Bon, je suis apparemment le seul à ne pas gouter les pitreries du Zohan. J'ai essayé de me souvenir si j'étais de mauvaise humeur ce jour-là - ça tient à peu de choses d'aimer un film, particulièrement une comédie - et je ne crois pas. Je me souviens surtout jeter un regard d'excuse après les 10 premières minutes à Maria que j'avais trainé à la projo, lui promettant que ça serait bon, preuve que j'y allais sans mauvais a priori. Elle non plus n'a pas décroché un sourire (vite fait, lorsqu'il se moque de Mel Gibson). Non, j'ai beau y penser, je ne crois pas "être passé à côté"; contrairement à ce que tu me dis ; je me le suis pris en pleine gueule, au contraire, et ça m'a déplu. La vision ces jours-ci de
The Comebacks (sortie, sans doute technique, ce mercredi), parodie de
Friday Night Lights avec un David Koechner (sidekick de Ferrell dans
Ron Burgundy, Talledega Nights et Semi-Pro) irrésistible en coach idiot, comme si Raymond Domenech était un personnage des Simpsons, m'a rassuré sur ma capacité à rire de choses très bêtes. Va le voir si jamais il sort près de chez toi ; sinon je te passerai le divx. Mais la comédie ethnique, non vraiment, je ne peux pas (je trouverai forcément un contre-exemple un jour...).
Il n'y a plus que toi qui, vouant une haine implacable à Sandler, minimisant même son seul bon film (
50 first dates), pourrait m'apporter ton soutien. Non pas que ça soit désagréable d'être seul contre tous, mais ça me rassurerait de savoir un des plus grands fans de comédies US de ma connaissance à mes côtés. Sinon, tant pis, j'irai proposer mes critiques à Ferenzi. Ou à Mad Movies (
message 892, ça vaut son pesant de Big Mac)
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The most unintentionnaly gay video ever
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Dans la ville de Sylvia, comme je te l'avais promis, voici pourquoi je n'aime pas. "Bander ses muscles", on y revient à nouveau (pas étonnant que Frodon ait adoré, lui qui ne juge les films que sur leur note d'intention et le CV de leur réalisateur - réflexe de commission sans doute). Le film passe son temps à faire étalage de sa réflexion (pour faire vite Hitchcock meets Romer à la terrasse d'un café bobo et les deux discutent des femmes qu'ils ont connu et perdu, de leur irréprescible envie de les retrouver), à faire démonstration de son mystère. Ca m'a rappelé, sur le mode de la filature obsessionnelle, ce moyen-métrage vu à Brives, De la neige au village, que déjà je n'aimais beaucoup pour les mêmes raisons ; au moins le film de Rit était, ou tentait d'être, drôle. Ici quel sérieux ! L'impression, donc, que le film n'avance pas (c'est fait exprès me diras-tu) et se complait dans son ennui, mais un ennui qui ne produit rien d'autre que l'auto-fascination. Dans Café Lumière, avec ce même caractère obsessionnel, flâneur et urbain, HHH produisait sans cesse du cinéma, des plans foncièrement cinématographiqes (je veux dire qui ne feraient pas nécessairement de belles photos), de la réflexion sans en avoir l'air (donner d'un même trait limpide, des nouvelles du Japon, de la jeunesse, de la ville moderne et du cinéma), et des sentiments forts sans crier gare. Ici, à part la belle idée de la "réflexion urbaine" sur les vitres du tramway, je ne vois rien, ou des choses déjà vues milles fois, le genre de choses qui se traduisent dans les dossiers de presse par le sésame "j'étais fasciné par". On ne fait pas des films (qu')avec de la fascination. Je n'aime pas sa façon de mettre en scène, ses plans photographiques (si je les voyais sur ton blog je les trouverai belles, mais c'est différent tu en conviens) ou ses plans tableaux (les rues, les passants, ça ne te rappelle rien ?), connectés ensemble par une trame sonore riche, elle aussi est dans l'auto-commentaire permanent, ses acteurs faux (on n'est pas sur une terrasse de café mais sur une scène de théâtre ; ça aussi c'est fait exprès vas-tu me dire ?)... Les personnages n'existent pas, sont des prétextes à la fiction ; mais là aussi, je lis dans le dossier de presse que c'est voulu... Bon, alors tout va bien. Je viens par la même occasion de faire la critique de
Après Jaime Rosales (Las horas del dia, La soledad), Guerrin confirme la vaine veine urbano-contemplative du cinéma espagnol contemporain, redécouvrant l'image-temps avec 30 ans de retard. J'irai tout de même voir En Construccion, pour me faire un avis définitif.
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Le dernier single d'Of Montreal est inécoutable (j'ai l'impression d'être la twilight zone quand je l'écoute en repensant aux choses écrites sur ce groupe), Mogwai est devenu depuis 2 ou 3 albums le groupe le plus chiant du monde et Oasis, ah, c'te blague.
Du coup j'écoute encore les Fleet Foxes
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D.Chou ne m'a pas filé sa crêve. Alors qui ? Sûr que c'est mon nouveau (et sympathique quoique taciturne) nouveau collocataire.
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Merde.J.S., 04:04:04, 31/08/08
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(toute mon admiration, s'il ne l'a déjà, à celui qui trouve d'où ça vient)