Syd Ledger, unique attrait d'un film ô combien décevant, dissolvant les folles promesses d'une première heure éblouissante dans la fadeur de son si lisse héros... (à suivre)
Rarement destination touristique m'a semblé moins désirable que l'Islande à la sortie de Back Soon (c'est pas toi qui rêves d'y vivre ? tu as vu le film en question ?). Comment il dit G.L. déjà ? Ah oui : "complètement déjanté", "archi-foutraque", et ma préférée "zozos encourageants d’humanité à qui on confirait volontiers les clefs de l’avenir" (moi je les foutrais en taule).
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D.Chou est un peu fatigué à cause de moi. Mais sinon ça va.
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Vieille promesse tenue : Noël Deschamps, un mod français, pote de Nino.
"Les voyages en train ça va bien avec du My Bloody Valentine en fond. Surtout s'il pleut. Embrasse sans qu'elle le sache ta mère pour moi" B.F.B., 22:00:56, 03/08/2008
Pardon à ceux qui me lisent depuiis un agrégateur de flux et ont reçu 3 messages, je me suis un peu emmêlé les pinceaux avec flickr
Pour ceux qui ont un peu suivi "l'affaire BHL en Syldav... euh Géorgie", attention... on se tient les côtes... on prend son souffle... c'est parti : là et là
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Celui qui s'en sort le mieux à l'exercice, quelque peu périlleux, de la critique d'un film d'Hong Sang est à mon sens Péron à Libé. Premièrement, c'est le seul qui annonce la couleur : "Il est particulièrement difficile d’écrire sur l’œuvre de ce cinéaste coréen, pourtant un idéal pour qui entend souffler encore un peu sur les braises mourantes de la «politique des auteurs»." Après une telle mise en exergue, on pourrait s'attendre à ce qu'il prenne les jambes à son cou (sur le modèle Télérama-Chronicart Art : "ouais de toute façon c'est toujours la même musique avec HSS"), eh bien pas du tout, au contraire, il y va : "Rien de bien nouveau sous le soleil du marivaudage, dira-t-on, mais c’est la place du cinéaste lui-même, le ton du récit, le registre du film qui créent la singularité de ces turpitudes sentimentales et sexuelles." J'aime beaucoup ce qu'il écrit là : "La négligence du style d’Hong Sangsoo, qui n’essaie jamais d’épater par la moindre prouesse formelle, tend elle-même à effacer les cadres, les repères et plonge le spectateur dans une rêveuse expectative, une stase neutre qui est aussi une invitation à retenir son souffle car, comme l’écrivait Cioran, «nous respirons trop vite pour pouvoir saisir les choses ou en dénoncer la fragilité. Notre halètement les postule et les déforme, les crée et les défigure, et nous y enchaîne». Et de conclure "Pas de majuscule aux sentiments, pas de messages définitifs délivrés au terme d’un processus déchirant qui aurait à la fois broyé et révélé chacun à lui-même, mais une suite de sottises, de dérapages, de gribouillis sur le sable et de serments bredouillés dans le brouillard de l’alcool, d’instants de gravités pas du tout fatidiques qui révèlent soudain l’absence de sérieux en toute chose." C'est ce que j'ai lu de mieux sur HSS depuis... ? Si tu as un texte à proposer de toi, ou quelqu'un d'autre, je suis preneur. Dommage d'ailleurs que tu n'aies rien écrit sur celui-ci, j'aurais aimé savoir pourquoi il te plaît tant.
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Entendu à table : "Alors Tonton, pas trop dur de se lever à 2h du mat" (suivi d'un clin d'oeil) "Penses-tu, j'avions mis le réveil [car le Tonton conjugue, véridique, tous les verbes à la 1ere personne du pluriel de l'imparfait de l'indicatif]" "Depuis que j'avions la TNT, j'en profite comprends-tu !"(suivi d'un éclat de rire) "Alors c'était quoi cette quoi cette fois-ci ?" "Joie en Amérique, je croyions bien". "Ô l'étions toujours les mêmes d'toute façon : Joie en Amérique, Joie en Afrique, Joie à Venise..." "Joie en Amérique ?" dit Tonton n°2 "Keko'leti'k'sheu ?" ("qu'est-ce que c'est que ça," en VF ?) "..." "..." "Je voudrais pas m'avancer, mais je crois bien qu'on dit Joy, Tonton..."
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Allez, pour finir les vacances, un peu de foot et d'Italie, si tu permets
(Battisti = le Christophe italien) (Tu aimes Johnny Flynn ?, sois gentil, réponds-moi un peu)
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Il est grand temps de rentrer au bercail. Grandes retrouvailles avec D.Chou demain, et vraie appréhension sur sa santé dermatologique. Nous verrons bien. Et un peu plus de ciné j'espère.
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Je viens de passer devant le célèbre restaurant d'huitres parisien, Le Mollard J.S., 11:06:40, 22/08/2008
Plein de choses, essentiellement anecdotiques toutefois, étant donné que je suis un peu loin du cinéma depuis quelques jours (en plein dans la musique par contre) D'abord, ça, parce que j'avais oublié qu'un footbaleur pouvait être un type normal, intelligent, drôle, sympathique, avec l'oeil qui pétille et tout. Ensuite, ça, ça, ça, et ça. parce que le monde continue de tourner, et ouais (pour booster un peu les stats : louise bourgoin, kate moss, the kills, bienvenue chez les ch'tis, beyoncé) Puisque tu crois que mon blog est devenu le dernier salon où l'on parle people : la liste des 31 "cinéastes" qui s'opposent officiellement au piratage (news tout aussi people, finalement), belle liste, que des winners, je te laisse admirer (merci l'arp, vraiment merci d'exister, et surtout de "rester vigilant") ; et puis surtout, plus drôle et intéressant, cet irrésistible, bien qu'un peu long, billet de Vive le Feu sur BHL en Géorgie, qui ne surprendra bien entendu personne mais fait du bien entre deux rapports du CNC sur le financement du cinéma. Je termine cette petite revue de presse par la très belle nécro d'Axelle Roppert sur Manny Farber, qui m'a donné une envie furieuse de lire au plus vite son "Espace négatif" (tu me l'offriras pour Noël et je te le prêterai), et le chouette reportage de Télérama sur la projection au Portugal de Ce cher mois d'août de Michel Gomes, peut-être le plus beau film du dernier festival de Cannes, dont j'ai raté là-bas, pris dans la tourmente, l'occasion de parler, et sur lequel j'espère revenir à sa sortie.
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Comme tu l'as sans doute vu, j'ai ajouté, en haut à droite de ma page, juste en dessous de mon gagdet twitter - que tu lis j'espère, c'est surtout pour toi que je l'écris - une fenêtre google reader avec les derniers articles qui m'ont plu. Pris d'une frénésie technophile, qui a grignoté la quasi-totalité de mon temps libre cette semaine (c'est pour ça que je n'ai rien écrit sur le blog), je me suis lancé à corps perdu dans le web 2.0. dont les bras tendus en ma direction depuis trop longtemps allaient finir par se flétrir ou se cramper. J'ai donc désormais, en plus de mon twitter et de ce blog, un compte google reader (c'est magique, ça change la vie, essaie), delicious, flickr, je fréquente régulièrement digg, wikio, cuil, et j'ai installé une tonne de jolis raccourcis sur ma "barre personnelle" firefox (auquel j'ai installé quelques add-ons bien sentis). J'ai aussi découvert google docs, une application merveilleuse qui va nous simplifier la vie lorsqu'il s'agira de corriger des textes communs. Enfin, j'ai fait connaissance avec les moteurs de recherche personnalisés (tu t'es assez foutu de ma gueule avec ça, j'arrête donc là, en plus je sais pertinemment que tu n'y comprends rien).
Cette frénésie m'est venu après une attaque de virus le week-end dernier (au passage, ami geek soucieux de sécurité, va lire ça, ça m'aurait évité quelques déconvenues si je l'avais su avant), ma première depuis 4 ans, m'obligeant à consacrer une après-midi entière pour m'en débarrasser alors que j'avais d'autres chats à fouetter. Le virus a fini par lâcher mon ordinateur, mais il m'a laissé une drôle de fièvre geek, me ramenant des années en arrière. Une fièvre qui me fout autant les jetons qu'elle ne m'excite. Que vais-je faire désormais de tous les liens, raccourcis et tags magnifiques ? Et que vais-je faire de ce linux ubuntu installé en double boot sur ma machine ? C'est le vertige du progrès, comme dirait l'ami ihu (mais version software). Une illustration :
(Dis, tant que je te tiens, c'est normal que le flux des inrocks, lorsqu'il s'actualise, me balance 20 nouveaux messages qui ne sont que des répétitions des anciens ? C'est un peu pénible à longue, et gâche un peu l'intérêt du rss, non ?)
(tu te trompes : ce n'est même pas en surfant sur des sites de contenus illégaux ou porno que j'ai chopé ce virus, mais sur un blog de cinéma, comme ça, juste en surfant (si, si, c'est possible, je l'ignorais aussi). L'immoralité de ce monde me surprendra toujours)
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A propos du fait d'être ramené en arrière, je me faisais cette réfléxion l'autre jour, après ces 3 étranges semaines chez mes parents (mon plus long séjour depuis...). Nous sommes en septembre 2008, et à bien y regarder, j'en suis à peu près au même point qu'en septembre 2007, comme si cette année n'avait été qu'une (belle) parenthèse, une année blanche (ou plutôt beige) : j'écris mon mémoire (que j'étais censé faire l'été dernier), je bosse sur le scénario de mon prochain film (que je m'étais promis de finir l'été dernier), je vais devoir consacrer à nouveau du temps à la prod, je vais aller habiter quelques jours chez D.Chou et me replonger dans la filmographie de Rohmer (comme l'été dernier donc). Il ne manquerait qu'on fasse un raid à l'Atlas... C'est très bien ainsi, cependant. Aucune raison de me plaindre. Cette boucle valait la peine d'être bouclée, ces projets d'être mûris, cette parenthèse d'être ouverte, et pas fermée je l'espère.
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Sinon, c'est toujours country et hip-hop (séparé, jamais ensemble, sinon ça donne ça et c'est pas jojo). McCain et Obama main dans la main.
J'attire particulièrement ton attention sur les 2 morceaux de Glen Campbell (mais essaie de tout écouter, ça me ferait infiniment plaisir).
Et puis, comme je te disais, la claque Burial, un an après tout le monde, mais tout de même.
Fais-moi penser à te raconter dans quelles conditions j'ai rencontré l'album. de Burial C'est le plus important, les conditions de la rencontre.
(deezer fait aussi de la vidéo maintenant, rends-toi compte tout ce qui s'est passé en août)
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"The notwist, c'est des farfelus qui se cachent pas. Ils m'ont séduite" J.S., 00:03:25, 16/08/208
J'avais prévu de parler de R&B et Tchat X, mais il est déjà tard.
Comme je viens de découvrir un nouveau site (incroyable : seeqpod) de musique en ligne, je le teste de ce pas, avec mes six songs of the day. Bon, le site "incroyable" (parce qu'on y trouve vraiment tout, c'est un méta-deezer) permet en théorie d'exporter des playlists, mais ça ne marche pas. Ca sera donc à l'ancienne (tout est relatif puisque j'ai découvert cette technique il y a 3 jours) :
Grounded, donc, suite à ton commentaire. Et j'aime beaucoup. The goldheart mountain top queen directory, plage de paix dans l'essentiel Bee Thousand de Guided by Voices, que je redécouvre, sidéré, en même temps que toi. Après ça, on ne peut plus rien écouter qui dépasse les 2 minutes 30. Et les paroles... Instant death, oui tu n'as pas tort, il y a quelque chose de similaire End of the day, c'est pour fêter ton retour California Dreamin c'est pour fêter ton retour à toi aussi et ton anniversaire Mariah Carey, c'est pour me faire pardonner
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C'est vraiment la fête, j'ai fait le lit dans le salon pour ton ami. JS, 01:59:35, 28/03/2008
J'avais prévu de dire que Linux c'est génial, tout ça, mais en fait je reste sur Windows pour l'instant, par paresse. Et parce que je l'ai réparé : c'était simplement le firewall qui faisait tout planter. Je l'ai simplement et purement effacé. Et pas remplacé. Ca ne sert à rien, dans le fond, je crois.
Mais Linux reste chic. Peu de choses sont plus grisantes dans la vie, sais-tu, que de manœuvrer un nouveau système d'exploitation. Cette question réglée,
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J'ai reçu ça au courrier ce matin, avec le journal et une carte postale de you know who. Je te le recopie ici : "Tu me l'as dit 100 fois, mais tu sais bien que je suis long à la détente. Breakfast at Tiffany's est bien l'un des plus grands films jamais fait. Comment avais-je pu passer à côté à l'époque ? Sans doute était-ce une conséquence indirecte de mon intérêt d'alors pour Lars Von Trier et Werner Herzog... J'en profite pour faire un aparté sur ce dernier dont j'ai vu ou revu quelques films il y a peu. Là aussi, tu avais raison : voici un des pires cinéastes que la nation allemande ait enfanté - on peut d'ailleurs se poser la question de quels grands cinéastes elle a enfanté et gardé (c'est là toute la question), à part peut-être Fassbinder (mais je ne connais pas encore assez bien pour statuer). Le pire de tous ses films, chacun plus ridicule et moche que l'autre, est sans conteste Nosferatu : je ris encore des gros plans expressionistes sur Adjani - j'aimerais vraiment voir ce que Truffaut a réussi à en faire du coup, ça m'intrigue. Aguirre n'est pas très loin derrière. Cette fameuse éthique du tournage d'Herzog, la vérité à tout prix, la reconstitution documentaire fictionnalisée, tout ça, je peux éventuellement comprendre qu'on ait eu envie de le faire à un moment de l'histoire du cinéma, mais il aurait du comprendre après Aguirre que c'était vain. C'est comme Yes : je veux bien que ça existe, mais heureusement après eux il y a eu les Sex Pistols (note bien que je les déteste aussi, ça n'est pas la question) .En fin de compte, ta réflexion sur la similitude entre Herzog et John Stagliano, le gonzo, montrer sa bite à la caméra en permanence, tout ça est assez juste, sauf que Stagliano ne donne pas l'impression d'être puceau (symboliquement j'entends, tu avais compris ?).
Bon, ne le répète pas, mais dès le générique d'Aguirre ("Popol Vuh, mon dieu, mon dieu," comme dirait you know who, en appuyant le début des syllabes), je n'ai pas résisté à faire marche avant, régulièrement. La souffrance n'a duré qu'une trentaine de minutes ainsi. Je passe sur les quelques mignardises sans intérêt (des docus divers sur des fous ou des mecs qui se dépassent les limites , yeah, un truc inregardable qui s'appelle Fata Morgana - des images de désert avec de la musique classique et une femme qui lit l'évangile ou whatever -, Fitzcarraldo, remake d'Aguirre un peu plus réussi, c'est à dire que je n'ai saisi la télécommande qu'après 20 bonnes minutes), pour passer à Kaspar Hauser... qui en fait n'a aucun intérêt non plus, contrairement à ce que tu disais. Un débile (un vrai, oui, parce que le cinéma c'est la vérité 24 fois, blabla) qui joue aux chevaux de bois pendant 10 minutes avant que ne se passe la première action, non, je ne peux pas voir ça,. Vraiment c'est au dessus de mes forces. Je verrai Grizzly Man pour te faire plaisir et parce que tu m'as dit qu'il était différent - je ne l'ai pas vu - mais tu comprendras que ça ne sera pas avec la meilleure volonté - alors nous le verrons ensemble, nous nous forcerons.
Bref, revenons à ce qui nous intéresse tous les deux. La première chose que j'ai eu envie de faire à la fin du film - vieux réflèxe - est d'aller changer mon top10 sur shompy. Mais le site est en maintenance, tant pis. J'ai bien sûr beaucoup pleuré. Je me souviens en particulier de deux moments, lorsqu'il lui donne le chèque de 50$ dont il est si fier, et, bien entendu, lorsqu'elle cherche le chat (celui qui ne pleure pas à cet instant précis mérite de subir le châtiment d'Orange Mécanique - les allumettes dans les yeux - avec toute la filmographie de Werner Herzog). Il lui donne ce chèque, comme un coup de glaive en plein coeur, s'en va, ellipse, le japonais dans sa baignoire (gag) et Holly qui rit dans l'escalier : n'est-elle pas sublime, cet absence totale d'épanchement ? On vient de pleurer, et Edwards enchaîne directement, sans même un fondu (à vérifier ça) sur un gag qui nous arrache malgré nous un sourire, tu sais comme lorsque, petit, on fait un caprice et qu'une personne bienveillante nous fait une blague, et qu'on se surprend à sourire alors même qu'on a la bave qui coule du nez. Je repense bien sûr à ces deux secondes qu'il lui faut alors qu'il en faut quatre pour aller à la porte et, idem, le lendemain il frappe chez elle, as if nothing, et elle, radieuse, qui lui demande de se tourner mais non en fait elle va se débrouiller...
Et puis c'est aussi l'histoire de quelqu'un qui finit par sortir, à Tiffany's, puis dans cette boutique de farces et attrapes. Et pas la moindre carte postale de NY, évidemment, seules quelques semi-vues sur des monuments qu'on reconnaît si on y est déjà allé, uniquement. Le début, dans l'appartement, est en effet une merveille de mise en scène. Que jamais ne soit clairement posé l'activité alimentaire de Paul (même si on le sait très bien, simplement le fait que ça ne soit pas nommé,toujours sous-entendu) est aussi un grand coup de force.
J'en viens à ce qui, et je parie que tu penses la même chose, est à mes yeux la plus belle partie : tout le passage avec l'ex-mari, son chapeau dans Central Park ; le "son, i need a friend" avec l'accent texan ; la contre-plongée sur Paul prenant l'anneau dans les cacahuètes jack ; puis les retrouvailles, elle appelant son frère, Fred, et Doc en retrait dans l'escalier, la façon dont il monte ces escaliers (à petits pas rapides, en enlevant son chapeau), après une seconde d'hésitation ; et cette scène absolument désarmante, bouleversante, sur le quai de la gare, où Doc lui demande , avec ses yeux bleus sublimes (comme dirait you know who, en France on aurait donne ce rôle à Cauet, ou un type comme ça, qui aurait ridiculisé le personnage) de revenir à la maison, for me, your brother and your children, tout ce que contient cette phrase, "for me, your brother and your children" ; enfin, comme elle prend la cigarrette des mains de Paul et enroule son bras autour du sien pour l'emmener au cabaret... Pourtant, je n'aime pas Audrey Hepburn plus que ça. Comme femme je veux dire ; je ne tomberai pas amoureux d'elle par exemple...Tu m'excuseras de rester aussi vague et paresseux dans l'analyse, mais je suis encore sous le coup de l'émotion. Disons simplement un mot , que tu comprendras mieux que quiconque : Fancy. Tu m'a devancé dans,
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Et les cravates de Paul, tu as vu les cravates de Paul ?!
Ta lettre me rappelle que je devais te dire ceci, à propos de Written on the wind (qu'on a d'ailleurs vu avec you know who, marrant non ?) : commencer un film par de la vitesse pure. Et du vent. Et ne faire que ça par la suite : prendre de plus en plus vitesse, diminuer la résistance au vent.
C'est pour ça que je préfère WotW au non moins sublime Imitation of life, car il n'est qu'accélération, en permanence, alors que tout IoL semble déterminé, dans son rythme, pas la procession funéraire finale (dans sa deuxième partie en tout cas, puisqu'il y a cette ellipse phénoménale qui sort le film de ses rails), ce qui ne va pas sans beauté mais me touche moins.
Ca me donne une envie folle de réécouter les deux premiers albums de Tobin. Ca tombe bien, je dois les avoir à porter d'escalier.
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J'ai vu le pilote de True Blood aujourd'hui, la nouvelle série d'Alan Ball. Mauvais pressentiment. C'est assez ennuyeux, mal fichu (bon, c'est un pilote en même temps), plat. Pourtant le pitch est séduisant : après qu'on a découvert comment fabriquer du sang artificiel, les vampires n'ont plus besoin de tuer et essaient de s'intégrer chez les humains. Ce sont désormais eux les victimes, les faibles, même s'ils ont théoriquement une force exceptionnelle et la vie éternelle. Ca se passe en Louisiane (a lot of southern chicks) et l'héroïne est une serveuse de bar psychich (elle lit les pensées), qui tombe amoureuse d'un vampire. Décevant à première vue. J'y jetterai une deuxième malgré tout.
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Demain, je te raconterai mon (ou peut-être mes) come-back sur le tchat X. Et il faut qu'on parle musique aussi.
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Ah oui, et Signes, que je n'avais encore jamais vu (ben non, c'était le seul, je sais pas trop pourquoi, ça fait longtemps que je l'ai dans mes étagères en plus) est magnifique, de bout en bout, il n'y a rien à jeter, pas même, et surtout pas, le dernier plan, où il remet son costume de pasteur. Un de mes préférés de Shyamalan. J'espère bien savoir pourquoi tu l'aimes tant toi aussi (outre le fait qu'il n'ait peut-être jamais aussi bien maitrisé la mise en scène) ?
T'as intérêt à t'y habituer, à Crystal Castle, parce que dans 15 jours je viens habiter chez toi (remember ? toujours ok ?) et on va écouter ça en boucle. Ca pourrait même être l'hymne de ta grande party.
Et ça t'en penses quoi ?
Un peu décevant non, vu le casting ?
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D.Chou est à Paris !
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J'ai acheté mes planches chez Bricorama J.S., 17:49:51 10/08/2008
Facile, qu'y disait. Avec un PC neuf, peut-être, pas mais avec le mien. Ni le Live CD Ubuntu (il me demande un login, wtf ?!), ni Wubi (une feinte pour installer Ubuntu sans partitionner de nouveau) ne marchent. Eh, je suis déjà aller consulter des forums, tu me prends pour qui ? Bon apparemment, mon LiveCD Ubuntu est vérolé, mais je comprends pas comment c'est possible : j'ai téléchargé, vérifié l'intégrité du fichier (c'est ok), gravé et quand je fais le test, il me dit qu'il y a une erreur. Si je refais tout, qu'est-ce qui me garantit que ça ira ? Actuellement, j'essaie d'installer le Live CD de Fedora, hope. Au pire, je demanderai de l'aide à Maxime. Vraiment au pire. Pour Wubi, je comprends pas... Sans compter que le PC fixe, le seul depuis lequel j'arrive à aller sur Facebook (il semblerait que la connexion wi-fi sabote des paquets sur mon portable et m'interdis l'accès à certains sites, dont yahoo mail et facebook, et impossible d'uploader quoi que ce soit sur free, bien sûr), que mon pc fixe donc, ne reconnait pas mon disque dur externe (jamais vu ça sous XP : il refuse d'installer le driver) et ne veut rien copier depuis ma clé USB. Résultat : j'ai d'un côté un portable vérolé, cul de jatte dès qu'on lui charge plus de 2 programmes à la fois et manchot sur internet, de l'autre un fixe à peu près performant mais aveugle, refusant de communiquer avec le reste du monde (et sans lecteur DVD bien sûr).
Du coup, je n'avance pas sur le reste et ai décidé de porter la même chemise (celle en tissu froissable, avec des rayures de couleur, que j'aime bien parce que je l'ai acheté à NY mais que je ne porte qu'en été) jusqu'à résolution du problème.
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Google analytics m'amuse toujours autant, obsédé des stats que je suis (à tel point que je crée un libellé, hop) - 162 visiteurs uniques - Je ne suis plus qu'à 48% de visites directes, 43% de sites référents. parmi ceux-là, easycum est passé second. Tiens. - la requête "hulk fuck françois sagat" n'a pas tardé. C'est qui ? Sinon, j'ai effectivement beaucoup de "françois sagat + ..." - Un "james mcavoy fume" rigolo et "un mere de sarkozy" que j'aime beaucoup (ne demande pas comment) - Mon préféré : "je suis une fille de manhattan et je cherche à rencontrer des français". Amazing.
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Tu devrais voir Dr Horribles. C'est pas génial, mais quelques beaux passages (la laverie, la fille qui fait signer une pétition, toute la fin) et puis NPH, comme toujours magnifique. Telecharge-le, sinon j'essaierai de le mettre sur free.
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omg omg, ça y est, ubuntu vient de se lancer (via wubi)
A l'usure, j'ai fini par apprécier cette chanson (le clip en revanche...) (et pas les autres chansons. que celle là, à l'usure je te dis)
Et ça, en hommage à Jessie :
Je ne sais pas trop que penser du clip. J'aime bien l'intention, mais suis assez déçu par le résultat. Quelques beaux plans, mais un problème de montage, comme dans le plupart des clips. La fin, par exemple, aurait pu être bien sans ce gros plan.
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Je t'ai trouvé deux textes sur les Mac-Mahoniens grâce à Signo do dragao : - Interview de Mourlet ("jolis" passages sur la patrie et l'idéologie, et Tavernier comme poête, j'aime bien aussi) - Le manifeste mac-mahonien vu par Coursodon (le co-signataire du gros Tavernier)
On fait un carré d'as nous aussi ?
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J'ai enfin vu Valse avec Bashir et c'est grand(il suffisait d'attendre un peu kaherk). Dire que je trainais des pieds. J'ai vécu la première moitié d'une façon assez étrange, quoique pas illogique dans le fond, en somnolence, m'endormant et me réveillant régulièrement, simplement bercé. Aucun regret à cela, puisque le film s'y prête particulièrement bien... autre caractéristique commune avec les films de Marker (bien vu Joachim). Puis j'ai été arraché à mon sommeil, pour de bon, par la scène, inouïe, de la femme nue au milieu de la mer. A partir de là, l'émotion ne m'a plus lâchée, jusqu'au retour des images refoulées, dans les ultimes secondes. Le texte de Joachim étant excellant (les cahiers nuls, les autres en mode minimal), je n'ajouterai rien.
Et aussi Broken English, enfin 10 minutes. Dès le générique, on est dans l'obscénité la plus complète : gros plan (toujours se méfier des films qui commencent par un gros plan, tu le sais maintenant) de Parker Posey en train de se maquiller ; musique de Scratch Massive ; Melvin Poupaud, Justin Theroux, Drea de Leoni, Gena Rowland, Peter Bogdanovitch... Si elle voulait se la pêter avec ses amis, il suffisait de faire une fête, pas la peine de faire un film. Ou alors, comme Sofia Coppola, faire de la fête un film. Gena Rowland crapoteuse dès la première scène, Drea de Leoni enlaidie comme jamais, Theroux grotesque, pas un seul plan en 10 minutes, lumière affreuse, des gens qui commencent à ricaner pour rien derrière et à côté de moi... Manquerait plus que la caméra se mette à remuer, hop, voilà, suffisait de demander. Au moment où commence le dîner chez le japonais (les gens rient parce que Theroux dit domo arigato, ou un truc dans le genre), je fais un pacte avec moi-même : s'ils couchent ensemble, je sors. Ca ne manque pas (en même temps, je prenais peu de risque). Fin du repas, cut, Posey et Theroux au pieu, les gens rient. Je n'aurai pas vu Poupaud, la seule raison qui m'avait amené dans la salle. Et je me demande, qui des Makhmalbaf ou des Cassavettes sont les pires. Je sais ce que tu penses, mais pas sûr, non, justement.
Un supermarché (le Simply en face de chez moi). Des rideaux gris sont abaissés dans tous les rayons contenant des produits frais. Imagine un bon tiers du supermarché ainsi endeuillé, un truc très beau, une sorte de galerie d'art en face de chez toi. Un écriteau sur chacun des rideaux : "problème avec la chaine du froid, veuillez laisser les produits en place. Merci".
Et voilà. J'aime les Français (sans ironie). (je n'avais que mon téléphone pour prendre la photo, dommage)
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Les gens parlent du prix du pétrole même sur les tchats de visio X. J'ai encore mon compte illimité et gratuit sur leur site, avec accès à tous les films et visio x de 18h à 1h du mat', alors j'ai fini par y aller. Je me sens un peu comme Joey et Chandler lorsqu'ils découvraient qu'ils avaient les chaînes porno sans payer. Comme toujours avec ces univers un peu secrets, vaguement undergroung - dans la mesure où les gens ne se vantent généralement pas d'aller sur ce genre de site -, c'est fascinant. Je me suis rendu compte que les hommes n'y allaient pas pour se branler mais uniquement (j'imagine) pour causer. Causer avec une jolie fille, très polie, court vêtue, qui jamais ne les renverra balader. Une actrice X devant sa webcam pendant 3h, assise sur un canapé de cuir rouge, portant une robe, rouge aussi, très moulante, sans sous-vêtements, qui répond à une quinzaine de types semblant tous se connaître (ils viennent tous les jours, à 18h précises) et lui demandant des nouvelles depuis la dernière fois. "Et tes vacances à Cap D'Agde ?". "Et la nouvelle loi sur les étylotests, alors, c'est scandaleux non" ? "Oh, moi tu sais, j'ai pas de voiture, ça revient trop cher et à Marseille ça sert à rien". "Eh, tu devrais arrêter de fumer, ça va te causer du tort un jour ou l'autre". Et ainsi de suite.
J'étais sidéré, osait à peine parler, sauf pour lui demander si ça l'emmerdait pas d'aller en vacance au Cap d'Agde et si elle avait elle-même choisi son pseudo, absolument ridicule. Je n'y retournerai pas de sitôt mais j'ai trouvé ça beau, plus beau que beauf. J'imagine que ces quinze types n'oseraient jamais aborder des filles en vrai, puisqu'ils n'ont rien de mieux à leur raconter que leurs difficultés à la pompe ; là, ils paient 45€ par mois et une fille avenante leur fait la conversation pendant 3h. Des fois, elle se tortille un peu, montre ses seins, décroise les jambes ; là ça devient festif, ça s'excite, ça vanne, ça fait des jeux de mots sur les pompes ; et la fille rigole. Bon apparemment, c'était le tchat soft, il en existe un hard le soir.
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Wanted, donc. J'aime vraiment. Pas grand chose à ajouter à la critique de Momci, si ce n'est que le scénario ne m'a pas semblé si con. L'idée d'un Matrix retro, entre le hi-tech contemporain et le moyen-âge, avec un poil de Steampunk, est excellente. C'est dans l'air du temps, disons, ça marque le léger recul, conjoncturel, du tout-numérique. James McAvoy, très surprenant, rappelle Ed Norton comme le faisait remarquer Jessie. Angelina Jolie, même anorexique, est sublime. Pas loin de penser que c'est la plus belle femme du monde (foudroyé par chacun de ses sourires). Avant de voir Batman, c'est le meilleur film de super-héros de l'année. Sinon, aucun acteur/actrice porno dans la salle.
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J'ai passé une nuit absolument rohmérienne - dois-je te préciser à quel film je fais référence ?. Penser que je découvris le film il y a un an presque jour pour jour me rend cette nuit encore plus précieuse. J'avais apporté le DVD de Breakfast at Tiffany's, mais ça ne marchait pas (zone 1), elle ne comprenait pas sans les sous-titres. Alors on a mis Le feu follet. J'ai tenu 15 minutes - aurai-je un jour le courage de voir le reste ?. On s'est finalement replié sur Buffalo '33. Je ne me souvenais pas que c'était un film aussi drôle.
En rentrant, à 6h du matin, la rame de métro était complètement taguée :
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Ce soir, j'ai enfin parlé à Robert "Philippe" Smith. Il est poète, "même si le terme est galvaudé, mais il faut bien donner un nom à mon activité et c'est celle qui me semble la plus appropriée". Il était ivre, m'a parlé de Bienvenue chez les Ch'tis, a fumé une clope, puis est rentré chez lui. Je l'aime déjà.
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C'est bien que Bobbie Gentry t'explose à la gueule.
Je voulais te mettre du Glenn Campbell, mais j'en trouve pas. Je voulais te mettre un Noel Deschamps (un mod français, pote de Nino Ferrer) mais j'arrive pas à la publier ici. Alors je te mets un Madlib (plus Talib Kweli) :