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mercredi 12 novembre 2008

T-Pax

Hier soir au Zénith, jouaient Pharcyde, De La Soul, Mos Def, et Nas.
Je le répète, parce que ça me semble invraisemblable : Pharcyde, De La Soul, Mos Def et Nas.
Pratiquement pas de médiatisation (si je n'avais pas travaillé ce soir-là, sans savoir à l'avance ce que j'allais voir, je serais d'ailleurs passé à côté).
A peine 4000 personnes pour un des évènements musicaux de l'année. Chacun a tenu de son rang, c'était grand. Comme je sais que tu adores le hip-hop « cool » (...), je t'ai fait cette petite compilation spécialement :




Et ce beau clip de Spike Jonze (pour Pharcyde) que je n'avais jamais vu


Ca m'a consolé du désastre d'I am Sasha Fierce, le dernier Beyoncé. Une face de sucreries où rien n'est à garder (Halo à la rigueur). Une face de vitamines où ne surnagent que Single Ladies et Video Phone (et Sweet Dreams à la rigueur). T'avais raison. Merde.




Enfin c'est pas une raison pour encenser cette cochonnerie (c'est infâme non ?)
Si elle est durable (cf. jurisprudence Jay-Z), la retraite de Lupe Fiasco, le meilleur rappeur en activité, est un très sale coup porté au hip-hop.

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Attention ça brûle

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Le cinéma est toujours (disons depuis quelques films) menacé chez Tony Scott : par sa propre enflure dans Man on Fire, par la télé dans Domino, par le jeux vidéo dans Déjà Vu. Mais au lieu de se barricader dans une tour d'ivoire (cf. la thèse nauséabonde du cinéma comme « citadelle assiégée », cf. « les pères Fourras de la critique »), il n'a de cesse d'affronter « l'ennemi », de lui piquer ses fringues, de les déchirer et de les porter, comme si de rien n'était. Undercover ? Dans Les prédateurs, premier film sublime avec Deneuve et Bowie (la nymphe éternelle et l'androgyne immortel), il s'agit de se plonger corps et âme dans l'esthétique publicitaire 80's la plus kitsch (même à l'époque de sa sortie) pour la faire imploser, à grand coup de filtres bleus, d'effets de transparence, de pianos et de ralentis.

Il faut voir, par exemple, comment une scène au bord du pompiérisme claydermanien (vers la fin, Deneuve embrasse goulûment Sarandon, avec une musique classique – je ne sais plus laquelle – en fond sonore), se transforme sans crier gare en film gore, puis de carrément en film de zombie, lorsque les anciens amants sortent du placard. Comme si Evil Dead s'invitait au milieu d'une pub Jacques Vabre. Le marbre blanc du palais semble toujours menacé de ployer sous son propre poids, d'être altéré par la tâche, une tâche de sang, qu'il faut s'empresser de nettoyer de peur qu'elle ne s'étale sur tout l'écran. Il y a dans Les prédateurs une lutte incessante entre bon et mauvais goût, pureté et impureté, une « lutte pour la domination » comme le dit un des médecins à Sarandon à propos de ses globules rouge. Contamination, d'une race par une autre, d'une esthétique par une autre, de la surface par la profondeur, ou de la surface par un autre type de surface. Le montage, syncopé, privilégiant les lignes de fuite à la narration, l'image au plan, faisant se télescoper les couleurs, les matières, le textures, les esthétiques, accentue cette impression. Je me demandais cet après-midi ce qui différenciait Tony Scott du Oliver Stone de U-Turn et Tueur-né ou du Luc Besson 80's : l'absence de roublardise militante en ce qui concerne le premier (Tony Scott est trop fasciné par ce qu'il filme pour jouer la carte, pseudo-subversive, de la dénonciation du pouvoir des méchantes images, blablabla) ; le refus de la candeur crétine pour l'autre. Pas dupe, mais pas béat non plus. Il y a chez lui la pleine conscience de se baigner dans l'eau la plus sale et néanmoins la volonté conjuguée d'en sortir absout. Et d'en sortir le cinéma grandi. Daney disait des clips qu'ils étaient comme les bandes-annonces de films qui n'existent pas. Les films de Tony Scott sont les bandes-annonces de films qui n'existent plus. Temps de tourner la page ?

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J'ai revu Dernier Maquis (décidemment immense) au MK2 Beaubourg. C'est la dernière fois que j'y fous les pieds. C'est le pire cinéma de Paris, j'espère sincèrement qu'ils finiront par le fermer un jour. Je ne sais ce qui est le pire : que les sièges y soient si inconfortables, qu'il ne respecte pas les obligations techniques (en terme de proximité de l'écran, de qualité sonore), que les films s'y interrompent si souvent au beau milieu (sans aucune excuse, jamais), que le personnel y soit si désagréable ? Non, le pire, c'est la faune, les gens qui fréquentent cette salle. La moitié de la salle ricanait pendant tout le film. Même quand rien ne prêtait à rire, ils riaient, ils se sont sans doute dit qu'ils allaient voir le film chic du moment, mais visiblement c'était trop pour eux, pas assimilable. Alors ils ricannaient (quand ils ne sortaient ou ne ronflaient). Bien entendu, ce sont les mêmes crevards qui vomissent sur le forum des halles, qui n'y foutent jamais les pieds de peur d'y croiser des "jeunes de banlieue", qui trouvent le lieu "anxiogène" et infréquentable (moi je m'y sens bien aux Halles, vraiment, surtout au sous-sol, à l'Orient-Express, ou au MacDo, où on peut surfer sur internet gratuitement), qui ne supportent pas les "bouffeurs de pop-corn" (parmi les centaines de fois où je suis allé à l'UGC Halles, je n'ai été emmerdé que 3 fois par des bouffeurs de pop-corn) (en revanche jamais je n'y ai vu un tel mépris pour le film, jamais).

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Maria tient à ce que donne ce lien
http://www.notspeakinginmyname.com/

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Pour une fois, c'est moi qui donnerait des nouvelles à D.Chou : oui, je deviens chauve, mais j'ai encore un peu de temps. Je crois.

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Jacky ! 22 fois le même texto ! Qui ne doit pas m'être destiné en plus. Continue bien. Je quitte le lac Léman ce soir.
B.B., 13:17:52, 06/08/2006

dimanche 19 octobre 2008

Single Ladies

Je t'en prie, vote pour le film que tu préfèrerais voir en premier au Breakfast Comedies at Ursuline's, c'est important.

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T'as vu le dernier plan du clip ? Incroyable hein, ça confirme toutes mes théories sur Beyoncé. Je brûle d'envie de voir la suite...


J'aime ! (à suivre)

mercredi 1 octobre 2008

Le retour de Broly

J'ai reçu ça d'un ami aussi name-dropper que flagorneur - je lui en voudrais d'être différent ceci dit : "Vu Dans la ville de Sylvia, tiens; vaut (presque) pas tripette. Pardonne-moi la brosse à reluire, mais certains plans veulent talonner L'enclave; c'est peu dire qu'ils échouent. Un seul grand moment, la deuxième scène de café, avec tous ces visages qui s'obstruent les uns les autres, bouchent des perspectives, dessinent des microfictions avortées ou retardées, viennent bouffer l'écran en close-up ou s'effacent au contraire d'un coup d'un seul, relayés à l'arrière-plan d'un claquement de cils volatil. La mise en abîme sur le voyeurisme est grossière; l'obsession baudelairienne sur l'ode aux passantes, agacante; la ressemblance frappante du gugusse avec Courbet jeune, beaucoup trop édifiante sur la volonté de passerelle entre ciné et peinture chez Guerin; mais cette facon de faire s'initier le ressouvenir d'un amour perdu à partir d'une dissection géométrique de l'espace, c'est fort. Franchement, cette scène, sans déconner, a quelque chose d'un mini-Ionesco déconstruit par Chirico reformulant les principes physiques de Lagneau; bref c'est cool. Mais c'est tout; le reste est juste une ode banale aux tramways; qu'est-ce que ca peut nous foutre". La suite de son mail ma presque fait pleurer - l'enfoiré.
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J'ai vu Grandma's boy avec Scott ce soir. C'est ok, comme dirait Thouv : sous-sous Apatow (mais on part de si haut qu'on arrive finalement pas trop bas), mâtiné de Sandleries sans Sandler (donc supportables) ; stoner video games movie, genre la scène "how do you know i know you're gay?" de 40yov étirée sur 1h45, avec :

et

La première est absolument charmante, je le savais déjà, mais là particulièrement ; le second, beaucoup plus gros qu'aujourd'hui, fait mouche à chaque apparition, où il ne fait rigoureusement pourtant rien d'autre que rire bêtement et lêcher des seins - ça te laisse préjuger du type d'humour. Scott a vainement essayé de me convaincre que c'était la meilleure comédie ever, mais que j'aurais du fumer pour l'apprécier à sa juste valeur. Ben voyons.

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T'ai-je dit que Home d'Ursula Meir, avec Olivier Gourmet (jamais il ne m'a déçu, même dans les daubes comme Mesrine 2 où, totalement ridiculisé par un postiche improbable, il donne une leçon d'acteur à Cassel) et Isabelle Hupert (presque aussi belle dans les champs de blé que lorsqu'elle était filmée par Cimino il y a 30 ans) était une divine surprise ? Pas un grand film non - à cause d'un défaut de mise en scène -, mais un film qui évoque plus l'Amérique que l'Europe, Malick que Zola, la vie comme une succession de possibles à exploiter plutôt que succession de problèmes à résoudre. C'est déjà pas mal. Ca commence comme la Petite maison dans la prairie Punk, ils prennent leur bain à poil, toute la famille, jouent au hockey dans le jardin, regardent la télé sur un canapé dehors. On est en France, alors on se dit que le père cache sûrement quelque intention incestueuse (en plus il s'isole pour fumer, c'est louche), la mère quelques névroses (de fait elle en cache, c'est con, surtout pour Huppert mais on ne l'apprend que plus tard), que les enfants souffrent. Et ça ne vient pas. On attend les soucis, les huissiers, les cartouches glauques, ça ne vient pas. Ainsi pendant 20 minutes. Le film déjoue nos attentes, en tout cas a déjoué les miennes.

Et puis un matin, les problèmes arrivent ; mais c'est presque comme dans un Spielberg, La rencontre du troisième type, une arrivée de petits hommes oranges, pas des humains assurément, des E.T. Et lorsqu'ensuite ils construisent la route, c'est beau et triste comme l'arrivée du train dans les westerns crépusculaires. Et ça continue, des glissières intrusives, des bourdonnements incessants, des tremblements, des bugs à la Friedkin. Du fantastique, pas du naturalisme. La moindre traversée de la route devient un film d'aventure, voire un film d'horreur quand il faut se faufiler par un conduit souterrain (scène sans doute géniale à l'écriture, mais un peu gâchée par la mise en scène paresseuse). Du Kawase dans certains plans sur la nature. Et du Hal Hartley me souffle-t-on...La partie claustro, moins réussie (parce qu'entre 4 murs, l'absence de mise en scène, ça ne pardonne pas) laisse un mauvais ressenti final, dommage. Le personnage de la petite nerd apatowesque est assez raté aussi, je ne sais pas pourquoi, mais ça ne marche pas. J'aime beaucoup le dernier plan, le mouvement après la fixité - ça me touche nécessairement. On sent dans Home une authentique et saine volonté d'en découdre avec un substrat théorique (intimisme européen vs. grands espace et genre américain), malheureusement pas toujours suivi d'effet (le côté Versailles de

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Ahah, les brêles, les types sont jamais foutus de mettre le bon nombre d'étoiles, en général ils m'en collent toujours une de moins, et là, hop, 2 étoiles pour un film que je défonce, et le plus drôle, c'est la phrase qu'ils citent, qui sortie de son contexte veut dire l'exact inverse de son sens originel.

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Tu as entendu ça ?


Découvrez T.I.!


Tu me diras que c'est lassant, et je te répondrai à l'affirmative mais que c'est malgré tout un des meilleurs morceaux de hip-hop/rnb entendus cette année. Ce ne sont pas les derniers Rihanna (qui n'a certes jamais brillé mais là tout de même, Disturbia ahaha), Britney (Womanizer, t'as entendu ça ?), Snoop, Nas, The Game, Lil Wayne, Pharrell (avec My Drive Thru, ça commence à se voir qu'il fout plus les pieds en studio et qu'il file tout le boulot aux stagiaires, sans parler de son auto-remix de Everyone nose, totalement consanguin), et j'en passe. A part Lupe Fiasco, j'ai rien entendu de bon cette année. Et je crains de plus en plus que Beyoncé ne soit pas à la hauteur de mes attentes. Si même Beyoncé fait défection, que va-t-on faire ? Qu'ont-ils fait au hip-hop ?

Mince, ça me lasse déjà Juana Molina... Pourtant, je te jure que ce fut un choc à la première écoute.
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D.Chou a une coiffure trop nulle

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" 0 " {*_*} merci pour touts
Y.U. 01 : 05 06, 0502/2008

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