mercredi 18 février 2009

I'll sleep when i'm dead

Adrian Tomine, Chris Ware, et Daniel Clowes (du 1er au dernier plan) à la même table, lors du dernier festival d'Angoulême. Soit, grosso modo, l'équivalent en BD de Faulkner, Dos Passos et Hemingway. A la même table, en train de dédicacer.
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"Le film est infect (lol), on y revient la semaine prochaine, avec bistouri à la main et pince à linge sur le nez." ahah, j'ai hâte de voir ça.

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Après ça, il y eut heureusement ça. Ouf.

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A propos de Push,

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Okay, well, I gotta go rock
K.B., 10/01/2009, 00:39
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lundi 16 février 2009

Hush

Le meilleur épisode de Buffy : Hush. Genious. Pour le télécharger : ici.

samedi 14 février 2009

This wilderness up in my head


Mail reçu : "Tu m'avais parlé de lui (la fameuse conversation où tu as lâché un "ouais parce que moi la littérature ça m'intéresse pas" qui t'a fait traverser le sous-sol de papier de mon estime ), et voilà que je lis par hasard sur le blog du critique du Nouvel Obs un des 3 papiers élogieux qu'il fait dans l'année et qui est consacré à lui. Parallèle entre Djian qui est un vrai romancier et Yann Moix qui l'attaque dans le Figaro où il a une tribune - querelle sans intérêt, pas plus pour toi que pour moi, même si je suis à 100 % du côté du Nouvel Obs. Mais je te copie-colle juste cet extrait du dernier roman de Djian dont le résumé donne très envie, pas de le lire en priorité, mais de l'inscrire disons sur sa liste de mars :

Chaque fois que j’écoutais Banshee Beat d’Animal Collective, je prenais conscience que l’homme n’était pas simplement destiné à répandre la souffrance et la laideur sur le monde. Il pleuvait, il tombait des cordes, mais cette musique frôlait le miracle. Il y avait un moment où forcément l’on posait son verre et où l’on commençait à danser – en remerciant Dieu de ne connaître ni guerres ni famines etc. –, à se déhancher, à laisser poindre un sourire de satisfaction. (...) Il devenait de plus en plus difficile de préserver de tels moments. Dans l’ensemble, selon moi, la vie était plutôt une affaire douloureuse. Je n’avais pas dansé tous les jours, si j’avais bonne mémoire. Aussi, puisqu’il en était ainsi, me laissai-je un moment porter par la musique – remuant comme une espèce de ver dans une prise électrique – tandis que la pluie ruisselait sur les baies. Il faisait déjà sombre. Comment ferions-nous, me disais-je, s’il n’y avait pas la musique? J’avais ouvert une bonne bouteille de vin blanc".

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Autre mail : "et pour benjamin button, j'aurais du t'écouter, bien sûr, au lieu de me laisser ébranler par tous ces 'étalements de mesquinerie' (j’ai lu et beaucoup aimé ton texte, bien sûr, qui me convainc aussi que les fincher d’avant zodiac ont peu de chances de m’enthousiasmer). rien à voir, j'ai enfin vu mes premiers épisodes de buffy, début de saison 4 (les bouts entraperçus il y a dix ans chez un copain dont les soeurs étaient fans ne comptent pas, en vf qui plus est), j'adore (sarah m. tout autant) et ça me rend presque triste, que cette série n'ait pas accompagné mon adolescence comme elle l'aurait du. j’aurais jamais cru ça, c’est profond comme apatow, terrorisant comme lynch, astucieusement méta comme shy (willow à buffy : ‘i’m not your sidekick’)… et génialement drôle. impur, fou fou et déjanté comme jumper (j’attends énormément de push, sur ce plan), et aussi une somme de culture populaire us (les simpson, studio 60), bref tout ce que j’ai aimé récemment. Et sarah m. est une des plus grandes actrices au monde, oui, un coup enfant gâtée butée, l’autre midinette, puis proche de l’asile, et une même fantaisie dans chaque registre. et quelle fragilité, quand elle suit le type odieux qui l’a plaqué et s’excuse, c’est juste pas possible, et elle le rend crédible je n’ai toujours pas compris comment. Et cette manière de jouer de son statut de blonde décolorée, de connaître ses limites et de s’en désoler, j’ai rarement vu une série aussi sadique envers son héroïne (‘oh yes, you’re willow’s friend’). Enfin voilou…

bye







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C'est l'un des plus beaux films que j'ai vu parce qu'il contient tous les autres, ou en tout cas une infinité. C'est un film qui justifie le cinéma, tout en étant chargé jusqu'à la gueule de littérature, donc un amplificateur d'existence. Sublime.
C.W., 07/02/09, 02:17

jeudi 12 février 2009

I respect you people

Un texte très émouvant de Skorecki sur la grève de la faim de son ancienne collègue à Libé, Florence Cousin, qui prosteste ainsi contre son licenciement : .

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Parmi les innombrables parodies du pétage de plomb de Christian Bale, seule celle de Michael Cera (forcément) vaut le coup.



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Tu as dû remarquer que je postais beaucoup moins depuis deux mois. Moins de temps, mais pas seulement. Je commets surtout l'erreur de noter des trucs sur des post-it, en me disant que ça fera un sujet de post, je postpone, et ne poste finalement pas. Du coup, maintenant je poste par petit bout, c'est mieux non ? Ca me libère d'un poids, j'te jure.

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C'est ça le film qu'ils auraient du faire. Ca aurait été beaucoup plus drôle. He's just not that into you est un des rares mauvais film avec Kris Kristofferson, il faut le faire (je vois d'ailleurs sur sa filmographie qu'il joue dans un court-métrage réalisé par Jennifer Aniston, je serais curieux de voir ça).

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Si ce n'était pour Anne Hathaway, Meilleures ennemies serait inregardable. Comment ai-je pu croire il y a quelques années qu'elle ne valait pas mieux qu'Audrey Tautou ? Regarde :


Ah, mais si ! Il y a un truc, tu peux pas le nier. Laisse lui 10 ans, quelques grands cinéastes et moins de sourires - surtout moins de sourires - et elle sera immense. Va voir Les passagers (en salle le 11 mars), tu comprendras. Le film est très étrange, bancal, border nanar par moment (non, ce n'est pas pour ça que je t'ai dit qu'il ressemblait au tien !), on a peur pour lui à chaque instant, tant le chateau de carte qu'il érige avec peine, à coup de micro-suspens absurdes et de conspirations à la Chris Carter (un compliment), ne repose sur rien, rien d'autre que le visage d'Anne Hathaway. Grâce à elle, rien qu'à elle, le chateau tient, tremble mais refuse de s'écrouler, même lorsqu'il subit les pires assauts d'un grotesque scénario à twist (qui m'a néanmoins arraché quelques frissons, je dois être bon public) ; il faut voir Anne Hathaway dans l'eau glaciale, de nuit, ses lèvres gercées et ses cils collés ; il faut voir Anne Hathaway en col roulé en train de boire du café dans un mug, les joues rouges du compliment qu'un bellâtre vient de lui adresser ; il faut la voir affronter ce type dans le hall de l'aéroport devant la foule médusée, pour comprendre ce que je dis. Il faut le voir, mais je crains que ça ne soit pas partageable...

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En parlant de partager son goût pour les acteurs/trices, je ne remercierai jamais assez d'avoir orienté le mien vers Amy Adams, parfaite dans Miss Petitgrew, Cendrillon dans un Londres de 1940 se préparant à la guerre. Le film est suprenant, réalisé par personne et grouillant pourtant d'idées de mise en scène, porté par sa troupe d'acteurs et surtout sa princesse Adams, la plus troublante des blondes vénitiennes vue depuis Nicole Kidman (à qui elle ressemble énormément) (tout comme Jim Carrey ressemble à Gus Van Sant) (tais-toi).

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Ca y est je sais que je l'aime parce que je me suis réveillé ce matin en chantant get in trouble with saul bellow.
S.L., 13/02/09, 13:11

Bazooka Bubblegum : I'm Bubbly !

J'ai jamais rien vu de plus beau. Jamais.
Je pourrai le mettre dans mon top ten 2009 ?


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Qui de Tony Manero (chier sur le costume de Travolta, littéralement et symboliquement, est le pire blasphème qu'un film puisse commettre à mes yeux) ou Dance Flick (à condition qu'il sorte) succèdera à Louise Michel comme pire film de l'année 2009 ? A ce propos, on est en février, et je me rends compte que j'ai déjà mon film (Benjamin Button) et mon album (Merriweather Post Pavilion) de l'année.

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Alors que les volutes d'How I Met Your Mother commencent à lasser et que 30 rock entre inexorablement dans sa phase de maturité - les séries comiques sont comme les chiens, il faut multiplier leur âge par 7 pour pouvoir les comparer aux autres ; 30Rock a ainsi 21 saisons -, East Bound and Down, si l'on en croit le pilote qui traine sur le net depuis quelques mois, risque bien d'être the next thing to watch.