jeudi 13 novembre 2008

Moselle!

Gosh ! C'est la version bêta de mon texte sur Beyoncé qui a été publiée, par erreur
Voici la vraie :

Cyber Girl
Le dernier clip de Beyoncé est sorti et, foi de fan, on n'avait pas vu plus hypnotique déflagration en noir et blanc depuis, disons, My Love de Justin Timberlake ou Like a boy de Ciara – par « dernier », on entend bien sûr Single ladies, et pas son envers mielleux sorti le même jour, If i were a boy, dont on préférera ne rien dire par déférence. Celle qu'il faut désormais appeler, parait-il, Sacha Fierce y gigote majestueusement en juste-au-corps dans un décor ultra-minimaliste, entourée de deux clones exécutant avec elle une féroce chorégraphie robotique, apparemment pompée sur un standard des sixties. Qu'importe, à vrai dire, qu'elle se soit inspirée d'un clip existant, tant la fascination exercée par celui-ci tient avant tout à sa cohérence vis-à-vis d'une filmographie établie. Pour la première fois en effet, la chanteuse y assume sa vraie nature, que l'on soupçonnait depuis longtemps sans oser la formuler : Beyoncé Giselle Knowles est un Terminator.
C'est un détail qui nous a mis sur la piste, une légère brillance au centre du cadre dont la caméra, posée sur un bras mécanique, cherche continuellement à se rapprocher sans oser le faire, tel un chat rôdant autour d'une souris joueuse. Il faut attendre le tout dernier plan, sur le couplet « All the singles ladies / Now put your hands up », pour avoir la révélation : le bras de Bee est bel et bien cyber, le même, exactement, que celui de Schwarzy 25 ans plus tôt, avec le grincement caractéristique quand elle remue les doigts. Désormais tout s'explique et l'on comprend mieux son extraordinaire discrétion dans les tabloïds (à l'inverse de Britney ou Amy, qui prouvent chaque jour qu'elles sont faites de chair et de sang), sa perfection en toute occasion (en dix ans de carrière, combien de gaffes a-t-elle commise ?), son problème d'incarnation, enfin. Arrêtons-nous un moment sur ce dernier aspect. A la vision de ses clips, et plus encore de son film Dreamgirls, où il faut vingt bonnes minutes pour l'identifier tant elle y est affadie, quelque chose cloche : elle y semble comme absente à l'image, et, plus grave, interchangeable (replaceable), comme peut l'être, donc, un robot fabriqué en série. Les réalisateurs chargés de ses clips l'ont d'ailleurs compris, eux qui la confondirent avec Shakira dans Beautiful Liar, la transformèrent en Jay-Z le temps d'un couplet dans Upgrade U, et s'amusent globalement à changer son look 24 fois par seconde (dans Ring The Alarm typiquement). Beyoncé peut faire ce qu'elle veut, se déguiser à foison, se trémousser autant qu'il lui plaît, se faire appeler Sacha Fierce, Bee ou Giselle-Z, l'image, elle, ne ment pas, et on sait désormais que son petit nom est T-800. Mais comme c'est un joli nom, on lui pardonne ses cachoteries, en espérant qu'elle nous montrera plus que son bras la prochaine fois.

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Et on va me faire croire qu'il s'agit d'une coincidence ?

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Tout bien réfléchi, Halo est pénible et Vidéo Phone fatigante à la longue. A part un clip, vraiment rien à sauver donc.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

"Beyoncé peut faire ce qu'elle veut, se déguiser à foison, se trémousser autant qu'il lui plaît, se faire appeler Sacha Fierce, Bee ou Giselle-Z"

C'est donc un robot si tu veux, moi je pencherais plus pour la Barbie, que tu peux habiller et rhabiller, changer son nom etc.

Enfin je dis ça pour t'emmerder, tu t'en doutes.