vendredi 23 octobre 2009

Je fais des trous, des petits trous


Seulement 30 personnes au TNL hier :/ C'est rageant. Plein de gens seraient intéressés, je suis sûr, mais comment les toucher ? J'ai plein de relais pourtant, mais pas assez visiblement.

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J'ai passé plus ou moins toute la journée sur un portrait de Richard Kelly aujourd'hui (l'interview n'était pas très réussi mais ce n'est pas grave). Du coup j'ai revu Donnie Darko hier soir, et quelques passages de Southland Tales. Le point commun de tous ses films : on n'y comprend rien. J'avais le souvenir d'un film assez confus mais malgré tout intelligible, or à la revoyure, c'est évident : à moindre d'être un nerd passionné par les paradoxes spatio-temporels (Vincent ?) on n'y comprend que pouic. Et on s'en fout. Parce que le talent de Kelly est ailleurs.

Ce n'est absolument pas un talent de narrateur, contrairement à Shyamalan (à qui l'on pense fatalement devant The box), cinéaste économe dont la mise en scène déploie ses effets avec parcimonie ; mais plutôt un talent de prestidigitateur, multipliant les effets pour faire diversion, sans pour autant verser dans l'esbroufe, ce qui est très fort ; car si il y a une enflure chez Kelly, elle n'est jamais dans la mise en scène, toujours dans les scénarios, qu'il n'affectionne, jusqu'à présent, que tordus. Je te vois venir : et Shy alors, c'est pas un magicien ? Si, mais ses tours à lui, ils les déploient sur l'ensemble d'un film, dont chaque partie fait echo à toutes les autres. Chez Kelly, il y a un plaisir élémentaire de la séquence, un talent purement clipesque (comme la première scène de lycée dans Darko, avec Killing Moon) et si la cohérence de l'ensemble l'intéresse un peu (mais pas moi), c'est surtout la réussite de ses tricks qui compte. Au delà du pitch ("c'est la fin du monde, il est temps de faire des choix"... bon), son propos ne m'intéresse pas, mais chaque scène, prise à part, me trouble, m'émeut. Je pourrais en citer 15 dans The Box, mais une me touche particulièrement : lorsque Cameron Diaz enfile son nouveau pied. Ca ne sert pas à grand chose, le film ne serait pas bien différent sans ça, et en même temps c'est magnifique.

Maintenant, est-ce que je préfère Shyamalan ou Kelly ? J'aurais du mal à répondre, car les deux répondent à des goûts contradictoires : équilibre ou déséquilibre ? A priori, l'art de Shyamalan est plus abouti, mais il y a toujours quelque chose qui me séduit chez ces cinéastes boulimiques, saturés de références pop et incapables de simplicité. Ces cinéastes mutants, comme tu dirais (Tony Scott, par exemple, qui a fait un de ses meilleurs films avec Kelly au scénario ; ou J.J. Abrams ; ou Tsui Hark ou encore les Wacho...). Il faudra qu'on l'écrive un de ces jours, notre éloge du cinéma mutant...

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D.Chou m'a enfin donné des nouvelles ! Tu veux voir à quoi ressemble sa nouvelle femme ? C'est elle, derrière lui.

samedi 17 octobre 2009

It's alright

Je suis enrhumé. J'ai perdu mon ipod. Les coûts de post-prod de mon film ne cessent d'augmenter. Je fais devoir faire une retake du dernier plan (enfin une take, devrais-je dire). J'ai reçu ma fiche d'argent de poche. Le film de Dumont est infect. Le film de Jarmusch est bête. Les autres films sont insignifiants. Les deux John Hughes sur lesquels je comptais pour le ciné-club sont indisponibles. Des gens qui devraient me rappeler ne me rappellent pas. Ma demande de visa prend du retard. Il fait froid. Il pleut. Mon lit est cassé. Mon PC est cassé. Hadopi ne va pas tarder à me tomber dessus. Et tu donnes pas de nouvelles.

But It's allright

lundi 12 octobre 2009

Ce message s'autodétruira dans quelques heures

C'était ça, au fait, le fameux regard vers l'horizon de Public Enemies ?

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vendredi 9 octobre 2009

Great day

Tournage terminé, pas évident de passer à autre chose. Vidé. J'essaie de penser au suivant pour combler ce vide, du coup. Début du montage dans un mois.

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Je publie ici un débat qui s'était tenu sur mon wall facebook en août. Il n'y a pas beaucoup de rapports entre Ford et Apatow, mais peu importe, c'est aussi le plaisir de ce vaste comptoir que de pouvoir y lancer n'importe quelle idée pour en discuter. Il faudrait par ailleurs que je prenne le temps - tu vas m'aider comme promis ? - de retranscrire la masterclass du gars à la FNAC. Sinon, j'ai très envie d'écrire quelque chose de consistant sur le film, mais il est un peu tard. Sans doute samedi, pour préparer l'émission sur radio libertaire. Il faudrait aussi écrire quelque chose sur le beau The Box, de Richard Kelly, que j'ai revu tout à l'heure et qui ne perd rien à la seconde vision.