jeudi 23 octobre 2008

Regarde ce qu'ils nous ont laissé, de vieux restes d'idéologies qu'on a toutes vues se planter

J'ai trouvé un bon dentiste, enfin ! Enfin qui a l'air. C'est la première fois que je vais chez un (une en l'occurence) dentiste qui est plus jeune que moi. Enfin qui a l'air.
Ca méritait bien un billet.

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Je réécoute beaucoup Expérience en ce moment, qui est un peu la demi-suite de Diabologum (l'autre étant Programme, que j'aime moins). Parfois c'est un peu maladroit, limite Saez, mais ça bouleverse à chaque fois. J'y pensais justement en t'écrivant un mail sur youknowwho.

Deux (two lovers ?)


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Pour ceux qui aiment le jazz

Découvrez Experience!


Pour toi qui, je crois, ne connais pas Diabologum (une de mes 5 chansons préférée) :

De la neige en hiver

Découvrez Diabologum!


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Je n'aime pas beaucoup le film d'Alan Ball, tu sais. L'archétype d'un cinéma américain adulte, finaud, psychologique, à grand sujet, arrogant ("arrogance cotoneuse" a dit un jour OJ à propos de Six Feet Under), surjoué, un peu cynique sous prétexte d'être satirique (ah, la passion française pour les films qui "écornent le rêve américain"). OJ, encore : "Une haine trop douce maquillée en verdeur buñuelienne traverse SFU. Chaque personne, ultra-typé [ici, on pourrait dire : le métèque plus blanc que les blancs, le prick patriote], n'existe que pour remplir les cases d'une radiographie bien mesurée de la "société en crise". Le film me rappelle celui, bien pire soyons justes (car très mal filmé alors que Ball s'en sort pas mal, malgré sa tendance au chromo) de Paul Haggis : Crash. Tu vois ? Le film de salon, en somme. Le film qui fera bien dans les dîners mondains. Pendant ce temps, Pineapple Express et Step Brothers vont faire, c'est confirmé, une sortie technique...
Reste quelques très bons acteurs : Maria Bello, Toni Colette, l'adolescent noir (qui a un visage incroyable, sorti d'un clip de boy's band 90's), la gamine (monocorde mais fascinante) et surtout Aaron Eckhart que j'aime décidemment beaucoup et qui arrive à rendre aimable son personnage pourtant rabaissé de bout en bout par le scénario. Le père libanais, en revanche, est très mauvais (c'est Oliver dans SFU, et je ne l'aimais déjà pas).

mardi 21 octobre 2008

G.L.A.M.O.R.O.U.S.

Mon passage préféré de GG, so far :



(si après ça, tu ne t'y mets pas immédiatement, je ne te comprends plus)
(je le repasse en boucle et reste admiratif de la finesse de mise en scène (la diffraction dans les miroirs par exemple) et de montage (le zoom cut à la fin))

Et l'originale de Fergie, très belle aussi :


Découvrez Fergie!

dimanche 19 octobre 2008

Cigarette Paper






et aussi ça et ça

Single Ladies

Je t'en prie, vote pour le film que tu préfèrerais voir en premier au Breakfast Comedies at Ursuline's, c'est important.

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T'as vu le dernier plan du clip ? Incroyable hein, ça confirme toutes mes théories sur Beyoncé. Je brûle d'envie de voir la suite...


J'aime ! (à suivre)

jeudi 16 octobre 2008

BCC@U's

Le cine-club de comedie americaine, qu'on prévoyait (avec SBJr) de commencer en octobre va finalement voir le jour en Novembre (la date reste a fixer). Et se poursuivre, au pire un trimestre, une année si ça marche. Ce sera au Studio des Ursulines.
Il nous faut un nom, si tu as une proposition et qu'on la retient, tu gagnes ta place gratuite pour l'année...
La difficulte principale n'est pas de convaincre les détenteurs de droit (qui sont pour l'instant très coopératifs) mais de trouver les films qui existent en 35mm VO bon état et dont les droits ne sont pas tout simplement perdus dans la nature. Ce qui est le cas pour la plupart des Blake Edwards par exemple...
Pour l'instant, l'option DVD n'est pas disponible, pour plusieurs raisons, mais j'espère les faire changer d'avis. Sans quoi, on n'ira pas très loin avec le concept de comédie rare ou inédite (impossible de montrer, en 35, Napoleon Dynamite ou Fever Pitch en VO, par exemple). Dis moi ce que tu en penses, mais moi ça ne me gene pas de voir un DVD en salle si je sais que c'est la seule solution et qu'on me prévient.
Dans l'immédiat, j'hésite sur le film à montrer en premier. J'ai 4 possibilités, dis-moi ce qui te ferait le plus plaisir pour commencer (laisse un commentaire, vraiment, j'ai besoin de savoir) :
A night at Roxbury / Osmosis Jones / Cable guy / Super Nacho

mercredi 15 octobre 2008

GD

Depuis tout à l'heure, j'essaie d'écrire ces deux ou trois feuillets que j'aurais préféré ne jamais avoir à écrire, tu l'imagines, et les mots ne viennent tout simplement pas ; je t'envoie donc ce mail, peut-être que ça m'aidera.

Je regarde des vidéos de lui sur Dailymotion (tellement élégant face à Cauet), je lis le beau texte que lui a consacré Azoury dans Libé ce matin, je lis quelques déclarations plus ou moins heureuses (Albanel : "Personnalité riche et complexe, GD (...) en ayant beaucoup donné à sa passion pour le cinéma", peut-on faire plus nul que ça ?), et je regarde avec envie cette foutue mini-cassette qui conserve encore, je l'espère, une bonne partie de nos premiers échanges dans un hôtel cannois, en mai dernier. Hélas, je n'ai pas de quoi la lire - tu te souviens du fou rire quand je t'ai lu la transcription à l'appart, et aussi quand je t'ai raconté l'histoire du moteur à eau qu'il avait soi-disant inventé et revendu aux Indiens ? Je m'en souviens comme si c'était hier, de la gêne de P.S. (et de la mienne) durant la première partie de l'interview, puis de la tête de l'attaché de presse lorsque GD me demanda de rester un peu, pour discuter. J'ai jamais su, au demeurant, pourquoi il avait voulu que je reste...

Je replonge dans mes notes du tournage, sur lesquelles j'ai finalement mis la main. Je relis quelques phrases inouïes (Bowie c'est moi, c'est pour ça que je ne peux pas le tolérer, tu comprends, c'est un usurpateur), bribes de phrases (Je ne tue pas le père, Je te meurs d'envie), citations (Cioran : les bourreaux sont des victimes à qui on n'a pas coupé la tête), notes cryptiques qui le resteront à jamais (Led Zep - Béatrice Dalle - discussion sur l'amour) et gribouillages que je ne peux reproduire ici (une espèce de serpent qu'il s'était tatoué sur le bras, et un R, tatoué sur son dos, la veille avec un stylo bic ou je ne sais quel instrument de fortune, et qu'il s'était empressé de me montrer dès mon arrivée, fier de lui et tentant de m'expliquer qu'il s'agissait d'une blague contre Carla S ; je n'ai toujours pas saisi la blague). Et puis : "Eruption de volcan", c'est ce qu'il y a écrit tout en bas de ma page.

J'essaie de me souvenir des chansons écoutées sur son ipod ghetto blaster (qui crachait - c'est le terme - aussi bien du Zazie que du Radiohead, du Higelin - qui le fit pleurer à l'écoute de l'Illicite - que du NTM), mais une seule me revient, celle intitulée "Ma liberté". Il l'avait composé et s'apprêtait à la sortir sur son disque. "C'est la préféré de Gérard"

Je feuillette l'exemplaire du J'accuse de Zola qu'il avait tenu à m'offrir, après qu'on écouta, pendant deux bonnes heures agrémentées d'un Canard à l'orange, sa lecture peu académique du texte, enregistrée quelques semaines plus tôt aux Subsistances, à Lyon. Il dévie sans cesse de l'original, part dans d'interminables digressions - sur Sarkozy, la Bosnie, des secret-défenses inavouables -, digressions qui, comme c'est toujours le cas, constituaient le coeur de son propos. Il était très fier de cette lecture publique : elle lui valut, me dit-il, quelques projectiles et invectives de la part "bons gros bourgeois lyonnais". Je le feuillette donc, et découvre qu'à la dernière page, il avait écrit (à moins que ce ne soit R... c'est plutôt une écriture de femme) une adresse de restaurant et un petit plan pour y arriver. Oui, c'est sans doute R. qui l'a écrit : imagine-t-on GD dessiner un plan pour trouver un restaurant ?
"Monsieur le Président, Me permettez-vous, dans ma gratitude pour le bienveillant accueil que vous m'avez fait un jour, d'avoir le souci de votre juste gloire et de vous dire que votre étoile, si heureuse jusqu'ici, est menacée de la plus honteuse, de la plus ineffaçable des taches."

Je pense aussi à Far From Manhattan.

Je relis enfin le mail qu'ils m'avaient envoyé il y a un peu plus d'un mois, lui et sa compagne, pour me dire qu'ils étaient en Roumanie, que ça allait plutôt bien, malgré la chaleur et la fatigue, et que l'essentiel était que "chaque semaine (les) rapprochait de la musique". Et je repense à ce coup de fil surréaliste, reçu quelques minutes après la lecture du mail, alors qu'il débutait son tournage à Bucarest le lendemain, où il m'ordonnait, m'engueulant presque, de regarder Eurosport, le grand prix de moto GP où concourrait Valentino Rossi, et de lui donner le résultat dès que possible. S'il gagne, dit-il, je me tire, je rentre. Et Rossi gagna. Et le texto fut envoyé. Et il n'eût jamais de réponse.

J'aurais préféré qu'il tienne parole, ce con.

lundi 13 octobre 2008

L'homme qui marche (3)

L’HOMME QUI MARCHE

L’homme fait peur. Couvert d’un long manteau noir, la démarche chancelante, le visage creusé par la fatigue, son verbe jaillit par salves destructrices lors des conférences de presse de ses deux films sélectionnés à Cannes : De la guerre de Bertrand Bonello, dans lequel il interprète un membre d’une étrange secte, et Versailles de Pierre Schoeller, où il excelle en SDF avec enfant à charge. Guillaume Depardieu a, dit-on, “mauvaise réputation”. Il suffit pourtant de quelques minutes pour goûter son irrésistible affabilité (“Je me méfie du verbe et pourtant je ne fais que parler”), sa grande culture (il cite Nietzsche, García Lorca, JoeyStarr “le plus beau poète que je connaisse”…) et bien plus encore, sitôt les quelques questions d’usage posées.

Guillaume Depardieu donne peu d’interviews, mais lorsqu’il accepte, il joue le jeu. Quel jeu ? “La promotion ne m’intéresse pas, dit-il d’emblée. A Cannes, on te prend, on te jette. Moi je ne veux plus faire ça. Je veux raconter une histoire aux gens, avec mes mots, avec mon corps. C’est pour cela que j’ai perdu du poids avant de venir, pour ressembler à L’homme qui marche de Giacometti, tu connais ?”

La redingote finalement tombée, on aperçoit ses bras, des bras maigres en effet, meurtris, laissant paraître sous la peau albâtre une forêt de veines saillantes et magnifiques. Lorsqu’on évoque son allure fantomatique, il nous demande de préciser. C’est que le fardeau est lourd, le cliché tenace. Non pas un survivant, mais bien un fantôme : celui qui apparaît dans le cadre sans crier gare, pour en disparaître à volonté ; celui qui, paradoxalement, est l’acteur français le plus spectral et le plus incarné – disparition, présence. Il semble acquiescer. Lui-même se définit comme “asymétrique et politique. Regarde L’homme qui marche de profil : c’est un triangle, c’est la maison, la franc-maçonnerie, et de l’autre côté il a la tête qui avance, c’est la raison qui traîne le corps, le coeur. La notion de corps, je l’ai comprise quand j’ai failli le perdre.”

Bonello l’appelle son “beau guerrier”, ça l’amuse : “J’ai l’impression d’être un peu revenant, un peu mutilé, un peu guerrier, ça dépend. C’est là que le son intervient.” Un peu surpris par ce raccourci étonnant, c’est à notre tour de lui demander de préciser : “Les gens me disent que je suis flou. Moi, j’estime que je suis très clair et que les gens ont à faire un effort. Il n’y a plus d’effort, on vit dans une condescendance absolue.” Il se ravise toutefois : “Ce que je veux dire, c’est qu’avant les images, ce sont les sons, la musique qui me guident. Je vais faire un album tu sais ? Pour faire chanter les caissières de supermarché.” En insistant un peu, il accepte d’en faire écouter un échantillon, quelques spoken words accompagnés d’une mélodie au piano sur lesquels flotte l’esprit de Gainsbourg et de Daniel Darc. “Je vais aussi faire un film. Pas deux, ni trois : un seul. Bientôt. Ça ne parlera que de femmes, toutes les femmes que j’ai rencontrées dans ma vie, et particulièrement deux : Asia Argento et Béatrice Dalle. A Cannes, je ne mets pas de lunettes, car sinon, dès que je croiserais une femme, je la regarderais, et elle ferait partie du film…” Guillaume Depardieu est vivant, bien vivant. En marche.

Texte publié initialement dans les Inrockuptibles de Cannes 2008


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Découvrez Suprême NTM!

samedi 11 octobre 2008

Merde ! de Leos Carax


Rabbit in Your Headlights (Unkle) - clip de Jonathan Glazer

jeudi 9 octobre 2008

Bizarre autant qu'étrange


Regarde bien cette image.
Regarde la bien
Encore
Alors ?
Rien ne te choque ?

Material Girls

Regarde ce plan, très probablement le seul dans le film à être ainsi penché, regarde comment il renverse très subtilement la perspective en faveur de la fille, comme si, malgré sa petite taille, elle allait irrésistiblement fondre sur sa veule proie. Ben voilà, c'est ça Blake Edwards, j'ai pas l'impression qu'il faille en dire beaucoup plus.

Quand tu me disais qu'Apatow puisait beaucoup chez lui (il me reste toujours à voir 10 et That's life), tu avais bien entendu raison, je le saisis mieux désormais : ce fantasme d'amitié fusionnelle qui nous émeut tant à la fin de Superbad, Edwards l'avait déjà réalisé dans Switch (Dans la peau d'une blonde), où un brave type finit par engrosser son meilleur ami. Quelle plus belle scène que cette visite à l'hôpital ?

Je repense aussi à ce détail, bouleversant, lorsque ce type au physique plutôt ingrat, Jimmy Smits, le meilleur ami d'Ellen Barkin donc, demande à cette dernière si elle veut bien l'accompagner au Duke's ce soir-là. Et elle qui répond nonchalamment, tout en prenant son téléphone, que oui. Et lui, n'y croyant pas, qui lui demande de répéter, ébahi : "oui ?". "Oui". Et il sort du bureau, fou amoureux. De son meilleur pote.

Rien à voir mais je ne peux 'empêcher : Will Ferrell meets Keith Richard

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Jim Carrey remet un oscar à Blake Edwards : ici (impossible de coller la vidéo directement)

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J'aime bien ce tu écris ici
(j'imagine que ça ne peut que te faire bondir) (non, pas toi, toi)
Et aussi j'aime bien ce que lui écrit , ce qu'ils écrivent tous les trois à vrai dire. Beaucoup.
(Et j'ai enfin trouvé de quel film venait votre image-titre, que je rêve de voir du coup)
Le seul, ou presque, à reconnaître les qualités de Super Blonde.

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Au passage, le début de Blonde and Blonder est sompteux. C'est simple, c'est la suite de Switch. Un aérodrome, deux anges sont posées là, dans le cadre ; elles viennent nous rendre visite, comme dans un film de John B.Root ; elles se maquillent, arrachent leurs ailes inutiles, puis montent dans un avion, pas pour rentrer chez elles comme je le croyais au début (sinon pourquoi arracher leurs ailes), mais seulement par habitude, par plaisir de s'envoyer en l'air ; elles décollent, tentent de s'enfuir du cadre, mais échouent et se crashent, au beau milieu d'un golfe, sur un trou de golfe pour être exact.

Oui, c'est certain, ça ne peut être qu'un clin d'oeil à Switch,
(premier plan de Switch)

une élégante façon de nous signifier que le personnage d'Ellen Barkin a finalement choisi d'assumer sa féminité et qu'elle est prête à retourner sur terre, dans la peau de Pamela Anderson.
Le reste n'est pas à la hauteur de ce préambule, mais qu'importe ?



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Blonde Ambition, ça se laisse regarder, essentiellement pour les acteurs (c'est souvent le cas) : Jessica Simpson et Luke Wilson. Ca va sortir en France apparemment
Pledge This ne vaut que pour ses 10 premières et 10 dernières minutes, festival de parishiltoneries, démontrant une fois de plus l'insubmersibilité de l'héritière, son immarcescible classe féline - celui qui parviendra à l'humilier n'est pas né.
Et My Super Ex-Girlfriend, désolé, mais rien que pour Anna Faris et Luke Wilson, moi j'achète (Uma Thurman en revanche, la pauvre... il lui faudra encore 1 ou 2 Kill Bill pour rattraper le coup).

Et je saurai d'ici la fin de la semaine notre ciné-club est viable (rapport aux copies disponibles).

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Découvrez Blondie!


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Pas de gym pour moi en fait, j'ai le corps tout fatigué... vous voulez diner à l'appart ?
J.S., 18:57:01, 06/10/2008
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SoHo, Juillet 2006

samedi 4 octobre 2008

Bloody Sunday

Ninja Cat


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Je viens de bousiller mon ordinateur et pis c'est tout.

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vendredi 3 octobre 2008

I can't even puke on myself

Deleted scene de All The Real Girls (David Gordon Green, 2003)


On a hier soir inauguré nos futures habitudes de roommates avec SBJr en regardant East Bound and Down, le pilote d'une série HBO écrite par et pour Danny McBride, le future king of comedy, une sorte de Will Ferrell encore plus fou, mufle et irascible, redneck dans toute sa splendide et bouleversante beauferie. Je te passerai la semaine prochaine, faut que tu voies ça. Il est par ailleurs à l'affiche de Tropic Thunder et Pineapple Express, mais ça tu le sais déjà.

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Je te l'ai déjà dit mais j'aime beaucoup la critique d'Appaloosa par Momci. Ils foutent quoi à Libé, pour ne pas parler du tout du film (à ma connaissance) ? Sinon, ma Némésis a aussi écrit sur le film, et on est pour une fois d'accord. En tout cas sur le fond...

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J'ai repris goût au cinéma ! Après Home, c'est La vie moderne (pas prêt de l'oublier, non, la lumière du dernier plan) et, beaucoup plus improbable, Coluche, qui ont trouvé grâce à mes yeux. J'espère avoir l'occasion de revenir plus longuement sur Coluche, qui réussit à mon avis là où Mesrine se plante. En deux mots : film de bande (au sens amical et collectif du terme = De Caunes) vs. film de bande (au sens pénien du terme, au sens "c'est moi que j'ai la plus grosse et si t'es pas d'accord j'te casse la gueule" = Richet) ; un acteur dépressif (François Xavier Demaison très bon), au sens psychologique et climatique du terme (un mec dans l'oeil du cyclone, qui fait le vide autour de lui mais reste intact) vs. un acteur déprimant (Cassel, le pire acteur français, voire du monde depuis qu'il s'est décidé à saboter des films américains cf. Dérapage, Ocean's 12 et Les promesses de l'ombre).

Il faudrait aussi revenir sur la téléologie crétine et mensongère (Uranus style, le fiston a bien appris la leçon) de Mesrine (le pauvre a été abattu par la police tel un chien - et d'ailleurs accompagné par son chien -, on va vous montrer comment on en est arrivé là), opposée à l'histoire au présent, en train de se faire, de Coluche, dont le vrai sujet est la dissolution du peuple français, sa substitution séguelienne par une multitude de cibles marketing, la disparition dans le grand bain majoritaire (cf. Deleuze : "la gauche est par définition minoritaire") (cf. le magnifique caméo de Podalydès en Jacques "crapule" Attali), et la façon, bouleversante, dont l'humoriste est à la fois le promoteur génial des minorités invisibles et le catalyseur involontaire de leur échec (cf. le meeting avec Choron & co, la rancoeur des ouvriers Picard). Que ce soit le fer de lance de l'humour Canal - qui mieux que Canal+ (à part Libé) symbolise le mitterandisme triomphant, cette défaite ambigüe du peuple en tant qu'entité ? - rend le dernier plan (Coluche enfermé dans une image cathodique) d'autant plus amer et sublime.

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Toi qui ne croyait pas mon oncle paysan capable de parler comme ça, va voir le Depardon, il y a un personnage, bouleversant, qui est presque pareil (le type sur le tracteur, le fils sacrifié).

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Je me demandais, en regardant quelques performances de Belladonna et juste après avoir lu ce texte de PB du BdP, comment sa réflexion pouvait s'adapter au porno, celui-ci ne posant qu'une question, en permanence, toujours la même : "que peut un corps?". Comment aller encore plus loin, alors que les limites physiologiques du corps semblent avoir atteintes ? Je n'ai pas la réponse, alors je te la pose.

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Découvrez Get Well Soon!


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D.Chou avance masqué

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Dans ma dyslexie, je viens de t'appeler Davy. N'importe quoi! Bon mea culpa et besos.
Y.L. 20 : 05 : 36, 02/10/2008

mercredi 1 octobre 2008

Le retour de Broly

J'ai reçu ça d'un ami aussi name-dropper que flagorneur - je lui en voudrais d'être différent ceci dit : "Vu Dans la ville de Sylvia, tiens; vaut (presque) pas tripette. Pardonne-moi la brosse à reluire, mais certains plans veulent talonner L'enclave; c'est peu dire qu'ils échouent. Un seul grand moment, la deuxième scène de café, avec tous ces visages qui s'obstruent les uns les autres, bouchent des perspectives, dessinent des microfictions avortées ou retardées, viennent bouffer l'écran en close-up ou s'effacent au contraire d'un coup d'un seul, relayés à l'arrière-plan d'un claquement de cils volatil. La mise en abîme sur le voyeurisme est grossière; l'obsession baudelairienne sur l'ode aux passantes, agacante; la ressemblance frappante du gugusse avec Courbet jeune, beaucoup trop édifiante sur la volonté de passerelle entre ciné et peinture chez Guerin; mais cette facon de faire s'initier le ressouvenir d'un amour perdu à partir d'une dissection géométrique de l'espace, c'est fort. Franchement, cette scène, sans déconner, a quelque chose d'un mini-Ionesco déconstruit par Chirico reformulant les principes physiques de Lagneau; bref c'est cool. Mais c'est tout; le reste est juste une ode banale aux tramways; qu'est-ce que ca peut nous foutre". La suite de son mail ma presque fait pleurer - l'enfoiré.
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J'ai vu Grandma's boy avec Scott ce soir. C'est ok, comme dirait Thouv : sous-sous Apatow (mais on part de si haut qu'on arrive finalement pas trop bas), mâtiné de Sandleries sans Sandler (donc supportables) ; stoner video games movie, genre la scène "how do you know i know you're gay?" de 40yov étirée sur 1h45, avec :

et

La première est absolument charmante, je le savais déjà, mais là particulièrement ; le second, beaucoup plus gros qu'aujourd'hui, fait mouche à chaque apparition, où il ne fait rigoureusement pourtant rien d'autre que rire bêtement et lêcher des seins - ça te laisse préjuger du type d'humour. Scott a vainement essayé de me convaincre que c'était la meilleure comédie ever, mais que j'aurais du fumer pour l'apprécier à sa juste valeur. Ben voyons.

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T'ai-je dit que Home d'Ursula Meir, avec Olivier Gourmet (jamais il ne m'a déçu, même dans les daubes comme Mesrine 2 où, totalement ridiculisé par un postiche improbable, il donne une leçon d'acteur à Cassel) et Isabelle Hupert (presque aussi belle dans les champs de blé que lorsqu'elle était filmée par Cimino il y a 30 ans) était une divine surprise ? Pas un grand film non - à cause d'un défaut de mise en scène -, mais un film qui évoque plus l'Amérique que l'Europe, Malick que Zola, la vie comme une succession de possibles à exploiter plutôt que succession de problèmes à résoudre. C'est déjà pas mal. Ca commence comme la Petite maison dans la prairie Punk, ils prennent leur bain à poil, toute la famille, jouent au hockey dans le jardin, regardent la télé sur un canapé dehors. On est en France, alors on se dit que le père cache sûrement quelque intention incestueuse (en plus il s'isole pour fumer, c'est louche), la mère quelques névroses (de fait elle en cache, c'est con, surtout pour Huppert mais on ne l'apprend que plus tard), que les enfants souffrent. Et ça ne vient pas. On attend les soucis, les huissiers, les cartouches glauques, ça ne vient pas. Ainsi pendant 20 minutes. Le film déjoue nos attentes, en tout cas a déjoué les miennes.

Et puis un matin, les problèmes arrivent ; mais c'est presque comme dans un Spielberg, La rencontre du troisième type, une arrivée de petits hommes oranges, pas des humains assurément, des E.T. Et lorsqu'ensuite ils construisent la route, c'est beau et triste comme l'arrivée du train dans les westerns crépusculaires. Et ça continue, des glissières intrusives, des bourdonnements incessants, des tremblements, des bugs à la Friedkin. Du fantastique, pas du naturalisme. La moindre traversée de la route devient un film d'aventure, voire un film d'horreur quand il faut se faufiler par un conduit souterrain (scène sans doute géniale à l'écriture, mais un peu gâchée par la mise en scène paresseuse). Du Kawase dans certains plans sur la nature. Et du Hal Hartley me souffle-t-on...La partie claustro, moins réussie (parce qu'entre 4 murs, l'absence de mise en scène, ça ne pardonne pas) laisse un mauvais ressenti final, dommage. Le personnage de la petite nerd apatowesque est assez raté aussi, je ne sais pas pourquoi, mais ça ne marche pas. J'aime beaucoup le dernier plan, le mouvement après la fixité - ça me touche nécessairement. On sent dans Home une authentique et saine volonté d'en découdre avec un substrat théorique (intimisme européen vs. grands espace et genre américain), malheureusement pas toujours suivi d'effet (le côté Versailles de

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Ahah, les brêles, les types sont jamais foutus de mettre le bon nombre d'étoiles, en général ils m'en collent toujours une de moins, et là, hop, 2 étoiles pour un film que je défonce, et le plus drôle, c'est la phrase qu'ils citent, qui sortie de son contexte veut dire l'exact inverse de son sens originel.

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Tu as entendu ça ?


Découvrez T.I.!


Tu me diras que c'est lassant, et je te répondrai à l'affirmative mais que c'est malgré tout un des meilleurs morceaux de hip-hop/rnb entendus cette année. Ce ne sont pas les derniers Rihanna (qui n'a certes jamais brillé mais là tout de même, Disturbia ahaha), Britney (Womanizer, t'as entendu ça ?), Snoop, Nas, The Game, Lil Wayne, Pharrell (avec My Drive Thru, ça commence à se voir qu'il fout plus les pieds en studio et qu'il file tout le boulot aux stagiaires, sans parler de son auto-remix de Everyone nose, totalement consanguin), et j'en passe. A part Lupe Fiasco, j'ai rien entendu de bon cette année. Et je crains de plus en plus que Beyoncé ne soit pas à la hauteur de mes attentes. Si même Beyoncé fait défection, que va-t-on faire ? Qu'ont-ils fait au hip-hop ?

Mince, ça me lasse déjà Juana Molina... Pourtant, je te jure que ce fut un choc à la première écoute.
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D.Chou a une coiffure trop nulle

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" 0 " {*_*} merci pour touts
Y.U. 01 : 05 06, 0502/2008

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