa par Momci. Ils foutent quoi à Libé, pour ne pas parler du tout du film (à ma connaissance) ? Sinon, ma Némésis a aussi écrit sur le film, et on est pour une fois d'accord. En tout cas sur le fond...

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J'ai repris goût au cinéma ! Après Home, c'est La vie moderne (pas prêt de l'oublier, non, la lumière du dernier plan) et, beaucoup plus improbable, Coluche, qui ont trouvé grâce à mes yeux. J'espère avoir l'occasion de revenir plus longuement sur Coluche, qui réussit à mon avis là où Mesrine se plante. En deux mots : film de bande (au sens amical et collectif du terme = De Caunes) vs. film de bande (au sens pénien du terme, au sens "c'est moi que j'ai la plus grosse et si t'es pas d'accord j'te casse la gueule" = Richet) ; un acteur dépressif (François Xavier Demaison très bon), au sens psychologique et climatique du terme (un mec dans l'oeil du cyclone, qui fait le vide autour de lui mais reste intact) vs. un acteur déprimant (Cassel, le pire acteur français, voire du monde depuis qu'il s'est décidé à saboter des films américains cf. Dérapage, Ocean's 12 et Les promesses de l'ombre).

Il faudrait aussi revenir sur la téléologie crétine et mensongère (Uranus style, le fiston a bien appris la leçon) de Mesrine (le pauvre a été abattu par la police tel un chien - et d'ailleurs accompagné par son chien -, on va vous montrer comment on en est arrivé là), opposée à l'histoire au présent, en train de se faire, de Coluche, dont le vrai sujet est la dissolution du peuple français, sa substitution séguelienne par une multitude de cibles marketing, la disparition dans le grand bain majoritaire (cf. Deleuze : "la gauche est par définition minoritaire") (cf. le magnifique caméo de Podalydès en Jacques "crapule" Attali), et la façon, bouleversante, dont l'humoriste est à la fois le promoteur génial des minorités invisibles et le catalyseur involontaire de leur échec (cf. le meeting avec Choron & co, la rancoeur des ouvriers Picard). Que ce soit le fer de lance de l'humour Canal - qui mieux que Canal+ (à part Libé) symbolise le mitterandisme triomphant, cette défaite ambigüe du peuple en tant qu'entité ? - rend le dernier plan (Coluche enfermé dans une image cathodique) d'autant plus amer et sublime.

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Toi qui ne croyait pas mon oncle paysan capable de parler comme ça, va voir le Depardon, il y a un personnage, bouleversant, qui est presque pareil (le type sur le tracteur, le fils sacrifié).

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Je me demandais, en regardant quelques performances de Belladonna et juste après avoir lu ce texte de PB du BdP, comment sa réflexion pouvait s'adapter au porno, celui-ci ne posant qu'une question, en permanence, toujours la même : "que peut un corps?". Comment aller encore plus loin, alors que les limites physiologiques du corps semblent avoir atteintes ? Je n'ai pas la réponse, alors je te la pose.

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Découvrez Get Well Soon!


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D.Chou avance masqué

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Dans ma dyslexie, je viens de t'appeler Davy. N'importe quoi! Bon mea culpa et besos.
Y.L. 20 : 05 : 36, 02/10/2008

mercredi 1 octobre 2008

Le retour de Broly

J'ai reçu ça d'un ami aussi name-dropper que flagorneur - je lui en voudrais d'être différent ceci dit : "Vu Dans la ville de Sylvia, tiens; vaut (presque) pas tripette. Pardonne-moi la brosse à reluire, mais certains plans veulent talonner L'enclave; c'est peu dire qu'ils échouent. Un seul grand moment, la deuxième scène de café, avec tous ces visages qui s'obstruent les uns les autres, bouchent des perspectives, dessinent des microfictions avortées ou retardées, viennent bouffer l'écran en close-up ou s'effacent au contraire d'un coup d'un seul, relayés à l'arrière-plan d'un claquement de cils volatil. La mise en abîme sur le voyeurisme est grossière; l'obsession baudelairienne sur l'ode aux passantes, agacante; la ressemblance frappante du gugusse avec Courbet jeune, beaucoup trop édifiante sur la volonté de passerelle entre ciné et peinture chez Guerin; mais cette facon de faire s'initier le ressouvenir d'un amour perdu à partir d'une dissection géométrique de l'espace, c'est fort. Franchement, cette scène, sans déconner, a quelque chose d'un mini-Ionesco déconstruit par Chirico reformulant les principes physiques de Lagneau; bref c'est cool. Mais c'est tout; le reste est juste une ode banale aux tramways; qu'est-ce que ca peut nous foutre". La suite de son mail ma presque fait pleurer - l'enfoiré.
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J'ai vu Grandma's boy avec Scott ce soir. C'est ok, comme dirait Thouv : sous-sous Apatow (mais on part de si haut qu'on arrive finalement pas trop bas), mâtiné de Sandleries sans Sandler (donc supportables) ; stoner video games movie, genre la scène "how do you know i know you're gay?" de 40yov étirée sur 1h45, avec :

et

La première est absolument charmante, je le savais déjà, mais là particulièrement ; le second, beaucoup plus gros qu'aujourd'hui, fait mouche à chaque apparition, où il ne fait rigoureusement pourtant rien d'autre que rire bêtement et lêcher des seins - ça te laisse préjuger du type d'humour. Scott a vainement essayé de me convaincre que c'était la meilleure comédie ever, mais que j'aurais du fumer pour l'apprécier à sa juste valeur. Ben voyons.

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T'ai-je dit que Home d'Ursula Meir, avec Olivier Gourmet (jamais il ne m'a déçu, même dans les daubes comme Mesrine 2 où, totalement ridiculisé par un postiche improbable, il donne une leçon d'acteur à Cassel) et Isabelle Hupert (presque aussi belle dans les champs de blé que lorsqu'elle était filmée par Cimino il y a 30 ans) était une divine surprise ? Pas un grand film non - à cause d'un défaut de mise en scène -, mais un film qui évoque plus l'Amérique que l'Europe, Malick que Zola, la vie comme une succession de possibles à exploiter plutôt que succession de problèmes à résoudre. C'est déjà pas mal. Ca commence comme la Petite maison dans la prairie Punk, ils prennent leur bain à poil, toute la famille, jouent au hockey dans le jardin, regardent la télé sur un canapé dehors. On est en France, alors on se dit que le père cache sûrement quelque intention incestueuse (en plus il s'isole pour fumer, c'est louche), la mère quelques névroses (de fait elle en cache, c'est con, surtout pour Huppert mais on ne l'apprend que plus tard), que les enfants souffrent. Et ça ne vient pas. On attend les soucis, les huissiers, les cartouches glauques, ça ne vient pas. Ainsi pendant 20 minutes. Le film déjoue nos attentes, en tout cas a déjoué les miennes.

Et puis un matin, les problèmes arrivent ; mais c'est presque comme dans un Spielberg, La rencontre du troisième type, une arrivée de petits hommes oranges, pas des humains assurément, des E.T. Et lorsqu'ensuite ils construisent la route, c'est beau et triste comme l'arrivée du train dans les westerns crépusculaires. Et ça continue, des glissières intrusives, des bourdonnements incessants, des tremblements, des bugs à la Friedkin. Du fantastique, pas du naturalisme. La moindre traversée de la route devient un film d'aventure, voire un film d'horreur quand il faut se faufiler par un conduit souterrain (scène sans doute géniale à l'écriture, mais un peu gâchée par la mise en scène paresseuse). Du Kawase dans certains plans sur la nature. Et du Hal Hartley me souffle-t-on...La partie claustro, moins réussie (parce qu'entre 4 murs, l'absence de mise en scène, ça ne pardonne pas) laisse un mauvais ressenti final, dommage. Le personnage de la petite nerd apatowesque est assez raté aussi, je ne sais pas pourquoi, mais ça ne marche pas. J'aime beaucoup le dernier plan, le mouvement après la fixité - ça me touche nécessairement. On sent dans Home une authentique et saine volonté d'en découdre avec un substrat théorique (intimisme européen vs. grands espace et genre américain), malheureusement pas toujours suivi d'effet (le côté Versailles de

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Ahah, les brêles, les types sont jamais foutus de mettre le bon nombre d'étoiles, en général ils m'en collent toujours une de moins, et là, hop, 2 étoiles pour un film que je défonce, et le plus drôle, c'est la phrase qu'ils citent, qui sortie de son contexte veut dire l'exact inverse de son sens originel.

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Tu as entendu ça ?


Découvrez T.I.!


Tu me diras que c'est lassant, et je te répondrai à l'affirmative mais que c'est malgré tout un des meilleurs morceaux de hip-hop/rnb entendus cette année. Ce ne sont pas les derniers Rihanna (qui n'a certes jamais brillé mais là tout de même, Disturbia ahaha), Britney (Womanizer, t'as entendu ça ?), Snoop, Nas, The Game, Lil Wayne, Pharrell (avec My Drive Thru, ça commence à se voir qu'il fout plus les pieds en studio et qu'il file tout le boulot aux stagiaires, sans parler de son auto-remix de Everyone nose, totalement consanguin), et j'en passe. A part Lupe Fiasco, j'ai rien entendu de bon cette année. Et je crains de plus en plus que Beyoncé ne soit pas à la hauteur de mes attentes. Si même Beyoncé fait défection, que va-t-on faire ? Qu'ont-ils fait au hip-hop ?

Mince, ça me lasse déjà Juana Molina... Pourtant, je te jure que ce fut un choc à la première écoute.
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D.Chou a une coiffure trop nulle

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" 0 " {*_*} merci pour touts
Y.U. 01 : 05 06, 0502/2008

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mardi 30 septembre 2008

Zeta Alpha Zeta

The Seven Year Itch (1955)
Blonde ambition (2006)
The House Bunny (2008)
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Et regarde qui joue dans Legally Blonde (2001)

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Blonde ambition n'est pas mal du tout mais je préfère Super Blonde. Anna Faris est irrésistible, Steve Carell au féminin, tu verras.
Ca m'a surtout donné envie de voir l'original, Working Girl, avec Mélanie Griffith. Et aussi toute l'impressionante filmo de Luke Wilson.
Notamment Ma super ex-girlfriend, qui a l'air sublime. Tu n'en as pas parlé un jour, dans un mail à IU ?
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Découvrez Nneka!


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Je suis tout seul dans le train avec Jackie Berroyer; il lit les Inrocks
K.B., 22:45:55, 07/09/2008

lundi 15 septembre 2008

Black Thursday

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Merci Joachim, mais je n'ai effectivement pas vu le premier film de Klapisch. Je ne doute pas que ça déchire.
J'oubliais, mais le grand collège-film de 2008, celui qui met minable tout à la fois la maïeutique socrato-bégaldienne et la résilience cyrulniko-honoriène, c'est bien sûr Never Back Down. Tu ne l'as pas vu ? On y trouves, en sus de Platon et Mme de Sévigné (c'est bien le moins pour un teen movie) : Marx, Homère, MacLuhan, un peu de Marcuse et beaucoup d'Emerson ; Walsh, Cukor, voir Hawks en tirant un peu sur le fil virilité qui cache une homosexualité latente. Bien entendu, on est chez les Américains, donc ce n'est jamais cuistre.
Tu crois que je bluffe ? Rendez-vous quand ça sort en DVD.

J'avais, à la sortie d'Entre les murs, un sentiment diffus d'agacement, l'impression, là encore, que le film s'écrivait sans moi, anticipait mes commentaires (que dire de plus?), se posait là, bonhomme, inattaquable, rond comme un saucisson. Pas envie d'y réfléchir et d'en parler, d'autant plus que l'ami Brasi avait écrit dessus une fort intéressante critique, dont la lecture préalable à la vision du film avait agi comme un implacable coupe-faim. Me restait pourtant un arrière-goût un peu rance, un truc que je n'arrivais pas à digérer sans parvenir à le nommer. C'est Jérôme Dittmar qui, le mieux, a réussi à mettre en mots cette sale impression : ici.
J'ai eu la flemme d'aller au Cercle ce matin le tailler un peu...

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Je découvre les films de Pierre Léon. J'aime beaucoup ce que j'ai vu pour l'instant. C'est assez déconcertant, je ne comprends pas forcément les enjeux (n'ayant pas lu L'idiot et n'écoutant jamais de musique classique) mais c'est tout sauf intimidant ; au contraire, on se sent dans ces films comme chez soi. Plus que du cinéma familial (son frère est son acteur fétiche), du cinéma familier. Il pourrait parler de LHC et de boson (remarque il en parle un peu) que ça serait la même chose pour moi, aussi ésotérique et néanmoins fascinant. Hâte de voir les 2 qui me manquent des 5 mis à disposition ici (il en parle dans les Inrocks la semaine prochaine) et de voir L'idiot, son dernier film qui était à Locarno. Tu l'as vu toi ?

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Après Heath, et à l'exception de Vincent, who else matters ?



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D. Chou a l'herméneutique dans le sang.

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Beyoncé raconte à Marie Claire US qu'elle veut passer à autre chose : "J'en ai assez d'être une pop star. Je ne veux plus être la nana sexy. Je veux être une îcone"
L.B., 09:46:37, 08/09/2008

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Sealed with a kiss

Amber Heard

All The Boys Love Mandy Lane


Never Back Down

Pineapple Express


Babe of the year ?


(et aussi dans Friday Night Light The Movie, Californication et, tiens toi bien, dans la future adaptation de The Informers avec Mickey Rourke. Gosh)


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Tropic Thunder est un minstrel movie, le Rio Bravo de la comédie Frat Pack (à suivre) (peut-être, je ne fais plus de promesses)

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J.S. écrivit ça un jour (tu t'y remets un peu ?) : Ainsi le film [Peindre ou faire l'amour] entérine l'idée très cinéma français du partage du monde : aux riches les histoires d'amour, aux pauvres les histoires de galères.'
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Mail reçu :

"Dans la ville de Sylvia est détestable dans sa conformité totale à un idéal bobo de la contemplation de la beauté, de la femme et de la ville, un truc de bon goût assez dégueulasse à vrai dire. comme si ceux qui pouvaient aimer le film, plutôt inaccessible par ailleurs, étaient une sorte de petite communauté de gens qui sauraient aimer la vie, qui sauraient le plaisir de la contemplation. C'est un film communautariste, et de la pire communauté qui soit."

Tu aurais pu trouver un autre terme que celui de bobo tout de même ; tu sais que je le déteste, j'ai failli te censurer.

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J'avais oublié ce morceau sublime. Les rappeurs au début des 90's, ils se foutaient pas de la gueule du monde (merci Ousta)


Découvrez Souls of Mischief!


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D.Chou a volé un pull à un flûtiste péruvien dans le métro. Il recommence.

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Fab dit que Houellebecq aurait co-écrit avec Beigbeder, pseudo : Régis Soubrouillard - tu confirmes .
KB, 12/09/2008, 22:41:37

Non, Fab' confond tout : RS c'est le journaliste de Marianne qui a sorti l'info...

lundi 8 septembre 2008

I want to be a farmer

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La bande-annonce (plus ou moins fake) d'un film avec Seth Rogen et Jay Baruchel



Une audition de Seth Rogen


Une apparition incongrue, et très drôle, de Seth Rogen dans Dawson


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Bon, je suis apparemment le seul à ne pas gouter les pitreries du Zohan. J'ai essayé de me souvenir si j'étais de mauvaise humeur ce jour-là - ça tient à peu de choses d'aimer un film, particulièrement une comédie - et je ne crois pas. Je me souviens surtout jeter un regard d'excuse après les 10 premières minutes à Maria que j'avais trainé à la projo, lui promettant que ça serait bon, preuve que j'y allais sans mauvais a priori. Elle non plus n'a pas décroché un sourire (vite fait, lorsqu'il se moque de Mel Gibson). Non, j'ai beau y penser, je ne crois pas "être passé à côté"; contrairement à ce que tu me dis ; je me le suis pris en pleine gueule, au contraire, et ça m'a déplu. La vision ces jours-ci de The Comebacks (sortie, sans doute technique, ce mercredi), parodie de Friday Night Lights avec un David Koechner (sidekick de Ferrell dans Ron Burgundy, Talledega Nights et Semi-Pro) irrésistible en coach idiot, comme si Raymond Domenech était un personnage des Simpsons, m'a rassuré sur ma capacité à rire de choses très bêtes. Va le voir si jamais il sort près de chez toi ; sinon je te passerai le divx. Mais la comédie ethnique, non vraiment, je ne peux pas (je trouverai forcément un contre-exemple un jour...).
Il n'y a plus que toi qui, vouant une haine implacable à Sandler, minimisant même son seul bon film (50 first dates), pourrait m'apporter ton soutien. Non pas que ça soit désagréable d'être seul contre tous, mais ça me rassurerait de savoir un des plus grands fans de comédies US de ma connaissance à mes côtés. Sinon, tant pis, j'irai proposer mes critiques à Ferenzi. Ou à Mad Movies (message 892, ça vaut son pesant de Big Mac)

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The most unintentionnaly gay video ever


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Dans la ville de Sylvia, comme je te l'avais promis, voici pourquoi je n'aime pas. "Bander ses muscles", on y revient à nouveau (pas étonnant que Frodon ait adoré, lui qui ne juge les films que sur leur note d'intention et le CV de leur réalisateur - réflexe de commission sans doute). Le film passe son temps à faire étalage de sa réflexion (pour faire vite Hitchcock meets Romer à la terrasse d'un café bobo et les deux discutent des femmes qu'ils ont connu et perdu, de leur irréprescible envie de les retrouver), à faire démonstration de son mystère. Ca m'a rappelé, sur le mode de la filature obsessionnelle, ce moyen-métrage vu à Brives, De la neige au village, que déjà je n'aimais beaucoup pour les mêmes raisons ; au moins le film de Rit était, ou tentait d'être, drôle. Ici quel sérieux ! L'impression, donc, que le film n'avance pas (c'est fait exprès me diras-tu) et se complait dans son ennui, mais un ennui qui ne produit rien d'autre que l'auto-fascination. Dans Café Lumière, avec ce même caractère obsessionnel, flâneur et urbain, HHH produisait sans cesse du cinéma, des plans foncièrement cinématographiqes (je veux dire qui ne feraient pas nécessairement de belles photos), de la réflexion sans en avoir l'air (donner d'un même trait limpide, des nouvelles du Japon, de la jeunesse, de la ville moderne et du cinéma), et des sentiments forts sans crier gare. Ici, à part la belle idée de la "réflexion urbaine" sur les vitres du tramway, je ne vois rien, ou des choses déjà vues milles fois, le genre de choses qui se traduisent dans les dossiers de presse par le sésame "j'étais fasciné par". On ne fait pas des films (qu')avec de la fascination. Je n'aime pas sa façon de mettre en scène, ses plans photographiques (si je les voyais sur ton blog je les trouverai belles, mais c'est différent tu en conviens) ou ses plans tableaux (les rues, les passants, ça ne te rappelle rien ?), connectés ensemble par une trame sonore riche, elle aussi est dans l'auto-commentaire permanent, ses acteurs faux (on n'est pas sur une terrasse de café mais sur une scène de théâtre ; ça aussi c'est fait exprès vas-tu me dire ?)... Les personnages n'existent pas, sont des prétextes à la fiction ; mais là aussi, je lis dans le dossier de presse que c'est voulu... Bon, alors tout va bien. Je viens par la même occasion de faire la critique de

Après Jaime Rosales (Las horas del dia, La soledad), Guerrin confirme la vaine veine urbano-contemplative du cinéma espagnol contemporain, redécouvrant l'image-temps avec 30 ans de retard. J'irai tout de même voir En Construccion, pour me faire un avis définitif.

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Le dernier single d'Of Montreal est inécoutable (j'ai l'impression d'être la twilight zone quand je l'écoute en repensant aux choses écrites sur ce groupe), Mogwai est devenu depuis 2 ou 3 albums le groupe le plus chiant du monde et Oasis, ah, c'te blague.

Du coup j'écoute encore les Fleet Foxes


Découvrez Fleet Foxes!



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D.Chou ne m'a pas filé sa crêve. Alors qui ? Sûr que c'est mon nouveau (et sympathique quoique taciturne) nouveau collocataire.

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Merde.
J.S., 04:04:04, 31/08/08

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(toute mon admiration, s'il ne l'a déjà, à celui qui trouve d'où ça vient)

Hollow men

C'est la guerre dans ma rue.



(je précise, pour ceux qui pensent qu'il s'agit d'un remake de Stress, que les deux passants, à la fin, n'ont, à ma connaissance rien à voir avec le feu)

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Moi je m'en fous, j'écoute Fleet Foxes, peinard.


Découvrez Fleet Foxes!


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The Wackness est très décevant. Jonathan Levine ne transforme pas l'essai d'All the boys love Mandy Lane, se contentant, le plus platement du monde, d'exécuter son petit programme de wannabeinsundance : psychologie appuyée (double récit d'apprentissage balisé), surex' à gogo, mise en scène chichiteuse, cabotinage... Une biche apparaît même dans un plan de coupe lors d'une scène d'amour !
1994, Josh Peck a 18 ou 19 ans, les problèmes existentiels des gens de son âge (wannagetlaid, des parents chiants), un gros paquet de weed sous son lit et, alors qu'il passe à New-York son dernier été avant l'âge adulte, il tombe amoureux d'une jolie fille.
1994, Ben Kingsley a 50 ans, les problèmes existentiels des gens de son âge (wannagetlaid, une femme chiante), un gros bang dans son tiroir et, alors qu'il passe à New-York un été banal, à enchaîner les patients dans son cabinet de psy (dont Josh Peck), sa fille chérie tombe amoureuse d'un wancker. Devinez qui ?
Et devinez quoi : les deux hommes auront plein de choses à s'apprendre mutuellement : l'âge et la maturité ne vont pas toujours de pair, "carpe diem", "fluctuat nec mergitur" et tout ça... Reste une chouette B.O. composée du fleuron east coast de l'époque (Nas, Notorious B.I.G., A tribe called quest, Wu Tang Clan).


Découvrez Nas!


Gus, revient ! (à ce propos, t'as as la B.A. de Milk ? 'Fait flipper Sean Penn en politicien gay wannawinanoscar)


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Chrome lui aussi est très décevant, tu ne trouves pas ? Outre l'histoire de non-respect de la vie privée, auquel Google nous a habitué depuis longtemps, on peut se contenter de constater que la gestion de la mémoire est catastrophique. C'est 30Mo de RAM par page ouverte, cash. Dix pages, c'est 300 Mo, donc l'explosion en vol.

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Je ne sais qui essaie de faire croire qu'Annie Leibovitz est une bonne photographe, mais ne les crois pas. C'est le plus souvent insignifiant (là et là), parfois très moche (là, là et là : que nous apprend-elle sur ces personnalités qu'on ne sache déjà, qui ne soit pas, précisément, déjà, du cliché ?), et quelques fois réussis (la reine d'Angleterre dans Silent Hill, la Bush team saisie dans son essence fictionnelle). Elle aura surtout eu de la chance d'être là au bon moment.

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L'article de JPT et SD dans les cahiers de juillet 2005 (spécial acteur avec Asia Argento en couv'), sur le "jeu des hommes creux" (les hollow men, donc), analyse du jeu de Ben Stiller, Owen Wilson et Johnny Depp, ne serait-il pas un magnifique exemple de pratique marrane au sein des Cahiers ? Les convertis de force n'aurait-il pas, en adoptant le style (un poil abscon) de leurs oppresseurs et choisissant de dresser l'éloge des "hommes creux", cherché à dénoncer leur délicate condition par la flagornerie ironique ?

Choses intéressantes lues par ailleurs : Hong Sang-soo, Spike Lee


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D.Chou découvre la musique, c'est touchant.

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A priori Amy Winehouse ne vient pas.
J.S., 21:29:13, 29/08/2008

lundi 25 août 2008

Gas station



Rarement destination touristique m'a semblé moins désirable que l'Islande à la sortie de Back Soon (c'est pas toi qui rêves d'y vivre ? tu as vu le film en question ?).
Comment il dit G.L. déjà ? Ah oui : "complètement déjanté", "archi-foutraque", et ma préférée "zozos encourageants d’humanité à qui on confirait volontiers les clefs de l’avenir" (moi je les foutrais en taule).

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D.Chou est un peu fatigué à cause de moi. Mais sinon ça va.

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Vieille promesse tenue : Noël Deschamps, un mod français, pote de Nino.


Découvrez Noel Deschamps!


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"Les voyages en train ça va bien avec du My Bloody Valentine en fond. Surtout s'il pleut. Embrasse sans qu'elle le sache ta mère pour moi"
B.F.B., 22:00:56, 03/08/2008


Pardon à ceux qui me lisent depuiis un agrégateur de flux et ont reçu 3 messages, je me suis un peu emmêlé les pinceaux avec flickr

mercredi 13 août 2008

Pingoos, Cats, Rats and Super-Rats


J'avais prévu de dire que Linux c'est génial, tout ça, mais en fait je reste sur Windows pour l'instant, par paresse. Et parce que je l'ai réparé : c'était simplement le firewall qui faisait tout planter. Je l'ai simplement et purement effacé. Et pas remplacé. Ca ne sert à rien, dans le fond, je crois.

Mais Linux reste chic. Peu de choses sont plus grisantes dans la vie, sais-tu, que de manœuvrer un nouveau système d'exploitation. Cette question réglée,

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J'ai reçu ça au courrier ce matin, avec le journal et une carte postale de you know who. Je te le recopie ici : "Tu me l'as dit 100 fois, mais tu sais bien que je suis long à la détente. Breakfast at Tiffany's est bien l'un des plus grands films jamais fait. Comment avais-je pu passer à côté à l'époque ? Sans doute était-ce une conséquence indirecte de mon intérêt d'alors pour Lars Von Trier et Werner Herzog... J'en profite pour faire un aparté sur ce dernier dont j'ai vu ou revu quelques films il y a peu. Là aussi, tu avais raison : voici un des pires cinéastes que la nation allemande ait enfanté - on peut d'ailleurs se poser la question de quels grands cinéastes elle a enfanté et gardé (c'est là toute la question), à part peut-être Fassbinder (mais je ne connais pas encore assez bien pour statuer). Le pire de tous ses films, chacun plus ridicule et moche que l'autre, est sans conteste Nosferatu : je ris encore des gros plans expressionistes sur Adjani - j'aimerais vraiment voir ce que Truffaut a réussi à en faire du coup, ça m'intrigue. Aguirre n'est pas très loin derrière. Cette fameuse éthique du tournage d'Herzog, la vérité à tout prix, la reconstitution documentaire fictionnalisée, tout ça, je peux éventuellement comprendre qu'on ait eu envie de le faire à un moment de l'histoire du cinéma, mais il aurait du comprendre après Aguirre que c'était vain. C'est comme Yes : je veux bien que ça existe, mais heureusement après eux il y a eu les Sex Pistols (note bien que je les déteste aussi, ça n'est pas la question) .En fin de compte, ta réflexion sur la similitude entre Herzog et John Stagliano, le gonzo, montrer sa bite à la caméra en permanence, tout ça est assez juste, sauf que Stagliano ne donne pas l'impression d'être puceau (symboliquement j'entends, tu avais compris ?).

Bon, ne le répète pas, mais dès le générique d'Aguirre ("Popol Vuh, mon dieu, mon dieu," comme dirait you know who, en appuyant le début des syllabes), je n'ai pas résisté à faire marche avant, régulièrement. La souffrance n'a duré qu'une trentaine de minutes ainsi. Je passe sur les quelques mignardises sans intérêt (des docus divers sur des fous ou des mecs qui se dépassent les limites , yeah, un truc inregardable qui s'appelle Fata Morgana - des images de désert avec de la musique classique et une femme qui lit l'évangile ou whatever -, Fitzcarraldo, remake d'Aguirre un peu plus réussi, c'est à dire que je n'ai saisi la télécommande qu'après 20 bonnes minutes), pour passer à Kaspar Hauser... qui en fait n'a aucun intérêt non plus, contrairement à ce que tu disais. Un débile (un vrai, oui, parce que le cinéma c'est la vérité 24 fois, blabla) qui joue aux chevaux de bois pendant 10 minutes avant que ne se passe la première action, non, je ne peux pas voir ça,. Vraiment c'est au dessus de mes forces. Je verrai Grizzly Man pour te faire plaisir et parce que tu m'as dit qu'il était différent - je ne l'ai pas vu - mais tu comprendras que ça ne sera pas avec la meilleure volonté - alors nous le verrons ensemble, nous nous forcerons.

Bref, revenons à ce qui nous intéresse tous les deux. La première chose que j'ai eu envie de faire à la fin du film - vieux réflèxe - est d'aller changer mon top10 sur shompy. Mais le site est en maintenance, tant pis. J'ai bien sûr beaucoup pleuré. Je me souviens en particulier de deux moments, lorsqu'il lui donne le chèque de 50$ dont il est si fier, et, bien entendu, lorsqu'elle cherche le chat (celui qui ne pleure pas à cet instant précis mérite de subir le châtiment d'Orange Mécanique - les allumettes dans les yeux - avec toute la filmographie de Werner Herzog). Il lui donne ce chèque, comme un coup de glaive en plein coeur, s'en va, ellipse, le japonais dans sa baignoire (gag) et Holly qui rit dans l'escalier : n'est-elle pas sublime, cet absence totale d'épanchement ? On vient de pleurer, et Edwards enchaîne directement, sans même un fondu (à vérifier ça) sur un gag qui nous arrache malgré nous un sourire, tu sais comme lorsque, petit, on fait un caprice et qu'une personne bienveillante nous fait une blague, et qu'on se surprend à sourire alors même qu'on a la bave qui coule du nez. Je repense bien sûr à ces deux secondes qu'il lui faut alors qu'il en faut quatre pour aller à la porte et, idem, le lendemain il frappe chez elle, as if nothing, et elle, radieuse, qui lui demande de se tourner mais non en fait elle va se débrouiller...

Et puis c'est aussi l'histoire de quelqu'un qui finit par sortir, à Tiffany's, puis dans cette boutique de farces et attrapes. Et pas la moindre carte postale de NY, évidemment, seules quelques semi-vues sur des monuments qu'on reconnaît si on y est déjà allé, uniquement. Le début, dans l'appartement, est en effet une merveille de mise en scène. Que jamais ne soit clairement posé l'activité alimentaire de Paul (même si on le sait très bien, simplement le fait que ça ne soit pas nommé,toujours sous-entendu) est aussi un grand coup de force.

J'en viens à ce qui, et je parie que tu penses la même chose, est à mes yeux la plus belle partie : tout le passage avec l'ex-mari, son chapeau dans Central Park ; le "son, i need a friend" avec l'accent texan ; la contre-plongée sur Paul prenant l'anneau dans les cacahuètes jack ; puis les retrouvailles, elle appelant son frère, Fred, et Doc en retrait dans l'escalier, la façon dont il monte ces escaliers (à petits pas rapides, en enlevant son chapeau), après une seconde d'hésitation ; et cette scène absolument désarmante, bouleversante, sur le quai de la gare, où Doc lui demande , avec ses yeux bleus sublimes (comme dirait you know who, en France on aurait donne ce rôle à Cauet, ou un type comme ça, qui aurait ridiculisé le personnage) de revenir à la maison, for me, your brother and your children, tout ce que contient cette phrase, "for me, your brother and your children" ; enfin, comme elle prend la cigarrette des mains de Paul et enroule son bras autour du sien pour l'emmener au cabaret... Pourtant, je n'aime pas Audrey Hepburn plus que ça. Comme femme je veux dire ; je ne tomberai pas amoureux d'elle par exemple...Tu m'excuseras de rester aussi vague et paresseux dans l'analyse, mais je suis encore sous le coup de l'émotion. Disons simplement un mot , que tu comprendras mieux que quiconque : Fancy. Tu m'a devancé dans,

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Et les cravates de Paul, tu as vu les cravates de Paul ?!

Ta lettre me rappelle que je devais te dire ceci, à propos de Written on the wind (qu'on a d'ailleurs vu avec you know who, marrant non ?) : commencer un film par de la vitesse pure. Et du vent. Et ne faire que ça par la suite : prendre de plus en plus vitesse, diminuer la résistance au vent.



C'est pour ça que je préfère WotW au non moins sublime Imitation of life, car il n'est qu'accélération, en permanence, alors que tout IoL semble déterminé, dans son rythme, pas la procession funéraire finale (dans sa deuxième partie en tout cas, puisqu'il y a cette ellipse phénoménale qui sort le film de ses rails), ce qui ne va pas sans beauté mais me touche moins.

Maintenant regarde ça :



Et écoute ça :


Découvrez Amon Tobin!


Ca me donne une envie folle de réécouter les deux premiers albums de Tobin. Ca tombe bien, je dois les avoir à porter d'escalier.

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J'ai vu le pilote de True Blood aujourd'hui, la nouvelle série d'Alan Ball. Mauvais pressentiment. C'est assez ennuyeux, mal fichu (bon, c'est un pilote en même temps), plat. Pourtant le pitch est séduisant : après qu'on a découvert comment fabriquer du sang artificiel, les vampires n'ont plus besoin de tuer et essaient de s'intégrer chez les humains. Ce sont désormais eux les victimes, les faibles, même s'ils ont théoriquement une force exceptionnelle et la vie éternelle. Ca se passe en Louisiane (a lot of southern chicks) et l'héroïne est une serveuse de bar psychich (elle lit les pensées), qui tombe amoureuse d'un vampire. Décevant à première vue. J'y jetterai une deuxième malgré tout.

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Demain, je te raconterai mon (ou peut-être mes) come-back sur le tchat X. Et il faut qu'on parle musique aussi.

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Ah oui, et Signes, que je n'avais encore jamais vu (ben non, c'était le seul, je sais pas trop pourquoi, ça fait longtemps que je l'ai dans mes étagères en plus) est magnifique, de bout en bout, il n'y a rien à jeter, pas même, et surtout pas, le dernier plan, où il remet son costume de pasteur. Un de mes préférés de Shyamalan. J'espère bien savoir pourquoi tu l'aimes tant toi aussi (outre le fait qu'il n'ait peut-être jamais aussi bien maitrisé la mise en scène) ?

mardi 5 août 2008

They have a secret world

A l'usure, j'ai fini par apprécier cette chanson (le clip en revanche...) (et pas les autres chansons. que celle là, à l'usure je te dis)



Et ça, en hommage à Jessie :



Je ne sais pas trop que penser du clip. J'aime bien l'intention, mais suis assez déçu par le résultat. Quelques beaux plans, mais un problème de montage, comme dans le plupart des clips. La fin, par exemple, aurait pu être bien sans ce gros plan.

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Je t'ai trouvé deux textes sur les Mac-Mahoniens grâce à Signo do dragao :
- Interview de Mourlet ("jolis" passages sur la patrie et l'idéologie, et Tavernier comme poête, j'aime bien aussi)
- Le manifeste mac-mahonien vu par Coursodon (le co-signataire du gros Tavernier)

On fait un carré d'as nous aussi ?

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J'ai enfin vu Valse avec Bashir et c'est grand (il suffisait d'attendre un peu kaherk). Dire que je trainais des pieds. J'ai vécu la première moitié d'une façon assez étrange, quoique pas illogique dans le fond, en somnolence, m'endormant et me réveillant régulièrement, simplement bercé. Aucun regret à cela, puisque le film s'y prête particulièrement bien... autre caractéristique commune avec les films de Marker (bien vu Joachim). Puis j'ai été arraché à mon sommeil, pour de bon, par la scène, inouïe, de la femme nue au milieu de la mer. A partir de là, l'émotion ne m'a plus lâchée, jusqu'au retour des images refoulées, dans les ultimes secondes. Le texte de Joachim étant excellant (les cahiers nuls, les autres en mode minimal), je n'ajouterai rien.


Et aussi Broken English, enfin 10 minutes. Dès le générique, on est dans l'obscénité la plus complète : gros plan (toujours se méfier des films qui commencent par un gros plan, tu le sais maintenant) de Parker Posey en train de se maquiller ; musique de Scratch Massive ; Melvin Poupaud, Justin Theroux, Drea de Leoni, Gena Rowland, Peter Bogdanovitch... Si elle voulait se la pêter avec ses amis, il suffisait de faire une fête, pas la peine de faire un film. Ou alors, comme Sofia Coppola, faire de la fête un film. Gena Rowland crapoteuse dès la première scène, Drea de Leoni enlaidie comme jamais, Theroux grotesque, pas un seul plan en 10 minutes, lumière affreuse, des gens qui commencent à ricaner pour rien derrière et à côté de moi... Manquerait plus que la caméra se mette à remuer, hop, voilà, suffisait de demander. Au moment où commence le dîner chez le japonais (les gens rient parce que Theroux dit domo arigato, ou un truc dans le genre), je fais un pacte avec moi-même : s'ils couchent ensemble, je sors. Ca ne manque pas (en même temps, je prenais peu de risque). Fin du repas, cut, Posey et Theroux au pieu, les gens rient. Je n'aurai pas vu Poupaud, la seule raison qui m'avait amené dans la salle. Et je me demande, qui des Makhmalbaf ou des Cassavettes sont les pires. Je sais ce que tu penses, mais pas sûr, non, justement.

samedi 2 août 2008

Happy Home


Un supermarché (le Simply en face de chez moi). Des rideaux gris sont abaissés dans tous les rayons contenant des produits frais. Imagine un bon tiers du supermarché ainsi endeuillé, un truc très beau, une sorte de galerie d'art en face de chez toi. Un écriteau sur chacun des rideaux : "problème avec la chaine du froid, veuillez laisser les produits en place. Merci".
Et voilà.
J'aime les Français (sans ironie).
(je n'avais que mon téléphone pour prendre la photo, dommage)

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Les gens parlent du prix du pétrole même sur les tchats de visio X. J'ai encore mon compte illimité et gratuit sur leur site, avec accès à tous les films et visio x de 18h à 1h du mat', alors j'ai fini par y aller. Je me sens un peu comme Joey et Chandler lorsqu'ils découvraient qu'ils avaient les chaînes porno sans payer.
Comme toujours avec ces univers un peu secrets, vaguement undergroung - dans la mesure où les gens ne se vantent généralement pas d'aller sur ce genre de site -, c'est fascinant. Je me suis rendu compte que les hommes n'y allaient pas pour se branler mais uniquement (j'imagine) pour causer. Causer avec une jolie fille, très polie, court vêtue, qui jamais ne les renverra balader. Une actrice X devant sa webcam pendant 3h, assise sur un canapé de cuir rouge, portant une robe, rouge aussi, très moulante, sans sous-vêtements, qui répond à une quinzaine de types semblant tous se connaître (ils viennent tous les jours, à 18h précises) et lui demandant des nouvelles depuis la dernière fois. "Et tes vacances à Cap D'Agde ?". "Et la nouvelle loi sur les étylotests, alors, c'est scandaleux non" ? "Oh, moi tu sais, j'ai pas de voiture, ça revient trop cher et à Marseille ça sert à rien". "Eh, tu devrais arrêter de fumer, ça va te causer du tort un jour ou l'autre". Et ainsi de suite.
J'étais sidéré, osait à peine parler, sauf pour lui demander si ça l'emmerdait pas d'aller en vacance au Cap d'Agde et si elle avait elle-même choisi son pseudo, absolument ridicule. Je n'y retournerai pas de sitôt mais j'ai trouvé ça beau, plus beau que beauf. J'imagine que ces quinze types n'oseraient jamais aborder des filles en vrai, puisqu'ils n'ont rien de mieux à leur raconter que leurs difficultés à la pompe ; là, ils paient 45€ par mois et une fille avenante leur fait la conversation pendant 3h. Des fois, elle se tortille un peu, montre ses seins, décroise les jambes ; là ça devient festif, ça s'excite, ça vanne, ça fait des jeux de mots sur les pompes ; et la fille rigole. Bon apparemment, c'était le tchat soft, il en existe un hard le soir.

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Wanted, donc. J'aime vraiment. Pas grand chose à ajouter à la critique de Momci, si ce n'est que le scénario ne m'a pas semblé si con. L'idée d'un Matrix retro, entre le hi-tech contemporain et le moyen-âge, avec un poil de Steampunk, est excellente. C'est dans l'air du temps, disons, ça marque le léger recul, conjoncturel, du tout-numérique. James McAvoy, très surprenant, rappelle Ed Norton comme le faisait remarquer Jessie. Angelina Jolie, même anorexique, est sublime. Pas loin de penser que c'est la plus belle femme du monde (foudroyé par chacun de ses sourires). Avant de voir Batman, c'est le meilleur film de super-héros de l'année.
Sinon, aucun acteur/actrice porno dans la salle.

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J'ai passé une nuit absolument rohmérienne - dois-je te préciser à quel film je fais référence ?. Penser que je découvris le film il y a un an presque jour pour jour me rend cette nuit encore plus précieuse. J'avais apporté le DVD de Breakfast at Tiffany's, mais ça ne marchait pas (zone 1), elle ne comprenait pas sans les sous-titres. Alors on a mis Le feu follet. J'ai tenu 15 minutes - aurai-je un jour le courage de voir le reste ?. On s'est finalement replié sur Buffalo '33. Je ne me souvenais pas que c'était un film aussi drôle.

En rentrant, à 6h du matin, la rame de métro était complètement taguée :


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Ce soir, j'ai enfin parlé à Robert "Philippe" Smith. Il est poète, "même si le terme est galvaudé, mais il faut bien donner un nom à mon activité et c'est celle qui me semble la plus appropriée". Il était ivre, m'a parlé de Bienvenue chez les Ch'tis, a fumé une clope, puis est rentré chez lui. Je l'aime déjà.

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C'est bien que Bobbie Gentry t'explose à la gueule.



Je voulais te mettre du Glenn Campbell, mais j'en trouve pas. Je voulais te mettre un Noel Deschamps (un mod français, pote de Nino Ferrer) mais j'arrive pas à la publier ici. Alors je te mets un Madlib (plus Talib Kweli) :




Et un Jay-Z aussi :




Il y a un type qui dort dans ma chambre. A partir de maintenant et jusqu'à la fin du mois, je ne suis plus chez moi. Happy home.

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omg!!!thats sooo amazing congratulations so when do u start shooting? :)
H., 21 : 51 : 49, 16/12/2006

mercredi 30 juillet 2008

Mr and Mrs (Will) Smith

(Hancock vs. ?)

Jessie me l'avait bien dit, Han cock sucks (je viens d'installer google analytics, faut rentabiliser). Je l'aurais cru tout de suite s'il n'avait pas hystérisé sur la mise en scène "immonde" de Seuls Tow (je maintiens que c'est à mon avis faux, disons qu'elle est seulement dans la moyenne, et que le film est malgré tout formidable, sans doute le meilleur film français vu cette année, Cap Nord mis à part). Suite à cela, je pris à la rigolade son emportement contre l'homophobie latente du film (Hancock) ; il avait pourtant raison.

Partant avec un bon a priori suite à sa série Friday Night Lights, à l'avis positif (mais non détaillé) de D.Chou, et malgré la médiocrité de The Kingdom (j'étais prêt à le revoir) je pensais trouver dans Hancock les arguments pour le contrer, pour retourner son argumentaire d'une façon ou d'une autre (pardonne mon orgueil). J'y ai cru, vraiment cru, pendant 20 minutes, de très loin les meilleures du film, celles où Mme Hancock se réveille et semble assumer, un instant, sa condition de super-héroïne. Cela donne lieu à une poignée d'excellentes scènes de screwball comedy entre Will Smith et Charlize Theron, scènes poussées à leur absurdité lorsque, par leurs chamailleries, ils provoquent un mini-cataclysme sur Los Angeles. Au lieu de les retrouver au lit, le mari (Jason Bateman) les retrouve en pleine rue, sous la neige qu'ils viennent de faire tomber, au milieu des décombres. Ca me rappelle l'excellent Mr and Mrs Smith qui transposait lui aussi, d'une certaine manière, la screwball dans le champ des super-héros et parvenait à établir ce sur quoi Hancock échoue lamentablement, sitôt passées ces fameuses 20 minutes : émanciper son héroïne et mettre en danger la virilité surfaite de son héros ; avec, de surcroît, un style autrement plus abouti qu'ici. Entre la fluidité de Liman et la tremblote de Berg, effective seulement de temps à autre, lorsqu'elle s'appuie sur de la (belle) musique par exemple (on ne peut pas lui enlever ça), le choix est vite fait (c'est drôle comme la mise en scène de Berg passe très bien à la télé, pas du tout au cinéma).

Que voit-on dans Hancock (spoilers) ? Un super-héros hobo qui vit heureux (en tout cas si le bonheur est l'absence de malheur) jusqu'à qu'un crétin de pubard idéaliste le convainque de devenir politiquement correct, policé dans tous les sens du terme, uniforme et aigle dans le dos à l'appui. Il est profondément homophobe (Jessie a raison, toutes ses vannes autour du asshole + les vannes sur les super-héros homo), ne craint dans le fond qu'une chose : qu'on l'encule, puisque c'est apparemment la seule façon de le transpercer. Ok, jusque là, je me dis que tout le monde ne peut pas être les Wachowski, qu'il ne faut pas trop en demander à cet authentique beauf de Berg (tu sais bien que j'ai un faible pour les beaufs américains), et qu'après tout, il m'est sympathique ce héros qui rote et qui pète. Puis intervient le coming-out de Charlize, la révélation (le coup de foudre au rayon Pampers, c'était bidon), l'affirmation (dans la caravane) que Madame a de plus gros pouvoirs que Monsieur (on demande à voir), la belle promesse, enfin, que le film va se détourner de son éloge du formatage. Et plouf : on apprend à l'hôpital que Charlize, toutes ces années, n'a fait que seconder le gros Smith, que veiller à sa survie, et qu'elle entend bien continuer. Dans la scène finale, très ratée (tu y crois une seule seconde à ces méchants toi ?), le mari picole et c'est la femme qui trinque (tu vois de quoi je veux parler). Retour à l'équilibre : Hancock à NY avec son aigle (Giuliani's touch) à arrêter les petits truands du Bronx ; sa meuf au bras du pubard, heureuse qui comme Ulysse de lui raconter qu'Attila louchait ; et le brave pubard, enfin, qui tire littéralement des plans sur la comète, puisque c'est le seul endroit où l'on acceptera son plan de sauvetage du monde (qui passe nécessairement par de la pub, note bien).

Move Bitch !
Get out the way, get out the way, bitch, get out the way
(au moins comme ça c'est clair)

***

Tiens, Monstre, si tu passes par là, this is for you :

Put your hands up in the air, it's a stick up !


Découvrez Kelis!


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I know. Un massacre. Un génocide. Un bonheur. En boucle. En shuffle. En crème de jour. En paté pour chien.
AB, 22 : 18 : 02, 27/07/2008

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Pas de nouvelle de D.Chou. Bonnes nouvelles ?

jeudi 24 juillet 2008

All the real girls


La première scène de All the real girls, mythique :




Une scène de danse très belle, de 3'30 à 5'45 :


Une sorte de clip, qui pourra paraître emphatique à certains (Mogwai fear Satan + paysages malickiens + plans d'usines + ouvriers au travail) mais qui me touche beaucoup, sans doute aussi au regarde de ce qui le précède.



All the real girls, donc, de David Gordon Green. Encore un peu de mal à en parler sereinement. Vince et Jessie m'ont dit qu'ils n'aimaient que moyennement, qu'ils trouvaient ça lourd, voire psychologisant. Are they blind ?

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Du coup, ça fait monter les attentes concernant Pineapple Express sans doute trop haut (en gros, the best film ever ou rien). On risque d'être déçu. David Gordon Green + Apatow + Rogen + Franco, ça frise l'overdose rien qu'en le disant, alors en le voyant... On verra.