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La Dolce Vita, ahaha. Décidemment, quel poseur ce Fellini. Un calvaire, et tout ça pour rater la fin (pause dodo), parait-il mythique (la baleine, le sourire, tout ça). M'étonne pas que ça soit un des cinéastes préférés de Kaherk : on ne peut pas, quand on crache sur Go Go Tales, ne pas aimer le fat Fellini. Fini Fellini (ou dans 40 ans peut-être).
A tout'
A tout'
7 commentaires:
Moi aussi je t'aime mais j'aimerais bien te pénétrer violemment avec du gravier !
(j'aime pas trop La Dolce Vita)
t'as pas tardé à réagir :)
mais tu l'as piquée à kabukiman cette vanne.
Fellini poseur, haha.
Quand on voit ce que tu encenses à côté pour te donner une exclusivité ou une singularité de point de vue.
Fallait s'y attendre un jour ou l'autre que les Inrocks se barrent en couilles à ce point... :o
Je suis triste.
A la fois de ta position sur les films de plus en plus branchouille (tu dois probablement être ravi qu'on te le dise d'ailleurs :D), et de ce petit papier péremptoire sur un cinéaste que j'apprécie autant que FF (bien que je le connaisse mal).
Parce que s'il y a UNE chose qu'on ne peut lui reprocher, c'est son manque de générosité et de sincérité.
Je vais pas te donner de cours, tu es sans doute mieux informé que moi sur le sujet, sur la Dolce, sa férocité païenne, son clinquant renversement des valeurs, son introspection du foisonnement créatif, le délabrement d'une civilisation (son crépuscule et son aurore).
Bon, je sais, je suis très vieille école européenne, je transpire le formol, je vis sur une autre époque, tu me répondras que ça a pris un coup de vieux qui le fait passer pr ridicule et gras aujourd'hui.
Mais tu te plantes complètement sur un point que tu ne parais pas comprendre : Fellini est LOURD, obèse, épais. Il a BESOIN de cette lourdeur, d'une bêtise emphatique, d'un sarcasme criard, de l'étirer, pour donner vie à cette si belle sensation d'épuisement, la rendre généreuse, vivante. Et pérenne.
Son cinéma VIT trouve un si ferme incarnation et sa beauté grâce à ça. L'exemple le plus probant est "Roma", j'espère que tu comprendras ce que je dis si tu daignes le voir.
Après mille cris, mille râles d'agonie d'une civilisation romaine qui n'en finissent plus (la découverte de reliques qui s'effacent à vue d'oeil - et de notre mémoire - lors de la perforation du métro, est sublime), des motos quittent la capitale en silence, sans dire adieu, parce que tout y est épuisé, fini, usé jusqu'à la moelle.
ça en devient complètement bouleversant.
Nostalgique, bien sûr.
Lourdingue, évidemment.
Mais jamais il ne s'y asseoit dessus, il ne se complait dans ce sentiment, parce qu'il l'attire toujours vers autre chose, cuisine son propre lard pour lui donner une nouvelle saveur.
La luxure et le grotesque dégoûtant vers la mort, le sordide vers le beau, la décadance vers la renaissance, une mère ou un père pour son fils...
C'est vrai que personne n'a poursuit explicitement dans la brèche qu'a tracé FF, et ensuite ? Est-ce que ça signifie que ses films sont mortifères aujourd'hui, qu'ils ne trouvent aucun écho dans le cinéma (ta tiédeur envers Allen m'étonne pas, tiens) et notre époque contemporaine ? La bourgeoisie est peut-être différente, mais notre société des médias, l'oubli des nouvelles générations des fondements de la civilisations, de l'Art de manière plus générale, est-ce que ça c'est inactuel ???
Explique-moi STP en quoi le cinéma de Fellini n'a pas résisté au temps ???
Et pire que le fait de passer à côté de ça - ce que je peux concevoir hein -, c'est quand même fou que tu défendes un post-modernisme vain (ou au mieux jouissif) comme les derniers Tarantino, Gray (pas mauvais, mais faut pas charrier non plus) ou Cronenberg (et dieu sait combien j'aime ses précédents), comme s'ils accouchaient d'un discours incroyables sur notre époque, alors que je parie qu'il ne passerons pas les 10 prochaines années, et que tu craches à côté de ça sur un tout un pan fondamental du ciné européen des 50's, 60's, 70's.
Je pense bien sûr à Bergman et Fellini.
Bon, heureusement nos avis convergent sur un majorité de points, mais là, c'était de trop, je pouvais pas la fermer (mon côté Sirius Panino).
merci pour ta contribution, lory.
je ne répondrai qu'une chose : je trouve inouï qu'on ne puisse pas critiquer "pan fondamental du ciné européen des 50's, 60's, 70's" sans se faire traiter de "branchouille".
Comme tu le dis, "tu transpires le formol".
Pour le dire autrement, tout en comprenant qu'on puisse être choqué par mon commentaire sur fellini (c'est un peu le but, hein, quoique la majorité des lecteurs de mon blog ne l'aiment pas non plus), je trouve que ton commentaire participe d'une pèrefourrassisation (cf assayas dans panic #1) de la critique. Où est-il écrit qu'on ne doit pas toucher à Fellini ?
Nulle part.
On a parfaitement le droit de cracher sur qui on souhaite !
Mais elle me paraît pas très honnête, ton intervention.
Et j'aurais aimé connaître un peu plus profondément (et sérieusement) ton point de vue sur le sujet. ;p
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