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samedi 14 février 2009

This wilderness up in my head


Mail reçu : "Tu m'avais parlé de lui (la fameuse conversation où tu as lâché un "ouais parce que moi la littérature ça m'intéresse pas" qui t'a fait traverser le sous-sol de papier de mon estime ), et voilà que je lis par hasard sur le blog du critique du Nouvel Obs un des 3 papiers élogieux qu'il fait dans l'année et qui est consacré à lui. Parallèle entre Djian qui est un vrai romancier et Yann Moix qui l'attaque dans le Figaro où il a une tribune - querelle sans intérêt, pas plus pour toi que pour moi, même si je suis à 100 % du côté du Nouvel Obs. Mais je te copie-colle juste cet extrait du dernier roman de Djian dont le résumé donne très envie, pas de le lire en priorité, mais de l'inscrire disons sur sa liste de mars :

Chaque fois que j’écoutais Banshee Beat d’Animal Collective, je prenais conscience que l’homme n’était pas simplement destiné à répandre la souffrance et la laideur sur le monde. Il pleuvait, il tombait des cordes, mais cette musique frôlait le miracle. Il y avait un moment où forcément l’on posait son verre et où l’on commençait à danser – en remerciant Dieu de ne connaître ni guerres ni famines etc. –, à se déhancher, à laisser poindre un sourire de satisfaction. (...) Il devenait de plus en plus difficile de préserver de tels moments. Dans l’ensemble, selon moi, la vie était plutôt une affaire douloureuse. Je n’avais pas dansé tous les jours, si j’avais bonne mémoire. Aussi, puisqu’il en était ainsi, me laissai-je un moment porter par la musique – remuant comme une espèce de ver dans une prise électrique – tandis que la pluie ruisselait sur les baies. Il faisait déjà sombre. Comment ferions-nous, me disais-je, s’il n’y avait pas la musique? J’avais ouvert une bonne bouteille de vin blanc".

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Autre mail : "et pour benjamin button, j'aurais du t'écouter, bien sûr, au lieu de me laisser ébranler par tous ces 'étalements de mesquinerie' (j’ai lu et beaucoup aimé ton texte, bien sûr, qui me convainc aussi que les fincher d’avant zodiac ont peu de chances de m’enthousiasmer). rien à voir, j'ai enfin vu mes premiers épisodes de buffy, début de saison 4 (les bouts entraperçus il y a dix ans chez un copain dont les soeurs étaient fans ne comptent pas, en vf qui plus est), j'adore (sarah m. tout autant) et ça me rend presque triste, que cette série n'ait pas accompagné mon adolescence comme elle l'aurait du. j’aurais jamais cru ça, c’est profond comme apatow, terrorisant comme lynch, astucieusement méta comme shy (willow à buffy : ‘i’m not your sidekick’)… et génialement drôle. impur, fou fou et déjanté comme jumper (j’attends énormément de push, sur ce plan), et aussi une somme de culture populaire us (les simpson, studio 60), bref tout ce que j’ai aimé récemment. Et sarah m. est une des plus grandes actrices au monde, oui, un coup enfant gâtée butée, l’autre midinette, puis proche de l’asile, et une même fantaisie dans chaque registre. et quelle fragilité, quand elle suit le type odieux qui l’a plaqué et s’excuse, c’est juste pas possible, et elle le rend crédible je n’ai toujours pas compris comment. Et cette manière de jouer de son statut de blonde décolorée, de connaître ses limites et de s’en désoler, j’ai rarement vu une série aussi sadique envers son héroïne (‘oh yes, you’re willow’s friend’). Enfin voilou…

bye







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C'est l'un des plus beaux films que j'ai vu parce qu'il contient tous les autres, ou en tout cas une infinité. C'est un film qui justifie le cinéma, tout en étant chargé jusqu'à la gueule de littérature, donc un amplificateur d'existence. Sublime.
C.W., 07/02/09, 02:17

samedi 7 juin 2008

It has meanings

Cette semaine, je me remets à écrire, il le faut. C'est que la finition de mon film m'a pris beaucoup de temps la semaine dernière. Prestataires incompétents, suites d'erreurs humaines, avaries techniques, rien ne m'aura été épargné dans cette post-production chaotique, intervenue un an après le tournage (lui aussi rock n' roll). En fin de compte, je crois qu'on s'en sort bien, avec même un résultat techniquement supérieur à ce qui était prévu originellement. Quelques trucs à finir au son (une scène à resynchroniser lundi), à l'image (étalonnage dimanche), puis sortir la dvcam, la beta et le master HD mardi. Tests le jour même. Et jeudi 12 première diffusion au festival de Pantin, 20h.

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Vus : Babylon A.D. (ahahahah, à nous deux kasso), Night and day de Hong Sang-Soo (un peu raté et malgré tout sublime), un Fritz Lang coolos (La cinquième victime) et un horrible classique du film noir (The killers de Siodmak), dont je mesure toute les cochonneries qu'il a pu engendré avec son hold-up en plan séquence et sur grue (suivez mon regard), son match de boxe réaliste, sa femme fatale pulpeuse, ses clairs obscurs outrageusement expressionistes, sa picturalité morbide... Et si le film noir me dégouttait profondément ? Il faudra sans doute nuancer (et revoir Pendez-le haut et court) mais je crois que c'est le cas.

Vu aussi, en DVD, Conte d'automne. Sans doute le plus fort, mais je lui préfère toujours Conte d'été (sas vraiment savoir pourquoi). Tu sais que je n'ai pas arrêté de penser à notre discussion sur les signes de reconnaissance de l'amitié en voyant le film ? Là c'est transposé à l'amour, mais je crois que c'est proche, nonobstant la valeur physique (puisqu'elle est séduite par le prof en voyant sa photo).

Une fille à la page m'attend tranquillement, une comédie romantique apparemment sublime avec Sarah Michelle Gellar (la meilleure actrice du monde) et Alec Baldwin (le meilleur acteur de la famille Baldwin) qui vient de sortir en direct-to-dvd. Nevers, tu connais pas ça, hein ? J'irai voir Un jour peut-être la semaine prochaine sur tes conseils indirects, mais j'y serai allé anyway :p

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... des mots qui passent inaperçus (et qui sont censés passer inaperçus) à la première vision, qui semblent parfaitement triviaux et anodins, résonnent lors d'une autre vision et énoncent leur appartenance à un réseau signifiant. Ainsi ces mots de cinéma énoncent leur mimésis des mots ordinaires, des mots de la conversation quotidienne. Et par conséquent, pour être maître dans l'art d'écrire et de réaliser un film, il faut, pour ce genre de cinéma, être maître dans cette forme de mimésis.

Stanley Cavell, A la recherche du bonheur (j'ai fini par le trouver tu sais ! JM me l'a carrément offert)

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A propos du ring of mood (qui change de couleur en fonction de l'humeur) dans The happening : "it's not a toy, it has meanings in it", traduit par "ce n'est pas un jouet, il a une valeur sentimentale" et passant par conséquent à côté de la polysémie de l'expression (il a une valeur sentimentale + il a des sens). Eh oui... Vous comprendrez mieux quand vous verrez la place que s'est donné Shyamalan dans le film.



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My song of the week :


Découvrez RJD2!


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A faire
- Aider D.Chou à sortir de dépression
- Appeler Pierre, Amos, Antoine, Jerome, Ophelie, Marie, Jerome, Thibo, Yvon, Marina, Pierre
- Mail à Carlos et Sergio
- Ramener la rotule
- Faire un chèque à Oppi
- Vendre mes places de concert
- CAF
- Faxer CC
- Appeler Guillaume et Hubert pour le loyer / bail (et aussi le cable télé)
- Syd Matters
- Feuillet de protection Ipod et garantie
- Portant à Conforama
- Films vus
- Ciné Foot, Sarah, Babylon AD,
- Deux fiches de lecture
- Prendre une décision pour les Eurocks
- Plan PFE
- Blog Jessica

Et toi si t'as des bouts de textes ou des trucs à me proposer...