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mercredi 1 octobre 2008

Le retour de Broly

J'ai reçu ça d'un ami aussi name-dropper que flagorneur - je lui en voudrais d'être différent ceci dit : "Vu Dans la ville de Sylvia, tiens; vaut (presque) pas tripette. Pardonne-moi la brosse à reluire, mais certains plans veulent talonner L'enclave; c'est peu dire qu'ils échouent. Un seul grand moment, la deuxième scène de café, avec tous ces visages qui s'obstruent les uns les autres, bouchent des perspectives, dessinent des microfictions avortées ou retardées, viennent bouffer l'écran en close-up ou s'effacent au contraire d'un coup d'un seul, relayés à l'arrière-plan d'un claquement de cils volatil. La mise en abîme sur le voyeurisme est grossière; l'obsession baudelairienne sur l'ode aux passantes, agacante; la ressemblance frappante du gugusse avec Courbet jeune, beaucoup trop édifiante sur la volonté de passerelle entre ciné et peinture chez Guerin; mais cette facon de faire s'initier le ressouvenir d'un amour perdu à partir d'une dissection géométrique de l'espace, c'est fort. Franchement, cette scène, sans déconner, a quelque chose d'un mini-Ionesco déconstruit par Chirico reformulant les principes physiques de Lagneau; bref c'est cool. Mais c'est tout; le reste est juste une ode banale aux tramways; qu'est-ce que ca peut nous foutre". La suite de son mail ma presque fait pleurer - l'enfoiré.
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J'ai vu Grandma's boy avec Scott ce soir. C'est ok, comme dirait Thouv : sous-sous Apatow (mais on part de si haut qu'on arrive finalement pas trop bas), mâtiné de Sandleries sans Sandler (donc supportables) ; stoner video games movie, genre la scène "how do you know i know you're gay?" de 40yov étirée sur 1h45, avec :

et

La première est absolument charmante, je le savais déjà, mais là particulièrement ; le second, beaucoup plus gros qu'aujourd'hui, fait mouche à chaque apparition, où il ne fait rigoureusement pourtant rien d'autre que rire bêtement et lêcher des seins - ça te laisse préjuger du type d'humour. Scott a vainement essayé de me convaincre que c'était la meilleure comédie ever, mais que j'aurais du fumer pour l'apprécier à sa juste valeur. Ben voyons.

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T'ai-je dit que Home d'Ursula Meir, avec Olivier Gourmet (jamais il ne m'a déçu, même dans les daubes comme Mesrine 2 où, totalement ridiculisé par un postiche improbable, il donne une leçon d'acteur à Cassel) et Isabelle Hupert (presque aussi belle dans les champs de blé que lorsqu'elle était filmée par Cimino il y a 30 ans) était une divine surprise ? Pas un grand film non - à cause d'un défaut de mise en scène -, mais un film qui évoque plus l'Amérique que l'Europe, Malick que Zola, la vie comme une succession de possibles à exploiter plutôt que succession de problèmes à résoudre. C'est déjà pas mal. Ca commence comme la Petite maison dans la prairie Punk, ils prennent leur bain à poil, toute la famille, jouent au hockey dans le jardin, regardent la télé sur un canapé dehors. On est en France, alors on se dit que le père cache sûrement quelque intention incestueuse (en plus il s'isole pour fumer, c'est louche), la mère quelques névroses (de fait elle en cache, c'est con, surtout pour Huppert mais on ne l'apprend que plus tard), que les enfants souffrent. Et ça ne vient pas. On attend les soucis, les huissiers, les cartouches glauques, ça ne vient pas. Ainsi pendant 20 minutes. Le film déjoue nos attentes, en tout cas a déjoué les miennes.

Et puis un matin, les problèmes arrivent ; mais c'est presque comme dans un Spielberg, La rencontre du troisième type, une arrivée de petits hommes oranges, pas des humains assurément, des E.T. Et lorsqu'ensuite ils construisent la route, c'est beau et triste comme l'arrivée du train dans les westerns crépusculaires. Et ça continue, des glissières intrusives, des bourdonnements incessants, des tremblements, des bugs à la Friedkin. Du fantastique, pas du naturalisme. La moindre traversée de la route devient un film d'aventure, voire un film d'horreur quand il faut se faufiler par un conduit souterrain (scène sans doute géniale à l'écriture, mais un peu gâchée par la mise en scène paresseuse). Du Kawase dans certains plans sur la nature. Et du Hal Hartley me souffle-t-on...La partie claustro, moins réussie (parce qu'entre 4 murs, l'absence de mise en scène, ça ne pardonne pas) laisse un mauvais ressenti final, dommage. Le personnage de la petite nerd apatowesque est assez raté aussi, je ne sais pas pourquoi, mais ça ne marche pas. J'aime beaucoup le dernier plan, le mouvement après la fixité - ça me touche nécessairement. On sent dans Home une authentique et saine volonté d'en découdre avec un substrat théorique (intimisme européen vs. grands espace et genre américain), malheureusement pas toujours suivi d'effet (le côté Versailles de

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Ahah, les brêles, les types sont jamais foutus de mettre le bon nombre d'étoiles, en général ils m'en collent toujours une de moins, et là, hop, 2 étoiles pour un film que je défonce, et le plus drôle, c'est la phrase qu'ils citent, qui sortie de son contexte veut dire l'exact inverse de son sens originel.

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Tu as entendu ça ?


Découvrez T.I.!


Tu me diras que c'est lassant, et je te répondrai à l'affirmative mais que c'est malgré tout un des meilleurs morceaux de hip-hop/rnb entendus cette année. Ce ne sont pas les derniers Rihanna (qui n'a certes jamais brillé mais là tout de même, Disturbia ahaha), Britney (Womanizer, t'as entendu ça ?), Snoop, Nas, The Game, Lil Wayne, Pharrell (avec My Drive Thru, ça commence à se voir qu'il fout plus les pieds en studio et qu'il file tout le boulot aux stagiaires, sans parler de son auto-remix de Everyone nose, totalement consanguin), et j'en passe. A part Lupe Fiasco, j'ai rien entendu de bon cette année. Et je crains de plus en plus que Beyoncé ne soit pas à la hauteur de mes attentes. Si même Beyoncé fait défection, que va-t-on faire ? Qu'ont-ils fait au hip-hop ?

Mince, ça me lasse déjà Juana Molina... Pourtant, je te jure que ce fut un choc à la première écoute.
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D.Chou a une coiffure trop nulle

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" 0 " {*_*} merci pour touts
Y.U. 01 : 05 06, 0502/2008

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samedi 31 mai 2008

Un sale type

Deux grands films (j'utiliserai peut-etre le terme chef d'oeuvre à la seconde vision) cette semaine : The happening de Shyamalan et Forgetting Sarah Marshall de Apatow & Co. J'en reparlerai (j'espère) dès qu'ils seront sortis + Indy 4, ratage sublime (et pas l'inverse), "Le périlleux enchaînement des choses" de Spielberg.

En attendant (et en attendant la fin de Cannes, Sur la piste et Ophuls... ça commence), je publie un mail de D.Chou

Samedi soir, 2h du matin, fin de la fête d’Entre les murs, je croise à la sortie FR, sans doute un peu éméché, qui me reconnaît car on s’est croisé à plusieurs reprises à la télé. Il y a apparemment un after au Bal Room, et une possibilité d’y entrer grâce à Sandrine, décidément le sésame de tous les endroits prisés de la croisette. Je propose à FR de venir avec nous, ce qu’il accepte aussitôt – il a l’air un peu perdu.

Finalement je me fais refouler par le type qui m’avait déjà interdit la soirée MK2, et c’est FR qui me fait entrer.

On parle un peu de tout : s’adresser à Daney ou s’adresser aux gens, la pédophilie ou l’islam, sacrifier le bonheur à la puissance, être gouverné par ses affects ou la raison, Despleschin. Lui : « Despleschin est sans doute un grand metteur en scène, mais pas un grand cinéaste, parce que fondamentalement, c’est un sale type, et je n’ai pas envie de voir les films d’un sale type ».

Je me faisais effectivement la réflexion pendant le film (Un conte de Noël) : encore et toujours la même histoire (la même démonstration pensais-je), d’une misogynie absolue. Toujours ces mêmes rôles de femmes prétendument fortes, ces rocs de volonté et d’abnégation qui révèlent assez vite leur faiblesse et leur petitesse d’âme. Et toujours en face d’elles cette figure de l’homme prétendument fou qui se révèle être la seule personne véritablement libre (on pourrait dire qu’il incarne même à chaque fois l’idée de la liberté, je veux dire par là que le trait est un peu forcé, heureusement Amalric est toujours génial, de liberté de jeu, de surprise, de drôlerie). Esther (Devos) dans Comment je me suis disputé, Nora (Devos encore) dans Rois et reine, Elizabeth (Anne Consigny) dans le dernier, à chaque fois le même personnage de femme vaillante, qui brandit fièrement ses fardeaux comme preuve de son courage, qui affronte tous les malheurs de la vie droit debout, et qui ne se plaint jamais, qui ne demande rien d’autre que la reconnaissance de ce courage. Pis, qui ne demande rien d’autre que le sentiment de culpabilité de tous ceux qui l’entourent, que la prise de conscience de leur profonde irresponsabilité. Des femmes responsables et raisonnables, et qui portent sur leurs épaules, comme un bouclier indestructible, tout le poids du monde. Et à chaque fois, Despleschin va venir s’amuser à gratter ce vernis d’invulnérabilité jusqu’à dévoiler ce qui depuis le début, résistait : une amertume, un ressentiment, une lâcheté. C’est évidemment Maurice Garrel face caméra avouant enfin et depuis la mort la haine qu’il porte à sa fille, c’est aussi dans Un conte de Noël ces deux scènes terribles pour Elizabeth, d’abord le dialogue avec son frère (Amalric), ensuite cette vérité du personnage énoncée sans lui lors du dernier dialogue entre Amalric et Paul Dédalus, de mémoire (très approximatif, voire totalement réécrit) : « Mais oui c’est ça, c’est ta mère qui te rend fou, c’est elle qui étend sa tristesse sur toi, tu n’es pas malade, c’est elle qui est malade et qui te refuse le bonheur, maintenant qu’on sait ça tous les deux, tu es guéri Paul ! ».

Pas besoin de son diplôme de philo pour entendre à cet endroit une rhétorique toute nietzschéenne, le faible fier des fardeaux qu’il décide lui-même de mettre sur son dos etc., qui culpabilise le fort, seul à exercer sa liberté etc. D’ailleurs c’est marrant car on parlait de Nietzsche avec FR, je sais plus pourquoi, sans doute sur la question du sacrifice du bonheur, et lui me dit qu’il faut bien faire la différence entre les nietzschéens de droite et les nietzschéens de gauche, que ces derniers sont tout à fait admirables (sous-entendu : il se revendique comme tel), bref il est possible du coup que Despleschin soit un nietzschéen de droite (mais je ne sais pas du tout ce que ça peut bien vouloir dire), à creuser.

(d’ailleurs ultime figure nietzschéenne dans Un conte de Noël : à l’opposé du don d’Elizabeth qui attend nécessairement un retour, soit une reconnaissance, soit une dette, soit une culpabilité, la vrai générosité d’Henri, le don de sa moelle qui n’attend rien en retour, le don par excès de force, surcroit de puissance)

En tout cas je suis sidéré que cette misogynie ne fasse pas débat, qu’on n’en parle pas, alors qu’elle me saute aux yeux. Je relisais JM Lalanne hier, sur Rois et reine, qui avait alors ces mots : «La puissance du film tient à son égale empathie pour ces deux stratégies de survie. Nora plonge, s’immerge, embrasse l’existence dans toute sa virulence, et défend comme une louve l’objectif qu’elle se fixe. Ismaël se déplace, esquive, renvoie toutes les responsabilités comme des balles au bond. Entre la guerrière et le clown, le film ne tranche pas. » Alors qu’il me semblait au contraire que le film choisissait sans cesse, qu’il prenait sans demi-mesure le parti d’Amalric, que le film était même l’entreprise de destruction du personnage de Nora. Évidemment je sais que Despleschin se défendrait d’une telle misanthropie pour soutenir plutôt l’idée d’une admiration sans borne pour ces personnages de femmes fortes, et qu’il oserait même soutenir que ses films sont l’histoire d’une renaissance heureuse de ces femmes, de la conquête d’une paix avec soi-même, et alors là je serais vraiment dégoûté parce qu’il m’a toujours semblé évident que la fin de tous ses films est à chaque fois un ultime pied de nez à ses femmes humiliées, une façon, et de faire la nique au critique en recherche d’humanisme en lui coupant l’herbe sous le pied, et d’humilier une dernière fois ses héroïnes en leur offrant un hypocrite happy end qu’elles n’ont pas mérité (les fins de Comment je me suis disputé, Rois et Reine, Un conte de Noël, toutes les mêmes !).

Bon imaginons qu’on discute avec Despleschin, sa réponse pourrait être ça (Inrocks, décembre 2004) : « Je songe à Nora... Les héroïnes de cinéma que j'ai aimées souvent traversent le pire. Elles m'apprennent à chasser le chagrin, les culpabilités, à les vaincre, à toujours préférer la douceur au désespoir. Seuls ceux qui ont connu le pire savent que le plus précieux, c'est ce que les épargnés jugent futile. Un rayon de soleil, l'élégance, la paix, fuir nos prisons et ne le devoir qu'à nous-mêmes. Peu importe que nous soyons meurtris, nous nous devons à nous-mêmes de gagner. Quand Catherine Deneuve prend la main de Nora à l'HP, son seul geste est une apologie donc une amitié. Catherine Deneuve ne juge personne, elle aime bien admirer... Et c'est la seule condition pour être réalisateur... ».

(ce qui me fait penser, mais je préfère ne pas y croire, que je plaquerais mes propres idées sur les intentions de Despleschin…)

Sinon j’aime beaucoup le film, j’aime que la frime soit sans cesse sublimée par l’intelligence, j’aime sa générosité, louée un peu partout mais cette fois le mot me semble vraiment juste, le film donne énormément, il déborde de partout, c’est peut-être en cela qu’il est américain, dans son goût pour la dépense. Y souffle un vent de liberté (malgré le côté ultra référencé) qui, au regard de tous ces films pesants et radins qu’on a pu voir à Cannes, tous ses films labellisés auteur, fut réellement salutaire pour moi. D’ailleurs je disais à Simon tout à l’heure dans le bus que si Honoré avait trouvé depuis deux films une manière un peu ludique de faire avec l’héritage de la nouvelle vague (en gros la vitesse et l’inconscience), je préférais mille fois le côté un peu scandaleux de Despleschin dans son utilisation des effets, le côté blasphémateur et pilleur de tombes, bien conscient lui.

Et la scène dans la cuisine entre Chiara Mastroianni et Simon le cousin est magnifique, tellement cruelle et belle à la fois (sans doute l’une des plus belles scènes de son cinéma, d’ailleurs le sentiment qu’il a cherché à filmer cette scène toute sa vie).

L’inénarrable Pascale Bodet sur le film : « la greffe desplechinienne ne prend pas, car Desplechin, n'ayant de cesse de ramener la couverture à lui (effets de signature), bloque toute dramaturgie authentique, tenant en laisse le corps qu'il produit en s'y greffant lui-même. Exemples : le ton sur lequel la mère dit à son fils qu'elle ne l'a jamais aimé, le ton sur lequel son fils lui réplique qu'il ne l'a jamais aimée, et sur lequel ils concluent qu'ils ne se sont jamais aimés ». Outre qu’elle ose qualifier Despleschin de « monstrueusement scolaire » (un comble pour elle !), je trouve qu’elle est passée à côté de cette scène renversante, où sous couvert de mots cruels et de vacheries dites sans fard, on ressent paradoxalement, derrière ces « je ne t’aime pas », une incroyable complicité entre la mère et son fils ; dit rapidement, se débarrasser des affects (l’horizon despleschien ?) permet ici une vraie estime intellectuelle, qui du coup produit presque une autre manière d’affect.

En fait comme je te le disais dans le train de l’aller à propos de Comment je me suis disputé, ce qui me séduit avant tout je crois dans ce cinéma c’est son intelligence, une intelligence en roue libre, qui se donne presque pour elle-même. Ca peut sembler un peu sale mais je trouve ça très beau, va savoir pourquoi.

Ce qui ne m’empêche pas de lui préférer, quand je la rencontre, une intelligence au service du collectif ou du politique, ce qui est le cas d’Entre le murs, ce si beau film.

En fait je me dis que c’est rare un film vraiment intelligent, que comme le dit Jessie, il y a surtout de faux intellectuels pas au niveau des sujets qu’ils abordent (il faudra qu’on reparle de Versailles).

Entre les murs, on en reparlera à sa sortie, mais juste en attendant : je commence à ressentir la limite de l’idéologie Bégaudienne, d’ailleurs la limite de toute idéologie : l’esprit de système - mais quand même ! Quelle belle idée sur laquelle se fonde ce cinéma (et cette littérature) !

Un pur matérialisme, une fidélité absolue au réel (pas au sens d’une copie fidèle mais d’une amitié fidèle), ce qui est est et ce qui n’est pas n’est pas (Parménide donc), rien de plus, un fait puis un fait puis un fait et ce faisant c’est la vie qui s’est écoulée et il n’y a rien de plus beau qui aurait pu être contemplé. C’est d’un ascétisme sans égal (car même chez Kéchiche, le mythe s’invite : Marivaux dans L’esquive, la forme de la fable dans La graine). D’ailleurs le film trahit à de rares moments sa philosophie originelle : FR souligne à juste titre la scène où Bégaudeau fume une clope dans la cantine, scène superflue, qui « dit » l’angoisse du prof alors que depuis le début le film n’est qu’action, qu’il évite soigneusement tout commentaire, donc toute pause. Mais il y a aussi je trouve des facilités, comme les dessins de Souleymane, ou la petite black qui vient à la fin dire qu’elle n’a rien compris (disons qu’à ce moment ce qui me gêne est de sentir la volonté surtout de ne pas faire sens, le fait qu’à trop vouloir éviter le manichéisme on tombe dans le didactisme inverse – l’effet Elephant).

J’aime vraiment je crois cette idée qu’en se bornant à ne décrire que des faits advienne avec l’accumulation quelque chose de plus grand mais qu’on n’a pas sciemment convoqué, et qui serait sans doute la grandeur ou la beauté de la vie.

J’aime cette idée parce qu’elle est évidemment avant tout politique (du coup quelle place pour le mythe, relégué au même rang que la religion ? je ne sais pas).

Bon je vais attendre que tu voies le film et là je vais me coucher.

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D.Chou est en pleine forme