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mercredi 21 janvier 2009

Then meet me after the world with the chivers


J'écoutais ça sur le chemin qui sépare ton appart du métro, ça dure pile le temps qu'il faut, c'est parfait.



Bon, ben salut, alors.

Ah, et j'y pense, j'ai découvert ça aussi, c'est pas mal (c'était vendu comme Animal Collective + Sonic Youth... Il est sans doute impossible de survivre à telle comparaison, mais c'est quand même pas mal) :



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Non mais j'aime bien, ça me rappelle l'époque des chagrins d'amour où on pouvait pleurer à chaudes larmes.
D.C., 19/01/2009, 04:23

vendredi 12 décembre 2008

Biggie here i come

Brooklyn We Go Hard


Le voilà, enfin, le meilleur morceau hip hop de l'année (hors Lupe Fiasco, qui ne concourt pas dans la même catégorie que les autres) : Jay Z ft Santogold pour la BO de Notorious (le biopic sur B.I.G.) Et en plus, le clip est sacrément élégant.
C'est "cool", mais tu peux l'écouter quand même, du moins essayer.

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Promis, je m'y remets un peu régulièrement la semaine prochaine.

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D.Chou s'entête dans l'extase.

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Génial JBM!
D.C., 21:13:01, 09/12/2008

dimanche 19 octobre 2008

Single Ladies

Je t'en prie, vote pour le film que tu préfèrerais voir en premier au Breakfast Comedies at Ursuline's, c'est important.

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T'as vu le dernier plan du clip ? Incroyable hein, ça confirme toutes mes théories sur Beyoncé. Je brûle d'envie de voir la suite...


J'aime ! (à suivre)

samedi 11 octobre 2008

Merde ! de Leos Carax


Rabbit in Your Headlights (Unkle) - clip de Jonathan Glazer

lundi 8 septembre 2008

I want to be a farmer

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La bande-annonce (plus ou moins fake) d'un film avec Seth Rogen et Jay Baruchel



Une audition de Seth Rogen


Une apparition incongrue, et très drôle, de Seth Rogen dans Dawson


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Bon, je suis apparemment le seul à ne pas gouter les pitreries du Zohan. J'ai essayé de me souvenir si j'étais de mauvaise humeur ce jour-là - ça tient à peu de choses d'aimer un film, particulièrement une comédie - et je ne crois pas. Je me souviens surtout jeter un regard d'excuse après les 10 premières minutes à Maria que j'avais trainé à la projo, lui promettant que ça serait bon, preuve que j'y allais sans mauvais a priori. Elle non plus n'a pas décroché un sourire (vite fait, lorsqu'il se moque de Mel Gibson). Non, j'ai beau y penser, je ne crois pas "être passé à côté"; contrairement à ce que tu me dis ; je me le suis pris en pleine gueule, au contraire, et ça m'a déplu. La vision ces jours-ci de The Comebacks (sortie, sans doute technique, ce mercredi), parodie de Friday Night Lights avec un David Koechner (sidekick de Ferrell dans Ron Burgundy, Talledega Nights et Semi-Pro) irrésistible en coach idiot, comme si Raymond Domenech était un personnage des Simpsons, m'a rassuré sur ma capacité à rire de choses très bêtes. Va le voir si jamais il sort près de chez toi ; sinon je te passerai le divx. Mais la comédie ethnique, non vraiment, je ne peux pas (je trouverai forcément un contre-exemple un jour...).
Il n'y a plus que toi qui, vouant une haine implacable à Sandler, minimisant même son seul bon film (50 first dates), pourrait m'apporter ton soutien. Non pas que ça soit désagréable d'être seul contre tous, mais ça me rassurerait de savoir un des plus grands fans de comédies US de ma connaissance à mes côtés. Sinon, tant pis, j'irai proposer mes critiques à Ferenzi. Ou à Mad Movies (message 892, ça vaut son pesant de Big Mac)

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The most unintentionnaly gay video ever


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Dans la ville de Sylvia, comme je te l'avais promis, voici pourquoi je n'aime pas. "Bander ses muscles", on y revient à nouveau (pas étonnant que Frodon ait adoré, lui qui ne juge les films que sur leur note d'intention et le CV de leur réalisateur - réflexe de commission sans doute). Le film passe son temps à faire étalage de sa réflexion (pour faire vite Hitchcock meets Romer à la terrasse d'un café bobo et les deux discutent des femmes qu'ils ont connu et perdu, de leur irréprescible envie de les retrouver), à faire démonstration de son mystère. Ca m'a rappelé, sur le mode de la filature obsessionnelle, ce moyen-métrage vu à Brives, De la neige au village, que déjà je n'aimais beaucoup pour les mêmes raisons ; au moins le film de Rit était, ou tentait d'être, drôle. Ici quel sérieux ! L'impression, donc, que le film n'avance pas (c'est fait exprès me diras-tu) et se complait dans son ennui, mais un ennui qui ne produit rien d'autre que l'auto-fascination. Dans Café Lumière, avec ce même caractère obsessionnel, flâneur et urbain, HHH produisait sans cesse du cinéma, des plans foncièrement cinématographiqes (je veux dire qui ne feraient pas nécessairement de belles photos), de la réflexion sans en avoir l'air (donner d'un même trait limpide, des nouvelles du Japon, de la jeunesse, de la ville moderne et du cinéma), et des sentiments forts sans crier gare. Ici, à part la belle idée de la "réflexion urbaine" sur les vitres du tramway, je ne vois rien, ou des choses déjà vues milles fois, le genre de choses qui se traduisent dans les dossiers de presse par le sésame "j'étais fasciné par". On ne fait pas des films (qu')avec de la fascination. Je n'aime pas sa façon de mettre en scène, ses plans photographiques (si je les voyais sur ton blog je les trouverai belles, mais c'est différent tu en conviens) ou ses plans tableaux (les rues, les passants, ça ne te rappelle rien ?), connectés ensemble par une trame sonore riche, elle aussi est dans l'auto-commentaire permanent, ses acteurs faux (on n'est pas sur une terrasse de café mais sur une scène de théâtre ; ça aussi c'est fait exprès vas-tu me dire ?)... Les personnages n'existent pas, sont des prétextes à la fiction ; mais là aussi, je lis dans le dossier de presse que c'est voulu... Bon, alors tout va bien. Je viens par la même occasion de faire la critique de

Après Jaime Rosales (Las horas del dia, La soledad), Guerrin confirme la vaine veine urbano-contemplative du cinéma espagnol contemporain, redécouvrant l'image-temps avec 30 ans de retard. J'irai tout de même voir En Construccion, pour me faire un avis définitif.

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Le dernier single d'Of Montreal est inécoutable (j'ai l'impression d'être la twilight zone quand je l'écoute en repensant aux choses écrites sur ce groupe), Mogwai est devenu depuis 2 ou 3 albums le groupe le plus chiant du monde et Oasis, ah, c'te blague.

Du coup j'écoute encore les Fleet Foxes


Découvrez Fleet Foxes!



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D.Chou ne m'a pas filé sa crêve. Alors qui ? Sûr que c'est mon nouveau (et sympathique quoique taciturne) nouveau collocataire.

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Merde.
J.S., 04:04:04, 31/08/08

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(toute mon admiration, s'il ne l'a déjà, à celui qui trouve d'où ça vient)

dimanche 10 août 2008

8 Bits

Qui a copié sur l'autre ?


Découvrez 50 Cent!


T'as intérêt à t'y habituer, à Crystal Castle, parce que dans 15 jours je viens habiter chez toi (remember ? toujours ok ?) et on va écouter ça en boucle. Ca pourrait même être l'hymne de ta grande party.

Et ça t'en penses quoi ?



Un peu décevant non, vu le casting ?

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D.Chou est à Paris !

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J'ai acheté mes planches chez Bricorama
J.S., 17:49:51 10/08/2008

mardi 5 août 2008

They have a secret world

A l'usure, j'ai fini par apprécier cette chanson (le clip en revanche...) (et pas les autres chansons. que celle là, à l'usure je te dis)



Et ça, en hommage à Jessie :



Je ne sais pas trop que penser du clip. J'aime bien l'intention, mais suis assez déçu par le résultat. Quelques beaux plans, mais un problème de montage, comme dans le plupart des clips. La fin, par exemple, aurait pu être bien sans ce gros plan.

***

Je t'ai trouvé deux textes sur les Mac-Mahoniens grâce à Signo do dragao :
- Interview de Mourlet ("jolis" passages sur la patrie et l'idéologie, et Tavernier comme poête, j'aime bien aussi)
- Le manifeste mac-mahonien vu par Coursodon (le co-signataire du gros Tavernier)

On fait un carré d'as nous aussi ?

***

J'ai enfin vu Valse avec Bashir et c'est grand (il suffisait d'attendre un peu kaherk). Dire que je trainais des pieds. J'ai vécu la première moitié d'une façon assez étrange, quoique pas illogique dans le fond, en somnolence, m'endormant et me réveillant régulièrement, simplement bercé. Aucun regret à cela, puisque le film s'y prête particulièrement bien... autre caractéristique commune avec les films de Marker (bien vu Joachim). Puis j'ai été arraché à mon sommeil, pour de bon, par la scène, inouïe, de la femme nue au milieu de la mer. A partir de là, l'émotion ne m'a plus lâchée, jusqu'au retour des images refoulées, dans les ultimes secondes. Le texte de Joachim étant excellant (les cahiers nuls, les autres en mode minimal), je n'ajouterai rien.


Et aussi Broken English, enfin 10 minutes. Dès le générique, on est dans l'obscénité la plus complète : gros plan (toujours se méfier des films qui commencent par un gros plan, tu le sais maintenant) de Parker Posey en train de se maquiller ; musique de Scratch Massive ; Melvin Poupaud, Justin Theroux, Drea de Leoni, Gena Rowland, Peter Bogdanovitch... Si elle voulait se la pêter avec ses amis, il suffisait de faire une fête, pas la peine de faire un film. Ou alors, comme Sofia Coppola, faire de la fête un film. Gena Rowland crapoteuse dès la première scène, Drea de Leoni enlaidie comme jamais, Theroux grotesque, pas un seul plan en 10 minutes, lumière affreuse, des gens qui commencent à ricaner pour rien derrière et à côté de moi... Manquerait plus que la caméra se mette à remuer, hop, voilà, suffisait de demander. Au moment où commence le dîner chez le japonais (les gens rient parce que Theroux dit domo arigato, ou un truc dans le genre), je fais un pacte avec moi-même : s'ils couchent ensemble, je sors. Ca ne manque pas (en même temps, je prenais peu de risque). Fin du repas, cut, Posey et Theroux au pieu, les gens rient. Je n'aurai pas vu Poupaud, la seule raison qui m'avait amené dans la salle. Et je me demande, qui des Makhmalbaf ou des Cassavettes sont les pires. Je sais ce que tu penses, mais pas sûr, non, justement.

jeudi 10 juillet 2008

Elle a passé tant d'heures sous les sunlights

Je n'ai jamais aimé Scarlett Johansson, et, longtemps, j'en ai ignoré la raison, devant subir, impuissant, la hargne de ses fans, vraisemblablement sous hypnose collective. Pourquoi suis-je le seul homme sur terre, semble-t-il, à ne pas gouter la pulpe de ses fameuses lèvres, à ne pas succomber à ses yeux de biche, à la trouver surestimée, même dans les supposés sommets que sont Lost in translation ou Match Point ? Le clip de sa chanson, Falling Down, vient enfin de me donner la réponse, et je remercie son réalisateur Bennett Miller (qui a également signé Truman Capote) d'avoir su, le premier, me rendre Scarlett désirable.

Qu'y voit-on à première vue ? La star lors une journée de tournage (une pub, au Japon), trimbalée de berlines en plateaux, d'hôtels de luxe en rues éclairées au néon, références évidentes à Lost in Translation. Même le motif de l'amant plus âgé y est répété, avec Salman Rushdie à la place de Bill Murray. Le génie de Bennett Miller est pourtant d'avoir dépassé le concept de remake accéléré pour parvenir à effleurer, miracle, l'âme de son modèle, à l'effeuiller, enfin. Comment ? En filmant les propres songes de l'actrice et non les fantasmes que l'on plaque habituellemnt sur elle. Dans le clip de « The deal goes down », extrait du dernier album de Bob Dylan, Miller s'était contenté de filmer, assez complaisamment, Scarlett telle qu'on la voit toujours : pin-up fifties, lunettes de lolitas, moue à la Marylin... Prenant acte de cette impasse, il effectue le mouvement inverse avec Falling Down. Cette journée en accéléré n'est en effet qu'un rêve, ce que suggèrent les premiers plans sur un tunnel routier et des yeux fermés (d'inspiratiion plus lynchéenne que coppolienne), ainsi que l'entrechoquement abstrait d'images de tournage, de voyage et d'enfance, bribes de souvenirs mêlés. Et, dans ce magma, une image revient plusieurs fois, presque de façon subliminale : celle d'un moustique, énorme, le genre qu'on croise dans le bayou de Louisiane et qui vous pompe le sang jusqu'à la lie.

On y est : Falling down (le clip) raconte comment les hommes (pas une seule femme n'apparait dans le clip), adorateurs aveuglés d'une actrice devenue veau d'or, ne cessent de la vampiriser. On croit voir Salman Rushdie l'embrasser dans le cou ; on se trompe, il y plante ses crocs. La belle a passé trop d'heures sous les sunlights et peine, désormais, à soutenir tous ces regards fascinés. Ne voyez-vous pas, semble dire Miller, qu'en l'idolâtrant ainsi vous l'étouffer ? Parce que jamais Scarlett n'est apparue aussi fragile qu'en reprenant son souffle derrière la vitre teintée d'une limousine, parce que jamais sa voix n'a été aussi bouleversante que noyée sous le marécage sonore du producteur David Sitek, parce que jamais son visage n'a été aussi beau qu'avant d'être fardé pour une séance photo, Falling down est bel et bien son chef d'oeuvre. En 3 minutes et 58 secondes, pas une de plus.

dimanche 29 juin 2008

It's your one chance Fancy don't let me down

Tombé la dessus par hasard. Je suis par terre. T'as déjà entendu/vu/lu un truc plus beau toi ?

Bobbie Gentry - Fancy @ Johnny Cash Show (1970)


T'as fait gaffe à ces petits pas de danse à la fin ? Et cette robe de velours satiné rouge...

I remember it all very well lookin back
It was the summer I turned eighteen
We lived in a one room, rundown shack
On the outskirts of new orleans
We didnt have money for food or rent
To say the least we were hard pressed
Then mama spent every last penny we had
To buy me a dancin dress

Mama washed and combed and curled my hair
And she painted my eyes and lips then I stepped into a satin
Dancin dress that had a split on the side clean up to my hip
It was red velvet trim and it fit me good
Standin back from the lookin glass
There stood a woman where a half gown kid had stood

She said heres your one chance fancy dont let me down
Heres your one chance fancy dont let me down

Mama dabbed a little bit of perfume on my neck
And she kissed my cheek
Then I saw the tears wellin up in her troubled eyes
When she started to speak
She looked at a pitiful shack
And then she looked at me and took a ragged breath
She said your pas run off and Im real sick
And the babys gonna starve to death

She handed me a heart shaped locket that said
To thine own self be true
And I shivered as I watched a roach crawl across
The tow of my high heel shoe
It sounded like somebody else that was talkin
Askin mama what do I do
She said just be nice to the gentlemen fancy
And theyll be nice to you

She said heres your chance fancy dont let me down
Heres your one chance fancy dont let me down
Lord forgive me for what I do, but if you want out
Well its up to you
Now dont let me down you better start movin uptown

Well, that was the last time I saw my ma
The night I left that rickety shack
The welfare people came and took the baby
Mama died and I aint been back

But the wheels of fate had started to turn
And for me there was no way out
And it wasnt very long til I knew exactly
What my mamas been talkin about

I knew what I had to do but I made myself this solemn vow
That is gonna be a lady someday
Though I dont know when or how
I couldnt see spending the rest of my life
With my head hung down in shame you know
I might have been born just plain white trash
But fancy was my name

Heres your one chance fancy dont let me down
Heres your one chance fancy dont let me down

It wasnt very long after a benevolent man
Took me off the street
And one week later I was pourin his tea
In a five room hotel suite

I charmed a king, a congressman
And an occasional aristocrat
Then I got me a georgia mansion
In an elegant new york townhouse flat
And I aint done bad

Now in this world theres a lot of self-righteous hippocrits
That would call me bad
And criticize mama for turning me out
No matter how little we had

But though I aint had to worry bout nothin
For nigh on fifteen years
I can still hear the desperation in my poor
Mamas voice ringin in my ear

She said, heres your one chance fancy dont let me down
Heres your one chance fancy dont let me down
Lord, forgive me for what I do
But if you want out well its up to you
Now dont let me down
Your mamas gonna help you uptown

I guess she did


Ca te fait penser à un truc, non ? Normal

Bobbie Gentry - Son of a preacher man


(Il s'agit d'une reprise)

Et Bobbie Gentry, quel nom ! C'est un tout nouvel horizon musical qui s'ouvre à moi grâce à cette chanson.

***

Hey, Nevers, ça va ? Bon, on se sera pas vu avant ton départ finalement. J'arrive pas à trouver I can't change par Yvonne Baker (seulement par Lorraine Chandler - ça fait une grosse différence ?), ni We belong together des New silhouettes (aucune version, là, par contre). Tu peux faire quelque chose pour moi ?

***

Au passage, 20 gimmicks (c'est 21, j'ai compté) pour toute mise en scène (là), moi ça me va très bien. J'en demande pas beaucoup plus au cinéma.

***

Je ne tarde pas, La dolce vita va commencer et je ne l'ai jamais vu.

mardi 17 juin 2008

Why should i be sad

Maria, écoute ça, c'est de Thurston Moore, le leader de Sonic Youth, ici en solo :





Je ne sais pas qui chante avec lui, quelqu'un le sait ?

Et ça :



Le clip n'est pas décevant, aussi beau que la chanson. Je ne sais pas qui l'a réalisé, mais la première fois que Scarlett Johansson est bien filmée. David Sitek, le producteur du disque et également membre de TV on the radio est obviously un des 2 ou 3 producteurs les plus intéressants du moment. Cet album me réconcilie en partie avec lady Scarlett. Avec ses cordes vocales, en tout cas, à défaut de sa bouche qui semble hypnotiser tout le monde sauf moi (voir le bel article de Stéphane Deschamps dans Les inrocks, celui avec Scarlett en couv', fin mai). College, tu devrais écrire ce que tu me disais d'elle, l'autre jour.

Quelques mots pour expliquer la rareté des messages, en ce moment : beaucoup de boulot, la semaine précédente pour terminer mon film (il se porte bien merci, la première, jeudi dernier à Pantin, s'est très bien passé, si ce n'est que le son était un peu bas), cette semaine pour rendre dans les délais des fiches de lecture de scénario. L'Enclave repasse les 19 et 21, au festival Nouveaux Cinémas, respectivement au CUBE à Issy-Les-Moulineaux (Tramway T2 arrêt Moulineaux) et à l'Elysées Biarritz (métro Georges V), à 20h. La projection du 21 sera en HD, pour la première et peut-être dernière fois avant longtemps. A bon entendeur.

Hier, j'ai vu Narnia 2, pure perte de temps (oui c'est évident, mais je précise au cas où)
Je me disais aussi que j'ai vu depuis 3 semaines, j'ai vu plus de bons films que durant le festival de Cannes : Speed Racer (immense), The happening, Forgetting Sarah Marshall, Night and day et Woman on the beach (les deux Hong Sang Soo), à leur échelle Les ruines et Un jour peut-être. J'en oublie je crois.

samedi 3 mai 2008

Justice partout, police nulle part ©

Benedict se demandait il y a quelques années (déjà) : quelles images pour la cité ?
Où il ressortait que seul le cinéma était à même de créer du mythe, du signe, quand la télévision, elle, se contentait de signal (des voitures brûlent, tous les jours, il s'agit d'aller le vérifier), de "réel fabriqué". Démonstration impeccable, dont il me manque toutefois quelques clés pour saisir toute la pertinence - je n'ai pas vu la plupart des films cités (cf. à faire).

Aujourd'hui, deux nouvelles pistes sont venus relancer mon intérêt pour la question (en plus d'un projet de film, que tu connais bien, dont je parlerai peut-être ici, plus tard) : Sur la piste, justement, de Julien Samani (qui sera l'objet d'un prochain post) ; et le nouveau clip de Justice, Stress.

***



Stress est ma chanson préférée de l'album de Justice (l'équivalence musical de la fin d'History of Violence, nous disait Davy C. lors du road trip à Aix, tu te souviens). Pourtant, ma première réaction face à son clip fut le rejet. Non pas un rejet violent dû à un outrage moral, non (tu me connais). Seulement une déception, profonde, que ce ne fût que cela, que ce clip ne fût autre chose qu'un décalque vidéo de cette musique ultra-agressive, violence vs. violence, un truc tautologique, servile, vaguement complaisant, servant la soupe aux épigones de Finkielkrautrock, Hanekeskonattendpourfoutrelefeu et Dantectonique qui, à n'en pas douter, s'engouffreraient bien vite dans la brèche (ici par exemple, ça n'a pas tardé) ; je regrettais son absence de contrepoint et de recul, en somme, j'aurais voulu qu'il nous montrât une image différente de la banlieue, autre chose que le sordide manège télévisuel consistant à associer systématiquement banlieue et violence, jeunes (noirs de surcroit) et racaille. Des gars encapuchonnés qui, posés contre un escalator, se feraient des bisous (entre eux, à des filles), ça oui, ça m'aurait plu instantanément (note pour un prochain film). Surtout avec cette musique-là, des capuches et des bisous, so sweet. Bref, j'aurais voulu autre chose que la morgue du Droit de savoir repris avec ironie (parce que, bien sûr, ils sont pas dupes, etc.) par les amis de Kassovitz.

Sauf que.

Sauf que ce clip n'est pas TF1 et que, visiblement, il ne passera jamais sur TF1 (MTV l'a déjà acheté, parait-il, mais c'est différent, tu en conviens). Comme le notait Benedict à l'époque, l'image manquante des émeutes, c'était précisément les émeutes. Incapable (ou non désireuse) de montrer les altercations entre les jeunes et la police, la télé se focalisait alors sur le résultat, les aftermaths - gymnases brûlés, écoles saccagées, carcasses de voiture calcinées... Se rappeler également des bastons de la Gare du Nord en mars et septembre 2007. Que vit-on à la télévision ? Des types qui courent dans la rue, filmés de loin par un "riverain", depuis son balcon ; quelques images floues ou floutées ; interviews à la guillotine ; mains et pieds isolés. Rien ou presque, donc. Entendu, en revanche, beaucoup : voix-off dominatrix, qui à force de marteler les mêmes mots (bagarre, violence, jeunes) finit par faire image. La télé ne montre jamais de telles choses (même dans le droit de savoir, pas à ma connaissance), elle les rejette hors-champ, dans l'espace malléable du commentaire omnipotent.

Pas surprenant dès lors que le clip de Justice me soit familier, bien que je n'aie jamais assisté à de telles scènes (j'habite les beaux quartiers, tu sais bien) et que la télé ne me les aie jamais montrées. A force de l'entendre, j'ai fini par le voir. Je me suis fait mon film, aidé en cela par le cinéma (Orange mécanique, of course), jamais avare d'un bon tuyau. Stress a plus à voir avec le cinéma qu'avec de la télé, tout marketé et branchisé qu'il soit (c'est la grosse limite du clip, son côté Kourtajmé indécrottable, son côté "c'est tellement cool des mecs qui jouent de la trique et défoncent un autoradio passant D.A.N.C.E. avec un blouson † sur le dos, yeah"...). Pas du grand cinéma, non, ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit, mais un petit truc, bien troussé (mot à bannir, troussé, dans le futur), plus proche du mythe que du signal, quoi qu'en disent les sceptiques.

Partant de cette constatation, les images de Kourtrajmé n'ont plus du tout le même sens que celui que je leur accordais dans un premier temps. Il s'agit bien, comme me le disait Davy C., de se réapproprier un imaginaire kidnappé par les médias et de le réinjecter dans un vaisseau véloce (un X-Wing par exemple), lancé à pleine vitesse contre l'étoile noire : le clip d'un groupe mainstream, issu de la scène electro (majoritairement blanche et petit-bourgeoise), braves petits soldats du combo NRJ-Noos (D.A.N.C.E.!), suffisamment courageux, ou kamikazes, pour accepter (et sans doute même encourager) pareille outrage aux bonnes moeurs. Redonner une charge subversive à des images d'avantage fantasmées que réellement vues (ce qui ne veut pas dire que la violence n'existe pas, qu'elle est fantasmée, tu m'avais compris). Retourner contre la télé la parole viciée qu'elle susurre à nos yeux pour sans cesse nous ensorceler. Lui hurler à la face les images qu'elle ne saurait voir - d'où, effectivement, la pertinence de la comparaison avec Come to daddy d'Aphex Twin (merci Joachim).

Aphex Twin/Chris Cunningham, Come to Daddy



Bon, une fois dit tout cela, je continue à penser qu'un film/clip doux et voluptueux, posé et poseur (dans le bon sens du terme, le sens rinaldobozonien), sur les "mecs de banlieue" reste à faire. GDN, ça veut dire Guerriers de la Nuit ?

***

A faire
- Rassurer D. Chou sur l'ampleur de son herpès.
- Voir De bruit et de fureur; Etat des lieux; Ma 6-T va craquer; Wesh Wesh; La haine; les Kourtrajmé; The wire
- Télécharger 21
- CAF
- Mail Enclave
- Appeler Al, XS, Mat, Mam, Vi, Be, Marie pour l'autorisation de tourner.
- Mail C.
- Découpage final