samedi 11 juillet 2009

Time After Time


Les amis d'Eloge de l'amour m'ont donné envie de refaire mon top11 2009 so far (je suis incapable de faire un top11 année scolaire, en revanche, désolé). Ca donne donc :

1- The Curious Case of Benjamin Button (David Fincher)
2- Ce cher mois d'août (Miguel Gomes)
3- Inglourious Basterds (Quentin Tarantino)
4- Public Ennemies (Michael Mann)
5- Tokyo Sonata (Kiyoshi Kurosawa)
6- La fille du RER (Jean-Paul Le Chanois)
7- Star Trek (J.J. Abrams)
8- Tetro (Francis Ford Coppola)
9- Ghost Town (David Koepp)
10- La famille Wolberg (Axelle Roppert)
11- Twilight (Catherine Hardwick)

14 commentaires:

Seb B. a dit…

c'est quoi cette blague Jean-paul Le Chasnois??? t'exagères...

'33 a dit…

Je te renverrai au post "Jean-Paul Le Chanois", un peu plus bas, pour avoir la réponse.

lucabrasi a dit…

ah ah

Jean-Pierre Jeunet a dit…

Heureux de constater que mon fabuleux destin de Benjamin Bouton, vendeur de boutons, ait permis ma réconciliation avec la rédac des Inrocks.
Me reste plus qu'à inviter votre chef à l'avant-première élyséenne de "Mic-mac à tire larigot"...

J a dit…

Benjamin Button est un continent: il résume les vingt dernières années et prépare au futur.

'33 a dit…

Heureux de savoir que je suis "la redac des inrocks", chez Jean-Pierre. Ne vous inquiétez pas, on prépare votre réhabilitation en grande pompe ; on ne parle même que de ça en ce moment. Vivement les projos !

Walter a dit…

Pourquoi les critiques aiment tellement les films où les beurs se font castrer ? ("Adieu Gary" aujourd'hui, "La Graine et le Mulet" hier...)

'33 a dit…

pardon ? vous (tu ?) pouvez développer ?

Walter a dit…

Absence quasi-totale de volonté des protagonistes arabes dans "Adieu Gary" : candides, ils tuent des terroristes virtuels, merdent ou s'adaptent au boulot de la même façon, sans intériorité, laissent Bacri les sermonner à tour de bras, n'agissent que lorsqu'il s'agit pour le réa de les caractériser - (comme quand Samir quitte brutalement son copain dealer, quel gentil ce Samir n'est-ce pas !), ils n'existent pas, ne disent rien sauf des dialogues convenus qui font avancer l'histoire et c'est tout ; dans "La Graine et le Mulet" c'était le père docile, muet, lourd, impuissant, d'ailleurs à la fin il tombe, mort ou pas, mais çarevient au même, d'ailleurs il était mort depuis le début, ou en tout cas sans vie, sans désir (ou bien d'autres les formulent à sa place). Aujourd'hui, les beurs n'existent que de deux manières dans le cinma français : fouteurs de merde (les comédies) ou vidés (ce genre de films).

'33 a dit…

Cher Walter, je vois mieux ce que vous (tu ?) reprochez au film. Je ne reviens pas sur La graine et le mulet, n'ayant pas envie de répondre au qualificatif "les critiques". En ce qui concerne Adieu Gary, le film décrit en effet une certaine impuissance des beurs, qui correspond à une situation réelle en France aujourd'hui, mais ne s'en contente pas. A la fin, la situation n'est pas tout à fait la même qu'au début, et on voit certains personnages sur le point de bouger (j'aime beaucoup, par exemple, ce que le personnage de Belmadi répond à Bacri quand il démissionne du supermarché).

Après, ou, vous(tu?) n'avez pas tort de signaler que la façon de traiter les beurs (ou les noirs) est souvent la même et qu'il faudrait que ça change. J'en parlais avant-hier avec un ami, qui me faisait remarquer que dans Thriller, Michael Jackson et sa copine noire étaient projetés dans un univers fictionnel blanc (le slasher) et qu'on en faisait pas tout un plat... En même temps, Michael Jackson est un cas à part, et je ne suis pas certain que ça s'applique à tout le cinéma US.

La scène des terroristes est en effet maladroite, ce n'est pas ce que je préfère dans le film. Ce que j'aime, c'est surtout la façon dont amaouche stylise ce que j'appelle la tourbe naturaliste, la façon qu'il a de ramener des questions sociales, légitimes mais un peu attendue, vers des pures questions de cinéma.

Walter de C.Walter ou rien à voir ?

Walter a dit…

Non, rien à voir.

Attendons maintenant d'Amaouche qu'il lâche son prétexte socio-républicain etqu'il se lance à fond dans la stylisation (si c'est ça qui le botte).

'33 a dit…

attendons, attendons...

Axel Cadieux a dit…

L'aspect social n'est peut-être pas entièrement satisfaisant dans Adieu Gary, mais aussi loin d'être central. J'y vois plus de préoccupations hautement politiques qui se dessinent entre les lignes, comme si ce qui importait réellement n'était pas ce qui est pointé et directement observé, mais ce que cela sous-tend en filigrane, dans le non-dit : observer ce je ne sais quoi de dignité et de candeur à l'arrière d'un supermarché, déguisé en souris et accompagné d'un ange ; parler de café et de papier peint gondolé lors de retrouvailles, pour mieux dire que l'on est ému de se retrouver. Ce n'est pas exempt de tout défaut mais l'essentiel est bien là, niché dans les interstices.

Joachim a dit…

Bon, j'arrive après la bataille. Juste pour dire que le prix d'Adieu Gary, c'est aussi de voir le (télé?) film français social limite bien pensant réinvesti, si ce n'est par les codes, du moins par les pratiques de la série B : durée minimale, occupation et réinvention d'un décor voué à la destruction, ellipses ou atténuation des scènes sur-signifiantes (la sortie de prison inaugurale seulement indiquée au son), tout cela pour y aller franco avec ses envies de cinéma et donner cours aux prises d'élan lyrique (un cow-boy, un travelling...).