lundi 12 mai 2008

The mist in my street

Une manifestation de cathos intégristes, pour la Pentecôte. Tout va bien et puis soudain...








Que fuient-ils ?


***



Non, non, promis j'exagère pas, c'est à peu près du même niveau (n'ayant pas vu la pièce, j'imagine), la honte du screwball. Et t'avais raison à propos de Kutcher, un vrai beauf. Et Diaz, elle a joué dans quels bons films depuis Mary à tout prix ? Je t'en foutrai moi des "traits pékinois"...

***

Iron Man, Léo Soesanto en a parfaitement parlé dans sa critique (je parle de la version longue, t'as qu'à acheter le mag'). Rien à ajouter si ce n'est que :
- le film est idéologiquement crapoteux, but who cares ?
- limite Z par moment, mais ça fait aussi son charme
- Samuel L.Jackson est un sacré filou en interview (cf. la scène cachée après le générique)

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A faire :

- S'excuser auprès de D.Chou pour avoir confondu son bras droit et son bras gauche
- Ecrire des textes sur J, B, N, peut-être JCVD et Samani
- Contrat de cession (c'est bon, c'est bon, je vais le retrouver)
- Mail Carlos, Pierre, Antoine
- CAF

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free music


Then susan comes into the room,
Shes a naughty girl with a lovely smile,

Says lets take a drive to Primrose Hill,

Its windy there and the views so nice,

London ice can freeze your toes

Like anyone I suppose

Im
Holding on for tomorrow...

19 commentaires:

GM a dit…

Dans D. Chou, le D. est pour Danielle ou...?

Anonyme a dit…

« Et Diaz, elle a joué dans quels bons films depuis Mary à tout prix ? »

« In Her Shoes », très grand rôle pour très grand film.
« The Sweetest Thing », le « Mary à tout prix » renversé version filles, très vulgaire, très drôle et culotté, j'aime beaucoup.
« The Holiday », film très raté, mais elle (et Kate Winslett) est très très bien la miss (avec sa vie en bande-annonce avec voix off).

Sinon, là, faut m'expliquer : c'est nul, « The Mist ».
Je vais bientôt enfin regarder « Bottoms Up » au fait.
Bon cancannes les zozos.
Et bon zoo.

'33 a dit…

gm : je garde mes petits secrets...

sr : pas mal. tu es sans doute la seule personne qui pouvait répondre à cette apostrophe. Bon :
- pas vu in her shoes, mais très envie, tu t'en doutes.
- pareil pour allumeuses
- the holiday : non, non, non. elle est insupportable dans ce film.

et puis j'aime pas sa tête, voilà.

The mist : très vite (je m'attelerai à une vraie critique à la revoyure en dvd). un des meilleurs films de l'année pour moi. 3 moments très forts (au moins) : la mère part dans la brume retrouver son gosse (montée de larme) ; le jeune militaire homo refoulé (quel acteur !) se fait poignarder et jeter dehors ; la fin, digne de celle d'AI, un petit vaisseau dans la brume, face à une statue (sur le seuil de sa porte), un type seul pour l'éternité, Massada, flavius joseph, le Monde est sauvé mais le monde du type s'effondre, pas du tout une fin de petit malin contrairement à ce que beaucoup disent. Et puis cette lenteur... Vraiment j'adore.

'33 a dit…

c'est toi qui a mis des vidéos de diano ross et de sharon jones sur crp ?
J'aime beaucoup la seconde, pas du tout la première.

1 thing, Amerie, tu aimes bien ?

Anonyme a dit…

Non ce n'est pas moi, ça va pas, je n'aime pas ça du tout. (J'adore Diana Ross, y compris sans les Supremes, mais ce chewing-gum là, n'exagérons pas.)

C'est amusant parce que je ne l'aimais pas, non plus, Cameron Diaz. Je bassinais tout le temps sur ce que elle était le seul gros défaut de « Mary à tout prix », etc. Et j'ai vu « In Her Shoes », le film en plus a cette beauté de (me) faire passer de cette réticence réelle qu'elle joue dedans (au début, d'yeux que pour Toni Collette), à ce personnage, la sœur qu'elle interprète, sublime, comme elle le devient. Je n'en dis pas plus, le moins on en sait plus c'est bouleversant. Voilà, depuis je l'aime beaucoup.

Très vite : « The Mist », c'est nul. Deux trois images par la vitre et le brouillars, un plan : le sang qui fait une auréole à Marcia Gay Harden une balle dans la tête. D'ailleurs c'est un beau plan parce que c'est le seul qui avoue le mensonge du film : en phase sur le fond avec le discours apocalyptique intégriste raciste & co. de Gay Harden (j'aime beaucoup cette comédienne, là c'est drôle comme son jeu caricatural volontaire est la vraie figure – laide, et elle enlaidie – du film), il feint (mal, qu'est-ce que c'est mal filmé et mis en scène !) de se la jouer l'artiste, ce noir héros John Doe plouc (très plouc).
Chez Spielberg, comme aussi dans « La Guerre des Mondes », il y a toujours les « vingt minutes en trop », ces fins qui en rajoutent une couche, toujours très discutées, discutaillées (genre c'est super, mais sauf le happy end). Là tu oublies que AI il y encore les extra-terrestres du temps et la chambre à coucher avec la mère. Pas sur le gosse qui meurt devant la fée bleue.
Griffith forever, etc.
« The Mist » c'est pour ceux qui ne trouvent rien de magnifique à « 30 jours de nuit ». Qui préféreront toujours le discours à une histoire d'amour, ce que ça dit à ce que ça raconte.
C'est quoi, « 1 thing, Amerie, tu aimes bien » ?

'33 a dit…

bon, je suis rassuré, tu n'argumentes pas beaucoup plus que moi sur The mist :)

Tout de même, ta dernière phrase est gonflée. Ce que raconte le film, au 1er degré, me touche beaucoup. Je me fous de savoir si ça parle des etats-unis aujourd'hui ou je ne sais quelle parabole; ça parle d'un type qui sacrifie sa famille et qui doit vivre avec ça jusqu'à la fin de ses jours (massada, c'est d'une certaine façon cela, et la fin de AI, je parle de la toute fin, aussi); ça parle d'une communauté gangrénée par un discours mystificateur (shyamalan, en beaucoup moins beau, évidemment), un mist de l'intérieur pire que celui de l'extérieur (la femme qui ose l'affronter s'en sort d'ailleurs).

Alors s'il faut choisir son camp (30 jours de nuit vs The mist), j'ai choisi (j'ai toujours aimé l'idée de choisir son camp). J'y reviendrai, anyways (js, ramène toi).

Amerie, c'est une chanteuse de rnb dont j'adore la voix et les productions (très 70's):
http://fr.youtube.com/watch?v=Xa1qaAcJG70
http://fr.youtube.com/watch?v=3MsTWvaLwFc

'33 a dit…

de toute façon, on s'en fout de The mist, mon plan il est mieux, non ?

Anonyme a dit…

Ça parle de, ça parle de, ça parle de…

Sûr, « 30 jours de nuit » ça parle de rien. Ouf.
Plaisanterie à part, rien à voir avec AI, et quant à Shyamalan dont je n'aime pas tout, du tout — mais j'adore « Le Fille dans l'eau » — sa force consiste dans le contraire de ce que tu dis, dans ce que la communauté ne tient que par le conte et la mystification, et que c'est la perte de cela, de cette innocence figée dans le jeu de rôles et forclose, qui la renverse. D'où que son dernier film soit si beau, parce qu'il pose enfin cela comme prémisses au déroulement du récit, ce renversement et la confusion qui en naît, et pas, selon son habitude (sauf dans « Signes », dans une moindre mesure) de gros malin doué, comme horizon, le point aveugle de l'intrigue. C'est beau d'ailleurs comme « La Fille de l'eau » est un film de croyance sans révélation. D'habitude c'est l'inverse. Non ?
Le nihilisme catho de ploucs qui transpire de « The Mist », yirk… Non que je lui reproche d'être nihiliste, catho ou plouc, en soi, je défends ainsi un peu toute seule « Magnolias » de PT Anderson, mais d'être dans le déni, cinématographique, de ça, de poser à la belle âme tout le temps. Faux-cul.
Bref, ce n'est pas l'endroit.
Alors disons pour (me la) boucler, qu'en voyant « 30 jours de nuit » je me suis fait la réflexion que c'était l'anti-« Dogville », de cette merde de Lars Von Trier : mille fois mieux mis en scène, et sans le discours et l'abstraction arty et le mensonge constant de la mise en scène, oui, encore un vrai faux-cul, comme Darabond, Von Trier (en plus zauteur… « 30 jours de nuit », beau comme les plus beaux Carpenter.
Alors mein kampf : Carpenter et « 30 jours de nuit » ; équipe adverse : « The Mist » et Lars Von Trier. La balle au centre. (Je fais la pom-pom girl, hein.)

Anonyme a dit…

Quel plan ?

'33 a dit…

Le plan de manif, après les 3 photos, les petits curés qui courent, poursuivis par une jeep, et la mère qui regarde avec ses 2 gosses..

Je me suis mal (et surtout trop vite) exprimé sur shy. Tu as raison. Ca n'empêche pas de jeter des ponts entre les deux. J'y reviendrai (à la revoyure, mes souvenirs ne sont plus assez clairs, et j'ai le grand défaut d'oublier vite les films si je ne prends pas de notes)

Tout de même, mais je ne vois pas en quoi The mist est faux-cul. Et surtout pas dans un sens vontrierien. Là, c'est peut-être toi qui fait "dire" des choses au film.

On peut n'évoquer qu'une seule chose qui disqualifie la comparaison Trier/Darabont : le second ne se place jamais au dessus de ses personnages ; la mise en scène (si mise en scène il y a, et je le crois) est limpide de ce point de vue. Pas de distancation brechto-neuneu dans The mist, tout ce qui intéresse Darabont c'est de filmer des visages, des émotions (la peur, la stupeur, la compassion...) sur des visages. Pas de nihilisme là dedans. Seulement une histoire de portraits.

Anonyme a dit…

Je les trouve tous plus moches les uns que les autres, comme il les filme (mal) et comme il les traite. Aucun sens du découpage et du montage, c'est incroyable pour quelqu'un qui se mesure à un tel huis-clos. Il est incapable de filmer une mort, mais juste un lynchage, incapable d'isoler il fait n'importe quoi avec sa steady-cam pataude qui déforme tous les visages et balaie le supermarché comme le balai-brosse, il ratisse au plus large c'est effarant de mocheté. C'est bien joli de me titiller sur mes points sensibles (sic !), mais c'est impossible de faire une histoire de portraits avec tant de gens (ou alors faut être soviétique, dans l'icône rapide), avec une meute, avec une coupe de société en quotas, des pantins qu'on dégomme sans série b, avec un maximum d'effets pour tenter de les humaniser, tous ces imbéciles à tour de rôle. Il n'y a que Gay Harden qui existe comme caractère, i.e. comme portrait et comme visage, qui soit filmée, laidement mais filmée, et, comme chez Von Trier, c'est toujours au service du saint-sulpicien supplicié in fine. Enfin. On s'en fout, hein. Vive les petits curés.

'33 a dit…

ah ben voilà, ça se sont des arguments (note que je n'ai pas mystification). Je ne suis pas d'accord mais en effet on s'en fout.
Et puis là il faut que je me concentre sur une tâche autrement plus importante : écrire quelques lignes pour le compte-rendu sur C.N. Glps.

'33 a dit…

*pas vu mystification
*compte-rendu de brive

Anonyme a dit…

Sur Camille Nevers ? (ah ah, je me suis rendue compte du truc après coup.)
J'aurais dû faire dix films après Mystification, mais les commandes se font rares, c'est con, hein.
Comme ça, gloups, c'est bien, les mauvaises langues diront toujours que c'est du copinage, et je suis très fière d'être sans qu'on se connaisse passée en sixième de la liste des 11.
Alors bonne traversée.

'33 a dit…

oui, enfin derrière The darjeeling limited, note bien, faut pas déconner - mais devant Redacted et No country for old men, ahaha.

Anonyme a dit…

J'avais noté que tu avais mauvais goût, oui.

'33 a dit…

serait-il possible que tu m'envoies la tracklist du film, pour pas que je dise de bêtises :) :) :) (j'en dirai quand même)

Anonyme a dit…

Le Dancing Club des 23 ?
Mais où ?

'33 a dit…

raqi33 at gmail point com, par exemple.

chou, si tu passes par là, j'ai enfin trouvé une veste qui me permette de porter sans honte ma chemise bariolée brian dales (celle dont tu t'es moqué l'autre fois).