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vendredi 22 août 2008

Ancora tu l'incorrigibile


Pour ceux qui ont un peu suivi "l'affaire BHL en Syldav... euh Géorgie", attention... on se tient les côtes... on prend son souffle... c'est parti : là et là

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Celui qui s'en sort le mieux à l'exercice, quelque peu périlleux, de la critique d'un film d'Hong Sang est à mon sens Péron à Libé. Premièrement, c'est le seul qui annonce la couleur : "Il est particulièrement difficile d’écrire sur l’œuvre de ce cinéaste coréen, pourtant un idéal pour qui entend souffler encore un peu sur les braises mourantes de la «politique des auteurs»." Après une telle mise en exergue, on pourrait s'attendre à ce qu'il prenne les jambes à son cou (sur le modèle Télérama-Chronicart Art : "ouais de toute façon c'est toujours la même musique avec HSS"), eh bien pas du tout, au contraire, il y va : "Rien de bien nouveau sous le soleil du marivaudage, dira-t-on, mais c’est la place du cinéaste lui-même, le ton du récit, le registre du film qui créent la singularité de ces turpitudes sentimentales et sexuelles." J'aime beaucoup ce qu'il écrit là : "La négligence du style d’Hong Sangsoo, qui n’essaie jamais d’épater par la moindre prouesse formelle, tend elle-même à effacer les cadres, les repères et plonge le spectateur dans une rêveuse expectative, une stase neutre qui est aussi une invitation à retenir son souffle car, comme l’écrivait Cioran, «nous respirons trop vite pour pouvoir saisir les choses ou en dénoncer la fragilité. Notre halètement les postule et les déforme, les crée et les défigure, et nous y enchaîne». Et de conclure "Pas de majuscule aux sentiments, pas de messages définitifs délivrés au terme d’un processus déchirant qui aurait à la fois broyé et révélé chacun à lui-même, mais une suite de sottises, de dérapages, de gribouillis sur le sable et de serments bredouillés dans le brouillard de l’alcool, d’instants de gravités pas du tout fatidiques qui révèlent soudain l’absence de sérieux en toute chose." C'est ce que j'ai lu de mieux sur HSS depuis... ? Si tu as un texte à proposer de toi, ou quelqu'un d'autre, je suis preneur. Dommage d'ailleurs que tu n'aies rien écrit sur celui-ci, j'aurais aimé savoir pourquoi il te plaît tant.

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Entendu à table :
"Alors Tonton, pas trop dur de se lever à 2h du mat" (suivi d'un clin d'oeil)
"Penses-tu, j'avions mis le réveil [car le Tonton conjugue, véridique, tous les verbes à la 1ere personne du pluriel de l'imparfait de l'indicatif]" "Depuis que j'avions la TNT, j'en profite comprends-tu !"(suivi d'un éclat de rire)
"Alors c'était quoi cette quoi cette fois-ci ?"
"Joie en Amérique, je croyions bien". "Ô l'étions toujours les mêmes d'toute façon : Joie en Amérique, Joie en Afrique, Joie à Venise..."
"Joie en Amérique ?" dit Tonton n°2 "Keko'leti'k'sheu ?" ("qu'est-ce que c'est que ça," en VF ?)
"..."
"..."
"Je voudrais pas m'avancer, mais je crois bien qu'on dit Joy, Tonton..."

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Allez, pour finir les vacances, un peu de foot et d'Italie, si tu permets


Découvrez Lucio Battisti!


(Battisti = le Christophe italien)
(Tu aimes Johnny Flynn ?, sois gentil, réponds-moi un peu)

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Il est grand temps de rentrer au bercail. Grandes retrouvailles avec D.Chou demain, et vraie appréhension sur sa santé dermatologique. Nous verrons bien. Et un peu plus de ciné j'espère.

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Je viens de passer devant le célèbre restaurant d'huitres parisien, Le Mollard
J.S., 11:06:40, 22/08/2008