vendredi 22 août 2008

Dear month of august

(la vue depuis mon bureau)

Plein de choses, essentiellement anecdotiques toutefois, étant donné que je suis un peu loin du cinéma depuis quelques jours (en plein dans la musique par contre)
D'abord, ça, parce que j'avais oublié qu'un footbaleur pouvait être un type normal, intelligent, drôle, sympathique, avec l'oeil qui pétille et tout.
Ensuite, ça, ça, ça, et ça. parce que le monde continue de tourner, et ouais (pour booster un peu les stats : louise bourgoin, kate moss, the kills, bienvenue chez les ch'tis, beyoncé)
Puisque tu crois que mon blog est devenu le dernier salon où l'on parle people : la liste des 31 "cinéastes" qui s'opposent officiellement au piratage (news tout aussi people, finalement), belle liste, que des winners, je te laisse admirer (merci l'arp, vraiment merci d'exister, et surtout de "rester vigilant") ; et puis surtout, plus drôle et intéressant, cet irrésistible, bien qu'un peu long, billet de Vive le Feu sur BHL en Géorgie, qui ne surprendra bien entendu personne mais fait du bien entre deux rapports du CNC sur le financement du cinéma.
Je termine cette petite revue de presse par la très belle nécro d'Axelle Roppert sur Manny Farber, qui m'a donné une envie furieuse de lire au plus vite son "Espace négatif" (tu me l'offriras pour Noël et je te le prêterai), et le chouette reportage de Télérama sur la projection au Portugal de Ce cher mois d'août de Michel Gomes, peut-être le plus beau film du dernier festival de Cannes, dont j'ai raté là-bas, pris dans la tourmente, l'occasion de parler, et sur lequel j'espère revenir à sa sortie.

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Comme tu l'as sans doute vu, j'ai ajouté, en haut à droite de ma page, juste en dessous de mon gagdet twitter - que tu lis j'espère, c'est surtout pour toi que je l'écris - une fenêtre google reader avec les derniers articles qui m'ont plu. Pris d'une frénésie technophile, qui a grignoté la quasi-totalité de mon temps libre cette semaine (c'est pour ça que je n'ai rien écrit sur le blog), je me suis lancé à corps perdu dans le web 2.0. dont les bras tendus en ma direction depuis trop longtemps allaient finir par se flétrir ou se cramper. J'ai donc désormais, en plus de mon twitter et de ce blog, un compte google reader (c'est magique, ça change la vie, essaie), delicious, flickr, je fréquente régulièrement digg, wikio, cuil, et j'ai installé une tonne de jolis raccourcis sur ma "barre personnelle" firefox (auquel j'ai installé quelques add-ons bien sentis). J'ai aussi découvert google docs, une application merveilleuse qui va nous simplifier la vie lorsqu'il s'agira de corriger des textes communs. Enfin, j'ai fait connaissance avec les moteurs de recherche personnalisés (tu t'es assez foutu de ma gueule avec ça, j'arrête donc là, en plus je sais pertinemment que tu n'y comprends rien).

Cette frénésie m'est venu après une attaque de virus le week-end dernier (au passage, ami geek soucieux de sécurité, va lire ça, ça m'aurait évité quelques déconvenues si je l'avais su avant), ma première depuis 4 ans, m'obligeant à consacrer une après-midi entière pour m'en débarrasser alors que j'avais d'autres chats à fouetter. Le virus a fini par lâcher mon ordinateur, mais il m'a laissé une drôle de fièvre geek, me ramenant des années en arrière. Une fièvre qui me fout autant les jetons qu'elle ne m'excite. Que vais-je faire désormais de tous les liens, raccourcis et tags magnifiques ? Et que vais-je faire de ce linux ubuntu installé en double boot sur ma machine ? C'est le vertige du progrès, comme dirait l'ami ihu (mais version software). Une illustration :


Facebook dans la réalité - Video


(Dis, tant que je te tiens, c'est normal que le flux des inrocks, lorsqu'il s'actualise, me balance 20 nouveaux messages qui ne sont que des répétitions des anciens ? C'est un peu pénible à longue, et gâche un peu l'intérêt du rss, non ?)

(tu te trompes : ce n'est même pas en surfant sur des sites de contenus illégaux ou porno que j'ai chopé ce virus, mais sur un blog de cinéma, comme ça, juste en surfant (si, si, c'est possible, je l'ignorais aussi). L'immoralité de ce monde me surprendra toujours)

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A propos du fait d'être ramené en arrière, je me faisais cette réfléxion l'autre jour, après ces 3 étranges semaines chez mes parents (mon plus long séjour depuis...). Nous sommes en septembre 2008, et à bien y regarder, j'en suis à peu près au même point qu'en septembre 2007, comme si cette année n'avait été qu'une (belle) parenthèse, une année blanche (ou plutôt beige) : j'écris mon mémoire (que j'étais censé faire l'été dernier), je bosse sur le scénario de mon prochain film (que je m'étais promis de finir l'été dernier), je vais devoir consacrer à nouveau du temps à la prod, je vais aller habiter quelques jours chez D.Chou et me replonger dans la filmographie de Rohmer (comme l'été dernier donc). Il ne manquerait qu'on fasse un raid à l'Atlas...
C'est très bien ainsi, cependant. Aucune raison de me plaindre. Cette boucle valait la peine d'être bouclée, ces projets d'être mûris, cette parenthèse d'être ouverte, et pas fermée je l'espère.

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Sinon, c'est toujours country et hip-hop (séparé, jamais ensemble, sinon ça donne ça et c'est pas jojo). McCain et Obama main dans la main.





J'attire particulièrement ton attention sur les 2 morceaux de Glen Campbell (mais essaie de tout écouter, ça me ferait infiniment plaisir).

Et puis, comme je te disais, la claque Burial, un an après tout le monde, mais tout de même.









Fais-moi penser à te raconter dans quelles conditions j'ai rencontré l'album. de Burial C'est le plus important, les conditions de la rencontre.

(deezer fait aussi de la vidéo maintenant, rends-toi compte tout ce qui s'est passé en août)

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"The notwist, c'est des farfelus qui se cachent pas. Ils m'ont séduite"
J.S., 00:03:25, 16/08/208

3 commentaires:

Anonyme a dit…

ca y est t'es retombé, t'es redevenu un geek. T'es comme un alcoolique, en fait, t'es toujours au bord de retomber.

Anonyme a dit…

Sois gentil, quand t'as des problèmes de flux RSS, t'en parles au responsable technique (do you know who ?), moi je n'y suis pour rien.
On se voit lundi.

Lungos a dit…

Soit dit en passant, qd je vais sur mediacritik.com mon antivirus déclenche la sirène.

Vous ne partagez pas que le virus du cinéma dans votre secte.